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We are the world. [Torù]

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MessageSujet: We are the world. [Torù] Jeu 7 Avr 2011 - 19:09

Spoiler:
 

Hier fut une journée normale, mais éprouvante pour la jeune femme. Le jour, elle avait vaqué tranquillement à ses occupations, faisant une ou deux heures de sport, s'occupant d'elle-même, se rendant chez une amie pour y passer l'après-midi... Mais le soir, c'était à la résidence que ça se passait. Elle s'y rendait vers vingt heures, pour pouvoir se maquiller et se préparer à son aise, sans se presser. Rim pouvait alors revoir sa chorégraphie pour ne commettre aucune erreur une fois le soir arrivé, et donc satisfaire sa patronne comme il le fallait. Chaque soir, elle se donnait à fond, car c'était un véritable plaisir pour elle de danser, elle faisait ça depuis toujours, une véritable passion. Aujourd'hui, si vous lui demandiez si elle comptait arrêter la danse, elle vous regarderait plutôt perplexe, comme si vous étiez fous... Ce fut réellement grâce à cela qu'elle réussit à survivre lorsqu'elle s'était enfouie de chez elle.

Rentrant durant la nuit, la jeune femme poussa la porte de son appartement, laissant ses divers sacs choir au sol sans même s'en préoccuper un instant de plus. Lorsqu'elle rentrait, elle n'avait plus envie de penser à rien, et elle prenait seulement la peine d'ôter ses chaussures et quelques couches de vêtements, dormant encore habillée. Rim avait prit l'habitude de dormir seule, et étrangement, cela ne la dérangeait pas. De un, elle ne pouvait supporter qu'on la colle lorsqu'elle dormait. Être enlacée de bras musclés, parcourue de lèvres charnues ou encore réveillée avec des mots doux... Non, elle ne supportait pas. Elle, elle appréciait pouvoir se gratter, roter ou encore parler en dormant. Le romantisme, ce n'était vraiment pas son truc.

La nuit fut plutôt courte pour la jeune femme... Mais, ce qui était plutôt étonnant, c'est qu'elle appréciait énormément se lever tôt pour pouvoir savourer sa journée. Il lui suffisait de seulement cinq six heures pour pouvoir être totalement requinquée, et pleine d'énergie. Elle n'était pas comme ces gens qui s'endormaient en cours de journée dans leur canapé. Bien sûr, certains jours, il lui arrivait de ne pas avoir le moral, d'être vidée, dans ces cas là, la prise de drogue l'aidait pas mal à avancer. Rim n'était pas débile, elle avait conscience du fait que c'était le début de la descente aux enfers... Mais elle n'avait pas le choix. Une gélule par-ci, une gélule par-là, et subitement tout semblait aller bien mieux pour elle.

C'est donc vers neuf heures que la nymphe ouvrit les yeux, et comme toujours, c'était la même porte repeinte en blanc qui s'affichait là devant elle. Marre de cette monotonie? Un peu peut-être... Elle aurait aimé voyager, voire d'autres têtes, mais ça lui était totalement impossible pour l'instant. Rim ne se permettait pas grand chose, juste quelques sorties avec des amis pour se changer les idées. Les premières heures de cette journée furent employées à bon escient; un peu de ménage. Elle rangea les quelques fringues qu'elle avait pu laisser trainer en rentrant hier soir, rangea ses talons dans avec les autres centaines de paires qu'elle pouvait posséder. Ensuite, elle s'abandonna sous l'eau chaude, enfermée à clé entre quatre murs. Il n'y avait plus qu'elle et l'eau chaude qui ruisselait sur sa peau uniforme et si douce, décorée de quelques points de beauté. Laiteuse, et si bien entretenue, telle était sa peau. La jeune femme était du genre à prendre soin de son corps, il faut dire que si elle se laissait aller, elle perdrait bien vite son boulot de strip-teaseuse.

Rim sorti de sous la douche, ses longs cheveux sombres retombant sur ses épaules et dans son dos, l'eau dégoulinant en suivant les courbes si appétissantes de sa silhouette. Elle les brossa, les sécha, et ceux-ci retombèrent naturellement raides sur ses épaules. Elle passa un soutient-gorge de satin noir, ainsi que le dessous qui allait avec. Comme haut, elle choisit un simple blouson en laine gris avec un décolleté plutôt minime mais très joli. Pour le bas, elle opta pour un jeans sombre qui épousait ses jambes à la perfection. Quittant rapidement la salle de bain, elle alla récupérer une paire de haut talons noirs munit d'une grosse boucle, qu'elle passa déjà à ses pieds, bien décidées à passer sa journée à l'extérieur. Alors qu'elle s'apprêtait à passer son blouson en cuir, on sonna à la porte. Interloquée, elle se retrouva plutôt désarmée devant cette arrivée soudaine, et hésitant à simuler une absence, elle finit par s'écrier:

- Deux minutes, j'arrive!

Deux minutes, ce n'était pas deux secondes, mais deux vraies minutes. Rim n'hésitait jamais à se faire attendre. Se rendant dans sa chambre, elle passa un coup de crayon noir sous ses yeux, y ajoutant une légère touche de mascara pour être présentable... Même s'il faut avouer qu'elle l'était tout autant sans maquillage. Se rendant alors d'un pas pressé vers la porte, elle saisit la poignée, ouvrant... L'espace d'un moment, elle fut sans réelle réaction, étudiant l'homme du regard... Elle l'avait déjà croisé quelque part, mais elle ne savait pas réellement où. Étant de nature plutôt méfiante, elle ne l'invita pas à entrer, se contentant de l'étudier du regard.

- C'est pour...?
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MessageSujet: Re: We are the world. [Torù] Jeu 7 Avr 2011 - 22:26

La sombre berline filait avec élégance dans les avenues de Tokyo, dépassant les nombreux véhicules qui y circulaient déjà. Il était à peine plus de neuf heure et le soleil cajolait déjà la ville de ses chauds rayons. L'homme était confortablement installé sur la banquette arrière en cuir, devant deux yakuzas étaient assis, le conducteur bien entendu, car même si Torù avait son permis, le clan y avait veillé, il ne conduisait pas pour autant, manque d'envie principalement. Les lunettes glissées dans sa poche, il avait le regard perdu sur les colonnes d'un quotidien, décortiquant avec appétit les informations du jour, qu'elles soient politiques ou économiques. Il tourna une page, lisant quelques petites annonces, rien d'intéressant pour lui. Le silence régnait dans la voiture, seulement brisé par le vrombissement du moteur lors des accélérations. Il tourna une nouvelle page, tombant sur quelques brèves sportives, il se laissa aller à en lire une concernant la boxe. Sport qu'il affectionnait particulièrement, d'ailleurs il avait visité quelques jours auparavant une salle plutôt populaire mais qui possédait un charme indéniable, si l'on aimait les murs à la peinture écailleuse et les salles sombres. Bien entendu, il faudrait l'aménager un peu mieux et même faire quelques rénovations, mais l'endroit avec un certain intérêt pour ce qu'en souhaitait en faire le Yakuza. Pour lui le clan devait continuer à se diversifier et ainsi amplifier un peu plus ses bénéfices. Bien entendu, cela serait bien moins rentable que la drogue, mais ce serait surtout honorable. De plus, il fallait laver l’argent sale tiré de la drogue et de la prostitution, rien de mieux pour cela que d’investir dans le légal. Et puis, rien ne les empêchait de se lancer aussi dans les paris. Monsieur Onozawa, était d’avis de ne laisser aucune possibilité aux ennemis du clan de s’implanter un peu plus à Tokyo, il avait d’ailleurs un avis très partagé sur les Song, mais la diplomatie et les affaires prévalaient sur ses bons sentiments. Pour lui, on ne pouvait avoir aucune confiance en ces marchands d’organes. Enfin, il faudrait qu'il parle à monsieur Ryusukai de son idée et rien ne disait qu'il accepte la proposition. Il referma le journal, le pliant lentement avant de le déposer sur la banquette à sa gauche, il tourne quelques instants la tête pour regarder derrière la vitre teintée. Torù détailla les badauds qui avaient pris possession des trottoirs, erraient quelques cadres qui toujours pressés allaient d’un endroit à un autre d’une démarche vive, téléphone à l’oreille, quelques jeunes qui sûrement séchaient l’école. Un instant son regard se posa sur un groupe de jeunes femmes sortant d’une boutique, les bras chargées, le sourire aux lèvres, elles semblaient avoir trouver leur bon plaisir. Le quartier était réputé pour ses nombreuses boutiques spécialisées, peut être irait il se promener dans Akihabara après son entrevue. Il n’aimait pas spécialement faire les boutiques, mais marcher le détendrait, et il était possible qu’il trouve quelque chose d’intéressant, où même qu’il ne s’arrête tout simplement manger. Son regard descendit se poser sur sa montre, il était encore tôt, elle dormirait peut être encore. Lui était levé depuis l’aurore, comme toujours, il aimait s’occuper de ses affaires le matin et s’organiser comme il l’entendait. Ce qui lui laissait d’ailleurs quelques heures pour régler le problème qui occupait son esprit.

Des informations lui étaient remontées il y avait quelques jours à propos de la consommation de drogue d’une jeune femme. En soit, cela ne l’importait guère, il était Yakuza et le clan pour lequel il travaillait en faisait son commerce. Non cela ne lui aurait importé que peu si la jeune femme ne travaillait pas elle aussi pour le clan Ryusukai. Oh, elle n’était pas Yakuza, c’était une danseuse, des plus douée à ce qu’on lui avait laissé entendre. Elle travaillait à la Panthère Rose, endroit ou il ne se rendait pas, il n’avait du y mettre les pieds qu’une seule fois, pour tirer l’un des clients qui avait perdu la notion du temps. Il avait aperçu une ou deux fois Rim dans les coursives, elle était jeune et belle, il comprenait aisément pourquoi elle avait tant de réussite auprès de la clientèle. Mais le problème n’était pas là. Non, l’un des dealers qui travaillait pour le clan s’était targué de l’avoir pour cliente. Il n’avait pas du tout apprécié cela. Dans le milieu la discrétion était de mise, il fallait donc savoir se taire et cet homme là n’en était pas capable, c’était intolérable. Il avait veillé après avoir interrogé l’homme, à ce que l’information ne circule pas plus. Cependant, ce qui lui avait été dit était assez important pour que Torù décide de se déplacer chez l’intéressée. Il aurait préféré la voir autre part, mais la Panthère Rose n’était pas l’endroit adéquat, trop fréquenté, trop d’oreilles indiscrètes. La voiture pris une rue, avant de décélérer lentement jusqu’à s’arrêter. L’homme regarda à l’extérieur, avant d’ouvrir la porte, un mot pour les deux hommes et il sortit hors du véhicule. Refermant les boutons de sa veste, avant de passer sur le nez ses lunettes de soleil, quelques passants s’écartèrent à sa vue, le regardant d’un air intrigué, alors que l’homme s’en allait vers un immeuble d’une démarche assurée. Il avait du jouer de sa place au sein du clan pour avoir l’adresse de la jeune femme, ce n’était pas une information que l’on donnait à n’importe qui, les filles étaient protégées. C’était normal, mais il avait tout de même réussit à avoir son adresse, aussi après quelques minutes, il s’immobilisa, prêt à cogner à la porte avant d’apercevoir la sonnette. Se montrant plus civilisé que l’idée première, il appuya de l’index contre le bouton, laissant entendre une petite sonnerie. De derrière la porte, il entendit une réponse « deux minutes » et ce furent bien deux minutes qu’il eu a attendre à la porte, ce qu’il fit patiemment. Puis la porte s’ouvrit, dévoilant une jeune et belle femme qui dans l’embrasure le détailla quelques secondes, elle ne voudrait probablement pas le laisser entrer et aussi ..

Bonjour, je suis Monsieur Onozawa. J’ai à vous parler mademoiselle.
Puis-je entrer ?


Et sans attendre de réponse de la femme, il entra dans la pièce. La laissant adressa un regard noir, pendant qu’il détaillant l’appartement dans lequel elle vivait, décidant de se diriger vers l’un des canapés comme si de rien n’était. Il s’arrêta à côté, enlevant lentement ses lunettes pour les faire tomber dans la poche de la veste, veste dont il défit à la suite deux boutons pour se mettre à l’aise. Reportant alors son regard sur la jeune femme, qu’il détailla plus longuement, appréciant sa tenue de tous les jours. Elle était loin d’être heureuse de le voir ainsi entrer chez elle, c’était normal, mais il était hors de question qu’il s’explique à la porte comme un individu lambda, c’était un Yakuza et il était là pour régler un problème, non pas pour badiner. Ainsi c’est d’une voix calme et pourtant empreinte d’une certaine force qu’il reprit, souhaitant ainsi coupé court à toute récrimination.

Je sais que vous n’attendiez pas à me voir sonner à votre porte, mademoiselle, cependant la discussion dont je souhaite vous entretenir est assez importante pour que je fasse fi de la politesse, même si j’en suis désolé.


Bien entendu, il ne s’était pas déplacé pour faire la guerre mais plutôt pour l’aider, car il pensait sincérement que la voix dans laquelle elle semblait s’engager n’allait la mener qu’a la déchéance et peut être des déboires bien plus important, car la drogue vous prenait bien plus qu’elle vous donnait. Si au début vous vous sentiez bien, il arrivait toujours un moment ou elle prenait le pas sur votre corps, vous affaiblissait, vous faisait flancher, sans parler qu’elle dévorait votre argent avec aisance. Il la détailla, s’adoucissant alors et repris d’une voix plus douce.

Approchez donc ma chère, Peut être pourrions nous nous installer autour d’un thé.
Votre travail est irréprochable mais la drogue est bien plus dangereuse que vous ne semblez le croire Rim..


Il prit alors ses aises, attendant de voir ce qu'elle allait faire.
Onozawa Torù

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MessageSujet: Re: We are the world. [Torù] Ven 8 Avr 2011 - 18:42

S'il y a bien une chose que Rim ne pouvait supporter, c'est qu'on s'impose à elle et qu'on décide des choses à sa place. Elle ne s'était pas mise en travers de la porte, mais ne l'avait pas non plus invité à entrer chez elle, pourtant, et contre toute attente, c'est ce que l'homme fit. Plutôt étonnée qu'il fasse preuve d'autant d'aisance alors que c'était une résidence privée, la jeune femme le regarda passer à côté d'elle, sans réelle réaction. Que faire après tout? Le rattraper par l'épaule et tenter de le mettre à la porte? Non. De un, il semblait avoir beaucoup trop de force pour elle, elle risquerait de se casser les doigts sur ses muscles, et de deux, il ne semblait pas avoir réellement envie de repartir maintenant. Bon, la troisième solution était d'écouter ce qu'il avait à dire, et d'improviser par la suite.

La raison de sa venue? Rim n'en avait aucune idée. Elle ne fricotait pas réellement avec le milieu de la mafia, sauf SeoMee qui faisait partie des Song, mais elle n'était pas au courant. Elle s'était donc mit en tête que cette soudaine venue devait à voir rapport avec la Résidence Yamaguchi, et qu'il voulait régler une affaire la concernant. Ne fréquentant aucun autre endroit, ne travaillant que là, ce n'était pas possible que cet homme vienne d'ailleurs. Tournant alors sur ses talons, la jeune femme passa ses cheveux derrière son oreille tout en laissant un soupir bien audible se faire entendre, prouvant qu'elle n'était absolument pas contente de sa présence sous son toit. Se rendant alors jusqu'au salon, elle le décortiqua du regard un instant avant de s'asseoir sur le canapé à proximité de celui où l'homme s'était installé, ayant prit ses aises.

- Onozawa, jamais entendu. Qui êtes-vous exactement? Un connard qui compte me tourner en bourrique pour me vendre une machine qui ne fonctionne pas?

La jeune femme jouait de l'ironie pour bien se faire comprendre. En d'autres mots, elle lui disait de se grouiller de pondre son texte et de s'en aller aussi vite qu'il était venu. Seulement, il semblait avoir planté les piquets de sa tente, et ne pas vouloir repartir de si tôt. Croisant ses jambes, le dos droit, la jeune femme le regardait d'un air plutôt hautain, dédaigneux. Son regard sombre ne se détachait pas de l'homme inconnu, se faisant toujours aussi méfiant. Rim pouvait se montrer vraiment odieuse lorsqu'elle était énervée, mais surtout agacée à cause de quelqu'un... Ce qui était le cas ici, bien entendu.

- Je sais que vous n’attendiez pas à me voir sonner à votre porte, mademoiselle, cependant la discussion dont je souhaite vous entretenir est assez importante pour que je fasse fi de la politesse, même si j’en suis désolé.

En plus de ça, il parlait comme un littéraire. Que d'intelligence, la jeunette en était presque blasée. Mademoiselle, j'en suis désolé, blah blah blah. Elle n'avait pas besoin de toutes ces explications et excuses, qu'il aille droit au but! Le mal était fait à présent, ce n'est pas avec de jolis mots et de belles phrases joliment tournées qu'il allait amadouer notre nymphe. L'agacement de notre Japonaise était parfaitement visible. Sa jambe qui était posée sur l'autre se balançait avec frénésie dans le vide, tandis qu'elle soupirait de temps en temps pour insister encore plus.

- Approchez donc ma chère, peut-être pourrions nous nous installer autour d’un thé. Votre travail est irréprochable mais la drogue est bien plus dangereuse que vous ne semblez le croire Rim..

Son travail? Rim avait donc vu juste, il provenait de la Résidence. L'espace d'un moment, elle avait presque cru qu'il allait la renvoyer... Mais au final, il ne semblait pas appartenir à la panthère rose... Ce devait être un soufifre des supérieurs, qu'ils envoyaient à leur guise chez les résidents ou le personnel pour les faire chi... Les ennuyer, pardon. Une vérification de routine? Certainement pas, il aurait été droit au but alors... Il semblait presque être venu pour une chose plus personnelle, une chose dont il se souciait... C'est alors au mot drogue que la jeune femme comprit la raison de sa venue.

Malgré le fait qu'il l'énervait de plus en plus, la jambe de la danseuse s'était soudainement calmée. Fait étrange, mais il en était ainsi. Quittant le canapé dans lequel elle était installée, la jeune femme se rendit dans la cuisine, semblant bien trop calme pour la situation. Ouvrant une des armoires supérieures, elle en sortit un verre qu'elle remplit au robinet, revenant alors dans le salon. Un étrange sourire s'était soudainement installé sur ses lèvres, tandis qu'elle arrivait à la hauteur du yakuza. Il faut dire que la jeune femme se contrôlait bien, aujourd'hui.

- Premièrement, je ne vous connais pas. Deuxièmement, vous n'avez rien à me dire, je suis majeure, vaccinée, et dépucelée. Troisièmement, je vous emmerde.

Ha, le verre d'eau? Sur la tête du yakuza bien entendu. Elle s'était contenté de le retourner aux mots "je vous emmerde", l'eau se déversant paisiblement sur la tête de l'homme, alors qu'elle s'en amusait, debout, fière et dominante devant lui. S'il la touchait? Elle porterait plainte pour harcèlement, violence, et peut-être même attouchements. Espiègle? À peine.

- Maintenant que vous avez eu votre boisson, je vous prierai de partir de chez moi avant que j'appelle la police.

Certes, elle aurait pu parler un peu avec lui, lui faire part de ses inquiètudes, de ses douleurs de règles... Mais elle n'avait ni besoin d'un psychologue, ni besoin d'un père. Le sien était mort et enterré depuis bien longtemps à présent, elle s'était débrouillée seule depuis ses dix-sept ans, elle n'avait plus besoin de personne. Rim était à présent adulte et indépendante, elle n'avait besoin de personne pour changer ses couches, elle s'occupait de sa merde elle-même. Le fait que cet homme veuille discuter de sa consommation l'avait mit hors d'elle, mais elle était restée calme, ne voulant pas paraître faible devant un parfait inconnu. Elle n'allait pas craquer devant lui, elle ne voulait pas se montrer faible. Derrière cette jeune femme se cachait bien plus qu'une gosse espiègle et farouche, elle, elle avait une réelle histoire de laquelle elle aurait pu se plaindre, mais elle ne le faisait pas. Rim se contentait d'être courageuse, de se relever lorsqu'elle tombait, encore et encore. Elle n'avait pas besoin de ce connard! Elle s'était jusqu'ici passée de tout aide, et un jour, un beau brun vient toquer à sa porte pour lui faire la morale? Non mais faîtes-moi rire.
Inagawa Rim

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MessageSujet: Re: We are the world. [Torù] Ven 8 Avr 2011 - 23:19

Monsieur Onozawa comprenait parfaitement que sa venue en cet endroit, violait l’intimité de la jeune femme. Beaucoup de personnes donnaient à leur demeure le rôle d’un refuge, d’autant plus quand la vie de tous les jours ne se déroulaient pas sous les meilleurs hospices, les hommes avaient se besoin d’avoir un endroit ou faire le vide, un lieu protégé leur offrant un sentiment de sécurité. Il comprenait parfaitement ce besoin, même si il ne le ressentait pas lui même, a vrai dire il ne passait que peu de temps chez lui, souvent en déplacement pour régler les affaires du clan, il ne rentrait chez lui que pour s’y reposer. Aussi, il prenait sur lui et se montrait patient, laissant la jeune femme utiliser quelques malencontreuses, ce qui était sûr c’est qu’elle n’avait pas la langue dans sa poche. Rapidement, elle s’était assise face à lui dans le second canapé et l’avait détaillé, d’une façon des plus dédaigneuse et hautaine, elle était énervée c’était peu de le dire. Malgré sa colère, elle l’étudiait et semblait chercher à comprendre la raison de sa visite. Il la détailla en retour, suivant des yeux le balais de la jambe de la jeune femme, qui anxieuse battait frénétiquement les airs.

Elle était agacée et le faisait savoir, ce qui avait le don de l’agacer lui aussi, mais il était là pour l’aider, non pas s’énerver, aussi il resta calme malgré quelques envies qui filaient dans ses pensées. Il tenta cependant de se montrer le plus agréable possible, essayant même de la détendre en lui proposant de prendre un thé. La proposition, ou plus certainement la mention de la drogue sembla faire son effet, elle se calma presque derechef, sa jambe arrêtant son mouvement hypnotique.

Elle se redressa, puis s’en alla dans la cuisine, l’homme la suivit du regard, il espérait vraiment que ce changement d’attitude allait permettre une conversation entre eux deux. Le bruit de l’eau coulant dans un verre s’éleva dans la pièce, elle revint vers lui, un verre d’eau à la main. Le calme et le regard de la jeune femme trahissaient d’un mauvais coup, ajoutez à cela un sourire de façade, elle allait probablement faire une grossière erreur. Il attendit, la suivant du regard alors qu’elle s’arrêtait à côté de lui. « Premièrement, je ne vous connais pas. Deuxièmement, vous n'avez rien à me dire, je suis majeure, vaccinée, et dépucelée. Troisièmement, je vous emmerde. » Elle fi malheureusement ce qu’il avait vu venir, l’eau du verre s’écoulant lentement sur sa tête, ruisselant sur son visage avant de goûter et d’inonder sa veste et sa chemise.
Le tissus blanc s’imbibant du liquide jusqu’à devenir un peu transparent, collant contre le torse de l’homme. Il laissa entendre un soupire alors que Rim continuait de parler, s’enfonçant un peu plus. « Maintenant que vous avez eu votre boisson, je vous prierai de partir de chez moi avant que j'appelle la police. »

L’homme encore installé dans le canapé, laissa entendre un léger soupire, avant de porter ses mains à sa cravate, la desserrant un brin comme pour se donner de l’air. Il se redressa alors lentement face à la jeune femme, son arme à feu se dévoilant brièvement avant de disparaître sous le pan de sa veste. Il la dépassait largement de sa haute stature, il la détailla quelques instants gardant le silence avant de finalement parler.

Il semblerait que vous vous soyez méprise sur moi. Je n’apprécie que peu les menaces et je ne crains pas la police. Je comprend parfaitement que vous n’appréciez pas que je m’introduise chez vous et encore moins que je me mêle de vos affaires.


Son regard se plongea dans celui de la jeune femme, se faisant plus dur et sévère, alors qu’il comblait la distance qui les séparait d’un pas. Il lui saisit vivement le verre des mains pour lui éviter une nouvelle erreur, avant de le poser sur la table. Quelques gouttes ruisselant encore sur son visage, l’une venant perler à son menton, lui donnant un aspect féroce une seconde, rehaussé par un rictus qui ourle ses lèvres. Torù n’était pas venu se battre, il avait déjà bien assez d’action avec son métier pour désirer user de violence quand il était libre, mais ce n’était pas pour cela qu’il allait la laisser lui marcher sur les pieds et continuer à lui parler avec ce ton hautain. Elle aurait été homme qu’il lui aurait déjà brisé les dents d’un coup de poing. Mais il étouffa cette idée, il ne cognait pas les femmes, sauf quand il était obligé, ce qui arrivait parfois dans le milieu.

Maintenant vous allez vous calmer et baisser d’un ton Rim. Je suis venu jusqu’à vous pour vous aider, certes nous ne nous connaissons pas encore et votre comportement me donnerait presque l’envie de vous laisser vous débrouiller seule. Mais je vais rester ici et nous allons discuter.


Sa voix s’abaissa pour prendre une intonation un brin plus douce, bien que son regard lui se montrait toujours autoritaire. Puis il défit le nœud de sa cravate, pour la déplier et la poser sur la table, de façon à éviter les plis. Attendant debout, la réaction de la jeune femme.

Discuter de la coke et du LSD que vous avez acheté. De la raison qui vous pousse à en acheter, même si je pense savoir pourquoi. Mais avant si cela peut vous permettre de vous apaiser, vous pouvez me poser quelques questions.
Onozawa Torù

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MessageSujet: Re: We are the world. [Torù] Lun 11 Avr 2011 - 12:07

Contrairement aux attentes de la jeune femme, l'homme n'avait pas réagit agressivement, il ne l'avait pas empoignée ni menacée. Il s'était redressé, avait desserré sa cravate, comme s'il tentait de se calmer et de se raisonner. L'espace d'un moment, elle avait pu apercevoir l'arme à feu attachée à sa ceinture, une boule prit alors place dans son ventre... Pourquoi une arme? Il la descendrait si elle refusait d'écouter? Plutôt perplexe sur le moment, elle l'observa puis se rassit, posant ses mains sur ses cuisses, semblant encore plus méfiante que l'instant d'avant. Il fallait l'avouer; Rim faisait très difficilement confiance aux autres, elle préférait ne compter que sur elle-même pour être certaine qu'elle ne serait pas déçue. C'était logique non? Si vous demandez à quelqu'un de faire quelque chose, c'est de sa faute s'il ne le fait pas. Vous lui en voulez, et ne pouvez alors plus compter sur lui... Si vous comptez sur vous seul, vous n'êtes alors déçu que par vous-même, rien de bien grave.

Rim n'avait pas froid aux yeux, en plus d'être particulièrement méfiante avec quiconque. Même si cet homme devait faire une trentaine de centimètres de plus qu'elle, et même une bonne trentaine de kilos en plus, elle ne tremblait pas devant lui et ne tremblerait pas devant lui, même si il lui collait son flingue entre les yeux. Passant une main dans ses cheveux sombres, elle attendit patiemment que Torù rompe le silence qui commençait à créer un véritable malaise entre eux, mais peu importe, elle n'était pas là pour rendre cette entrevue joyeuse, puisqu'elle n'avait rien demandé.

- Il semblerait que vous vous soyez méprise sur moi. Je n’apprécie que peu les menaces et je ne crains pas la police. Je comprend parfaitement que vous n’appréciez pas que je m’introduise chez vous et encore moins que je me mêle de vos affaires.

Il appréciait peu les menaces, et elle, appréciait peu sa présence dans son appartement. Elle se serait bien passée de ce petit contrôle stupide, puis, pourquoi se plaignait-il? Il gagnait de l'argent lorsqu'elle consommait! Alors pourquoi venir lui reprocher d'en acheter trop, ou trop souvent? Elle avait des doutes sur la réelle raison de sa venue... Ça ne devait pas être sur le travail, puisqu'il comptait lui reprocher sa consommation, était-il donc venu de son plein gré? C'était plutôt étrange de la part d'un yakuza, qui n'était même pas l'oyabun d'un clan. Réfléchissant alors, elle passa une nouvelle main dans ses cheveux, remarquant alors qu'il l'observait. Leurs regards se croisant, la jeune femme ne baissa pas les yeux, elle garda la tête haute, prête à entendre ses remarques.

- Maintenant vous allez vous calmer et baisser d’un ton Rim. Je suis venu jusqu’à vous pour vous aider, certes nous ne nous connaissons pas encore et votre comportement me donnerait presque l’envie de vous laisser vous débrouiller seule. Mais je vais rester ici et nous allons discuter.

Les ordres qu'il lui donna la frustrèrent assez, de quel droit lui disait-il de se calmer et de baisser d'un ton? Elle était chez elle, elle faisait ce qu'elle voulait. Déjà qu'il refusait de partir, alors si en plus il prenait ses aises comme s'il était à la résidence ou encore chez lui, c'en était trop. Elle ne pouvait accepter qu'un étranger ne s'impose dans sa vie privée... Mais pour l'instant, Rim semblait garder plutôt bien son calme, se contentant de le regarder, et de l'écouter, même si ses paroles ne l'intéressaient pas grandement. Elle n'attendait que ça, qu'il la laisse se débrouiller seule! JAMAIS, jamais, elle n'avait demandé d'aide... Puis, si elle en avait voulu, elle serait allée voir un psychologue, pas un quelconque mec armé qui s'introduit chez les gens.

- Discuter de la coke et du LSD que vous avez acheté. De la raison qui vous pousse à en acheter, même si je pense savoir pourquoi. Mais avant si cela peut vous permettre de vous apaiser, vous pouvez me poser quelques questions.

Son air se faisait toujours aussi autoritaire; mais il semblait avoir adoucit sa voix, peut-être pour rassurer Rim que ses intentions n'étaient pas mauvaises. Soupirant, la jeune femme finit par réellement se calmer, bien qu'elle se faisait toujours méfiante. Croisant à nouveau les jambes, elle posa son dos contre le dossier et soupira, enfin décidée à discuter...

- Vous pensez savoir pourquoi? Je pense justement que vous ne savez rien, mais que vous pensez tout savoir. Les seules choses que vous connaissez sur moi, c'est des choses que vous avez demandé, peut-être contre de l'argent. Je suppose que monsieur Ryusukai s'est bien amusé lorsqu'il vous a refilé mon adresse, et divulgué mon vrai prénom. [À la résidence elle emploit "Kyoko" comme pseudonyme, et il ne peut pas connaitre son nom de famille car il n'est pas connu de la résidence]

Le regardant d'un air plus que sérieux, la jeune femme finit par quitter le canapé à nouveau, ignorant la cravate trempée qui venait d'être posée sur sa table basse, au risque d'en abimer le bois. Elle fit du thé, à contre-coeur... Mais s'ils devaient mettre les choses au clair, autant le faire avec calme et sérénité, autour d'un thé comme il l'avait proposé plus tôt. Elle choisit de faire du thé au citron, ce qui prenait un temps presque infime. Alors que l'eau chauffait, elle se retourna vers le salon, puisqu'ils n'étaient pas séparés d'un mur.

- Je n'ai aucunement envie de vous poser des questions, votre vie ne m'intéresse pas. Puis, lorsque vous serez parti de chez moi, je ne compte plus jamais recroiser votre chemin... Peu m'importe votre prénom alors.

Prenant alors deux petites tasses du service créé expressément pour le thé... Bah oui, comme tout japonais, elle avait son petit service à thé dont elle se servait plutôt souvent, elle les posa sur un plateau assortit, elle y posa la théière une fois que l'eau fut chaude. Déplaçant le plateau sur la table de la cuisine, elle jetta un oeil vers l'homme qui était toujours dans le salon.

- Vous venez ici? Histoire que mon canapé sèche plus vite.

Rim ne s'était jusqu'ici pas soucié de l'homme aux vêtements mouillés, mais juste de ses meubles. Tirant une chaise, elle s'y installa et versa l'eau chaude dans les deux tasses, laissant la dosette faire le reste du travail. Une fois que l'eau prit la senteur du citron, elle porta la petite tasse à ses lèvres et en but une gorgée pour ensuite la reposer, levant les yeux vers l'homme.

- Si vous saviez réellement qui je suis, vous n'auriez pas osé venir chez moi de cette manière. Si l'on considérait la femme aussi importante que l'homme, j'aurais été plus importante que vous. Mais peu importe, j'ai choisi un autre train de vie, ou disons plutôt que je n'ai pas réellement eu le choix... Marquant une pause, elle soupira légèrement et prit une nouvelle gorgée de thé. Je n'ai pas envie de vous expliquer pourquoi je fais ça, puis de toute manière, je vais changer de dealeur, puisque celui-ci ne sait pas garder sa langue dans sa poche. De cette manière, vous n'aurez plus besoin de vous soucier de moi, Onozawa-san.

Terminant la tasse, elle la reposa sur le plateau et le repoussa légèrement. Elle ne le rangea pas, peut-être que Torù souhaiterait en reprendre, puisqu'il avait dit qu'il ne comptait pas partir d'ici avant qu'ils aient réellement discuter. De son côté, Rim n'avait plus rien à lui dire.

- Vous souhaitez débattre d'autre chose, ou ce sera tout? J'ai des choses à faire, des choses que vous avez d'ailleurs interrompues.
Inagawa Rim

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MessageSujet: Re: We are the world. [Torù] Mar 12 Avr 2011 - 16:14

Plus les secondes passaient et plus pour Monsieur Onozawa la situation semblait s’envenimer, devenant presque inextricable. Il pouvait bien entendu repartir de l’appartement comme il était venu, cela n’aurait représenté au final qu’une perte de temps infime, limité son implication aurait certainement des avantages, mais partir maintenant signifiaient aussi qu’il avait échoué et cela n’était pas son genre. Il regardait la femme, leur regards se croisèrent un instant, elle le soutint avant de s’asseoir. «Vous pensez savoir pourquoi? Je pense justement que vous ne savez rien, mais que vous pensez tout savoir. Les seules choses que vous connaissez sur moi, c'est des choses que vous avez demandé, peut-être contre de l'argent. Je suppose que monsieur Ryusukai s'est bien amusé lorsqu'il vous a refilé mon adresse, et divulgué mon vrai prénom. » Le Yakuza resta d’une impassibilité neutre pour ne pas dire minérale, écoutant les paroles de la jeune femme avec une certaine attention. Rim semblait s’être apaisée, mais Torù ne doutait pas un seul instant que sous la glace apparente brûlait une colère à peine contenu. Elle semblait posséder un caractère bien trempé et son intervention en sa demeure l’avait certainement un peu plus aiguisé, agacée même. Pour autant le calme qu’elle offrait en cet instant était salutaire et leur permettait une discussion un brin plus construite que les invectives passées.

L’homme défit un bouton de sa chemise avant de passer une main dans sa courte chevelure, essuyant au passage d’un revers de main un peu d’eau qui glissait sur son front. La danseuse avait raison, les seules choses qu’il connaissait sur elle, il les avait glané, quelques informations grappillées ou échangées ici et là. Il s’était même vu obligé de glisser un billet, mais il ne lui dirait pas, elle était déjà bien assez intenable et il ne comptait pas lui offrir plus de matière qu’elle n’avait déjà. Elle se redressa quelques secondes à peine après avoir parlé, reprenant une nouvelle fois la direction de la cuisine, il la suivit du regard, craignant un instant qu’elle ne fasse une bêtise, attrapant cette fois-ci un couteau plutôt qu’un verre. Il ne savait vraiment pas à quoi s’attendre la concernant, surtout quand elle se montrait calme. Cependant, cette fois-ci, elle s’occupa réellement de préparer le thé. Mince lueur d’espoir, éphémère même vu les mots qui volèrent dans la pièce quelques secondes après. Elle continuait de s’activer, préparant le thé, sortant même un service pour ce faire. Elle lui demanda de la rejoindre de façon plutôt cavalière. « Vous venez ici? Histoire que mon canapé sèche plus vite.» Elle n’avait pas tord, l’eau qui s’égouttait encore de sa tunique avait mouillé pour ne pas dire trempé le canapé et ce n’était guère confortable.

Le Yakuza acquiesça donc à la proposition, se relevant lentement dans les secondes qui suivirent avant de commencer à ôter une fois debout, sa veste sombre. Sa chemise, aujourd’hui blanche, se dévoilant dans son entier, l’eau faisant coller l’étoffe contre le torse musculeux de l’homme, tandis que son holster apparaissait lui aussi au grand jour avec l’arme qu’il renfermait. Il étendit sa veste sur un meuble, de sorte qu’elle puisse sécher le plus rapidement possible avant de combler l’écart qui séparait les deux personnes. Il attrapa une chaise sur laquelle il s’installa, non loin de la jeune femme, avant de regarder ce qu’elle avait pris comme thé. Le Yakuza, remercia la jeune femme d’une inclinaison de tête et d’un merci. Il huma l’odeur du thé, attendant quelques instants que l’eau prenne tout l’arôme, avant de retirer la dosette et de porter la tasse à ses lèvres pour en boire une gorgée. « Si vous saviez réellement qui je suis, vous n'auriez pas osé venir chez moi de cette manière. Si l'on considérait la femme aussi importante que l'homme, j'aurais été plus importante que vous. Mais peu importe, j'ai choisi un autre train de vie, ou disons plutôt que je n'ai pas réellement eu le choix... Je n'ai pas envie de vous expliquer pourquoi je fais ça, puis de toute manière, je vais changer de dealeur, puisque celui-ci ne sait pas garder sa langue dans sa poche. De cette manière, vous n'aurez plus besoin de vous soucier de moi, Onozawa-san

Un infime instant il se vit troubler par les paroles de Rim, la neutralité de son visage manquant de s’affaisser, portant alors la tasse à ses lèvres pour cacher son étonnement derrière une gorgée. La jeune femme était une danseuse brillante, pour ne pas dire excessivement douée, mais ce n’était qu’une danseuse d’une boite de strip-tease. Il ne pouvait s’être trompé sur elle, il ne faisait pas d’erreur, pourtant en y repensant, le secret qui entourait son identité réelle était plus opaque que celui des autres filles du personnelle, même à celui des résidentes . Elle ne pouvait être plus importante que lui que pour une raison, un lien du sang avec un dirigeant quelconque, il la détailla plus amplement avant de rejeter l’idée pour le moment, cela ne servait à rien que de partir sur des hypothèses plus vaporeuses les unes que les autres. Il aurait parfaitement le temps de revenir sur ce point durant la conversation, si ils arrivaient à discuter vraiment et dans le cas contraire il partirait en quêtes d’informations, après tout ce n’était pas n’importe qui non plus. Il vida sa tasse avant de se resservir, elle ne souhaitait pas lui poser de questions, bien, il n’aurait certainement pas été doué pour y répondre. Il tendit une jambe devant lui avant de porter la tasse à ses lèvres une nouvelle fois, laissant le silence flotter quelques secondes dans la pièce.

Je n’ai jamais été doué pour le relationnel, je suis d’ordinaire solitaire et cela se vérifie aujourd’hui avec vous. Je n’aurai pas du venir vous trouver ici et je m’en excuse mais maintenant le mal est fait. Vous avez raison sur bien des points, je ne vous connais pas, ni votre passé, ni votre présent. Je ne connais que ce que l’on dit sur Kyoko et encore …

Sa mâchoire se contracta un bref instant, il n’appréciait jamais être en position de faiblesse, encore moins en cet instant. Inconsciemment, il passa la langue sur ses dents avant de reposer sa tasse sur le table. Il la détailla longuement avant de continuer d'une voix claire et pourtant basse, contrastant férocement avec l'allure qu'il possédait en cet instant. Du regard, il guettait les réactions de la danseuse, espérant qu'elle allait vraiment s'apaiser plutôt que d'attendre avec impatience qu'il ne passe de nouveau la porte.

Oui, je suis venu vous trouver à cause de la drogue. Je ne vais pas me faire passer pour un homme bien, je ne le suis pas, d’ordinaire je ne m’intéresse pas à ce problème. Cependant, quand j’ai entendu ce dealer ce vanter de ce qu’il vous vendait j’ai …

Il haussa les épaules, venant distraitement caresser la cicatrice qui barrait son œil. Il s’était occupé lui même de régler le cas du dealer et faire comprendre à ce dernier la grave erreur qu’il avait commise. Le Yakuza n’avait aucune pitié envers ce genre d’individu. D'ailleurs la discussion avait été directe et douloureuse pour le vendeur, il avait été trop gourmand et loin d'être aussi discret que son métier l'exigeait. Non Torù n'était pas un homme bien, c'était un Yakuza, il avait conscience de ce que cela faisait de lui et pourtant, au fond il n'était pas plus mauvais qu'un autre homme.

Vous devriez jeter le dernier sachet qu’il vous a vendu … il est de mauvaise qualité, il n’était pas que bavard mais aussi voleur. Vous n’entendrez plus parler de lui, j’y ai veillé. Je comprend que vous n'ayez aucune raison de me faire confiance, mais je ne veux pas votre malheur.

Parfois son regard se perdait dans la pièce, pointant vers la fenêtre comme si il pouvait y trouver l'inspiration, les mots qui conviendraient pour qu'elle accepte sa présence et peut être même son aide.

Il vous a vendu de la merde, pour augmenter ses marges et pour vous faire sombrer un peu plus vite. La consommation de drogue est exponentielle, quand on tombe dedans on augmente toujours les doses, je ne veux pas que vous sombriez Rim.
Onozawa Torù

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MessageSujet: Re: We are the world. [Torù] Mar 12 Avr 2011 - 18:07

L'homme qui s'était assit en face d'elle il y a peu de temps, prit sa tasse de thé qu'il sembla apprécier, puisqu'il ne broncha pas... Puis de toute façon, même si le citron lui avait déplut, il n'aurait rien eu de plus qu'un verre d'eau... Elle n'était pas du genre à vouloir satisfaire ses invités, surtout les invités surprises qui venaient à l'improviste... Imaginez si elle avait été en sous-vêtements quand elle avait ouvert la porte, quelle aurait été sa réaction? Heureusement! Heureusement qu'elle était prête à partir et qu'elle était donc plus que présentable. Observant la moindre de ses réactions, elle crut déceler comme un petit malaise chez l'homme, qui desserra bien vite un des boutons de sa chemise. Ne prêtant pas plus longtemps attention à cette once de malaise, elle croisa les bras sur la table, et les jambes en dessous, ne le pressant pas.

- Je n’ai jamais été doué pour le relationnel, je suis d’ordinaire solitaire et cela se vérifie aujourd’hui avec vous. Je n’aurai pas du venir vous trouver ici et je m’en excuse mais maintenant le mal est fait. Vous avez raison sur bien des points, je ne vous connais pas, ni votre passé, ni votre présent. Je ne connais que ce que l’on dit sur Kyoko et encore …

Et bien, voilà que monsieur daignait reconnaître ses fautes. Il n'aurait jamais du venir chez elle... Mais peut-être fut-ce le seul endroit ou il aurait pu la garder captive sans trop de problèmes... S'il lui avait donné rendez-vous en rue, cela aurait fait trop de vacarme et elle aurait pu simuler une agression à n'importe quel moment. Cet homme n'était donc pas aussi peu doué qu'il voulait le laisser paraître. Non, il ne la connaissait pas, il ne connaissait rien sur elle ni sur sa provenance, il ne savait pas non plus qu'elle était la sœur de l'oyabun du clan Inagawa, il ne savait strictement rien sur ce qu'elle était réellement... Dans sa tête, elle était juste Rim alias Kyoko, la jolie danseuse avec un caractère trempé. C'est fou comme les gens limitaient énormément leurs avis sur les personnes qu'il côtoyait, car au fond, Rim valait bien plus que ça, elle valait plus que n'importe quelle autre stripteaseuse.

- Oui, je suis venu vous trouver à cause de la drogue. Je ne vais pas me faire passer pour un homme bien, je ne le suis pas, d’ordinaire je ne m’intéresse pas à ce problème. Cependant, quand j’ai entendu ce dealer ce vanter de ce qu’il vous vendait j’ai …

Elle se doutait qu'il n'était pas un homme bien, mais elle ne le qualifiait pas non plus de monstre. Si elle se mettait à penser de cette manière, cela voudrait dire que son père avait été un monstre toute sa vie, et que son frère était au début de sa carrière d'horrible personne. Non, c'était des hommes biens, ils étaient des yakuzas qui respectaient les dix règles... Rim connaissait plus que bien ces dix règles, son frère s'amusait à les réciter lorsqu'ils étaient petits, pour lui montrer combien il était fait pour être l'héritier du clan. De cette manière, Rim avait très vite admiré son frère... Mais la vie avait séparé leurs chemins, à présent, cela faisait un bon nombre d'années qu'elle n'avait pas aperçu son visage... Mais elle savait qu'il était là, tout près. ­Chaque fois qu'elle rencontrait un yakuza, ou que des gens disaient des choses stupides à leur sujet, elle se retenait de les reprendre et de corriger leur dire... Il fallait qu'elle cache ses trop grandes connaissances, au risque d'éveiller des soupçons à son sujet.

- Vous devriez jeter le dernier sachet qu’il vous a vendu … il est de mauvaise qualité, il n’était pas que bavard mais aussi voleur. Vous n’entendrez plus parler de lui, j’y ai veillé. Je comprend que vous n'ayez aucune raison de me faire confiance, mais je ne veux pas votre malheur. Il vous a vendu de la merde, pour augmenter ses marges et pour vous faire sombrer un peu plus vite. La consommation de drogue est exponentielle, quand on tombe dedans on augmente toujours les doses, je ne veux pas que vous sombriez Rim.

Rim ne comprenait pas réellement ce qu'il entendait par 'j'y ai veillé', mais elle se doutait que soit le dealeur était mort, soit salement amoché. Les yakuzas réglaient souvent leurs problèmes en éliminant la cause de ce dernier... Cela ne l'étonnerait pas qu'à cet heure-ci la famille du dealeur pleurait sa disparition soudaine. Rim voyait bien que de temps à autre le regard du yakuza se faisait plus fuyant, comme s'il tentait de chercher ses mots, une raison pour rester ici, assit à sa table.

Se levant de sa chaise, elle récupéra le plateau pour refaire du thé, ce qui ne lui prit à nouveau que très peu de temps. Une pause se marqua dans la conversation, puisque la jeune femme ne lui répondit pas de suite. Ramenant le plateau sur la table, elle y avait ajouté quelques petites choses à se mettre sous la dent, rien de trop sucré. Son regard balayant la pièce, elle s'en alla dans la suite de l'appartement, ses talons résonnant sur le sol carelé de carrelages tirant sur le gris bleuté. Elle revint quelques courtes minutes plus tard avec quelques petits sachets et les posa sèchement sur la table, devant le yakuza alors qu'elle était dans son dos.

- C'est tout ce que j'ai... C'était juste pour tester, je n'ai pas pris grand chose... Après c'est à vous de me croire ou non, vous êtes libre.

Se redressant, elle posa une serviette blanche sur les épaules musclées de l'homme, lui tapotant ensuite l'épaule. Elle passa à nouveau de l'autre côté de la table et reprit sa place sur la chaise, se tenant droite, sérieuse, et non plus agacée.

- Quitte à passer un moment sous mon toit, autant vous mettre à l'aise, et quitter ces vêtements trempés non? Je n'aimerai pas que vous mourriez de froid...

Se resservant une tasse de thé, et remplissant celle du yakuza, elle la porta à ses lèvres et en bu une gorgée, accompagnant cela d'un petit biscuit sec qu'elle prit dans le petit plat qui les contenait, lui aussi posé sur le plateau. Reportant ses yeux sombres sur l'homme, elle passa une main dans ses cheveux pour dégager son visage si fin.

- J'ai compris que vous ne me voulez pas de mal, vous n'avez pas besoin de justifier tant de fois vos intentions... Même si je ne comprend pas vraiment pourquoi vous avez si peur pour moi... Je suis certaine que vous ne vous souciez pas des autres femmes qui consommaient la drogue de ce dealeur...

Relevant les yeux vers lui, elle semblait maintenant presque déçue.

- Serait-ce Monsieur Ryusukai qui vous a demandé de vous occuper de moi? Je suppose qu'une danseuse qui se drogue ne convient pas à sa résidence... Il vous a dit un truc comme... Soit vous vous occupez de moi, soit il me vire? Vous savez, vous pouvez avouer que vous n'en avez pas réellement à faire de moi, et que c'est juste parce que vous allez être payé en rentrant que vous le faîtes... Ca ne me vexera pas, j'ai vu pire. Certainement vous a t'il dit que j'allais ouvrir facilement les cuisses, et que ca ferait une bonne petite récompense pour votre bravoure...

Rim ne se rendait pas réellement compte qu'elle s'avançait peut-être trop dans les suppositions en ce qui concernait cet homme. Elle soupira légèrement et porta un deuxième biscuit à ses lèvres, le croquant discrètement.

- Vous savez Onozawa-san, monsieur Ryusukai connait très mal ses employées, s'il se souciait réellement de ma consommation, il m'aurait obligée à divulger mon nom au tout début... Enfin, tout ça pour dire que si vous êtes venu ici pour me baiser, employons les mots justes, vous vous êtes mit vos dix doigts dans l'oeil. Strip-teaseuse ne veut dire ni résidente ni pute... Il ne doit pas faire la différence.
Inagawa Rim

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MessageSujet: Re: We are the world. [Torù] Mar 12 Avr 2011 - 20:41

L'homme suivit du regard la belle danseuse qui se relevait pour refaire du thé, agrémentant même le plateau de quelques biscuits. Elle semblait avoir désormais accepté sa présence chez elle, tout du moins un temps, qu'elle espérait probablement le plus court possible. Elle finit par disparaitre de son champ de vision alors qu'elle passait dans son dos, filant dans le couloir, ne lui offrant que le bruit de ses talons frappant contre le carrelage. Torù ne pu s'empêcher de tourner la tête et de contempler un instant la jeune femme de dos. Elle était tout simplement superbe, il passa une main sur son visage alors qu'il reportait son regard sur le plateau attendant qu'elle ne revienne. Les minutes passèrent, puis de nouveau le son des talons, le Yakuza se plut à imaginer un instant le roulement des hanches de la jeune femme qui imprimaient ses pas avant d'être ramené à la réalité quand elle plaqua les sachets sur la table.

Il arqua un sourcil, détaillant un instants les sachets, ne les prenant cependant pas en main pour le moment. Il s'occuperait de les faire disparaître rapidement, il ne se promenait jamais avec de la drogue sur lui, rien qui ne puisse l'incriminer, d'autant plus qu'il n'était pas lui même consommateur. Qui plus est, ces sachets étaient invendables, coupés par les soins propres du dealer, ils diminuaient grandement leur qualité et ferait mauvaise presse au sein de la clientèle. « C'est tout ce que j'ai... C'était juste pour tester, je n'ai pas pris grand chose... Après c'est à vous de me croire ou non, vous êtes libre. » Il opina à ses mots, avant de répondre.

Je vous crois Rim.

Il n'avait pas fait attention, mais la jeune femme avait rapporté en plus des sachets, une serviette blanche qu'elle glissa sur ses épaules. Touchante attention, mais elle devait faire bien plus attention à son parquet qu'au bien être de son invité, ce qui ne l'empêcha pas de la remercier courtoisement alors qu'elle venait reprendre place face à lui. Elle semblait vraiment être calmée désormais et au fond de lui, Torù était content de cette avancée. « Quitte à passer un moment sous mon toit, autant vous mettre à l'aise, et quitter ces vêtements trempés non? Je n'aimerai pas que vous mourriez de froid. » L'ironie de la jeune femme semblait mordante, mais au fond, le Yakuza ne souhaitait pas non plus passer l'après midi ainsi trempé. Il referma les mains sur serviette et commença à la passer contre ses cheveux avec force avant de s'essuyer le visage plus doucement.

L'homme laissa retomber la serviette sur ses épaules, récupérant la tasse de thé pour en boire une gorgée avant de se laisser tenter par un biscuit qu'il croqua avec une légère gourmandise. Il pouvait bien ce permettre cela. Il reprit un peu de thé alors que la jeune femme relevait le regard pour le détailler, quelque chose dans son expression avait de nouveau changé, cette fois pas de la colère mais autre chose que Torù avait du mal à comprendre et c’est seulement quand elle commença à parler qu’il compris l’expression qui avait voilé son beau visage, de la déception. « Serait-ce Monsieur Ryusukai qui vous a demandé de vous occuper de moi? Je suppose qu'une danseuse qui se drogue ne convient pas à sa résidence... Il vous a dit un truc comme... Soit vous vous occupez de moi, soit il me vire? Vous savez, vous pouvez avouer que vous n'en avez pas réellement à faire de moi, et que c'est juste parce que vous allez être payé en rentrant que vous le faîtes... Ca ne me vexera pas, j'ai vu pire. Certainement vous a t'il dit que j'allais ouvrir facilement les cuisses, et que ca ferait une bonne petite récompense pour votre bravoure... »

Elle se fourvoyait complètement, mais il la laissa continuer de parler et de dire ce qu’elle pensait, c’était mieux ainsi qu’ils puissent clarifier rapidement la situation. Il ne la quitta pas une seconde des yeux alors qu’elle continuait de parler, cherchant son regard par moment alors qu’elle semblait s’emballer toute seule sur la raison qui avait pu le pousser à venir jusqu’à chez elle. Non, ce n’était pas totalement illogique, loin de là même. C’était de l’ordre du possible et Torù aurait même pu imaginer la scène et pourtant ce n’était pas du tout le cas ici. Il attendit qu’elle finisse sa diatribe avant de répondre d’une voix douce.

Vous avez raison sur un point Rim, non je ne me soucie pas des autres femmes qui consommes de la drogue. Je me suis occupé du dealer, cela leur évitera quelques désagréments, mais en effet c’est tout. Pour le reste par contre vous vous trompez totalement, Monsieur Ryusukai ne m’a pas envoyé ici. Il ne m’a même rien demandé. Non, je suis le seul à blâmer pour être venu jusqu’ici.

Il se releva lentement, tenant la serviette à deux mains par les bouts, ce qui avait le don de faire ressortir un peu plus les muscles de ses biceps. Lentement il fit glisser la serviette de droite à gauche, s’essuyant la nuque alors qu’il continuait de la détailler.

Cela ne m’arrive jamais mais j’ai agis sur un coup de tête. Quand j’ai été mis au courant de cette situation, de votre situation …

Il laissa entendre un soupire, s’écartant d’un pas de la chaise et du comptoir, reportant son regard sur la fenêtre et le reste de la pièce.

Ne me demandez pas pourquoi … Je ne sais pas, certainement parce que je ne voulais pas qu’il vous arrive du mal Rim. Cela doit certainement paraître idiot, enfin …

Il se força à adresser un léger sourire à la jeune femme, le premier de l’après midi. Puis il retourna auprès de la danseuse, à côté de la table, relâchant les pans de la serviette pour s’emparer des sachets de drogue d’un geste rapide, les détaillants une seconde avec un petit air de dédain, bien que Yakuza qui faisait de la drogue un commerce il n’aimait pas et n’aimerait jamais cette marchandise, mais devrait faire avec. Il pencha la tête de côté avant de tourner son regard vers le couloir.

Si vous me montriez le chemin de votre salle de bain que je puisse m’occuper de faire disparaître l’objet de la discorde et de me sécher un brin ?

Attendant que la jeune femme passe devant pour lui montrer le chemin.
Onozawa Torù

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MessageSujet: Re: We are the world. [Torù] Jeu 14 Avr 2011 - 9:11

Oui, ce que Rim avançait était parfaitement possible. Ayant grandit dans un milieu mafieux, la jeune femme savait ce dont ils étaient capables, et duper les gens était certainement leur point fort. Ils savaient les tourner en bourrique, leur promettre des choses qu'ils ne réaliseront jamais, mais surtout, cacher les réelles raisons de leur visite. Si elle avait été une jeune femme comme une autre, elle n'aurait pu imaginer une seule seconde que Torù était venu à la base pour de mauvaises raisons, comme profiter d'elle ou la duper... Mais non; la jeune femme n'était pas si naïve que ça, elle ne l'était peut-être même pas du tout. C'était d'ailleurs le problème, elle était si peu naïve, tellement méfiante qu'elle avait réellement du mal à croire les gens, mais encore plus à croire en eux, à oser compter sur les autres. Oui, Rim était sociable, elle avait les mots faciles et beaucoup de tact avec les gens. Elle savait les mettre à l'aise, les détendre, et c'était certainement dû à son travail, il faut croire. À la panthère rose, les gens s'arrêtaient souvent à l'imagine de jolie pimbêche qu'elle offrait des ses très légères tenues. Ils ne faisaient que profiter d'elle, toucher son corps, mais jamais son âme. C'était tout à fait superficiel, et même si les jeunes femmes n'avaient qu'un corps et pas de caractère ou de réelles présences, elle savait que la panthère rose marcherait tout aussi bien. Les clients étaient pour elle des gens qui ne voyaient que l'apparence physique, l'extérieur, mais jamais plus loin.

Voilà toutes les raisons qui faisait qu'elle se méfiait de Torù. Après tout, il venait de la résidence, faisait peut-être partie des clients qui se rendaient régulièrement dans les différents lieux. Peut-être l'avait-il déjà vu sur scène, et peut-être même repérée en tant que "gonzesse qu'il faut se taper". Oui, c'était la triste réputation que la jeune Japonaise avait parfois auprès des gens. Très peu de fois les Japonais la reconnaissait dans la rue en tant qu'une danseuse douée, très souvent c'était "Oh la strip-teaseuse", "Ha celle-là je l'ai vu nue", et toutes des choses si peu charmantes. Torù, et les personnes dans son genre qui allait voir des jeunes femmes se dévêtir, ne devaient avoir aucune idée de la façon dont ce travail pouvait être dénigrant et destructeur pour celui ou celle qui le pratiquait. Jamais encore elle ne s'était rabaissée au point de vouloir devenir résidente, jamais. Même si elle acceptait de se rabaisser à un simple physique, un simple corps, elle avait beaucoup trop de fierté pour se faire passer dessus une dizaine de fois par jour par de purs inconnus. Enfin, peut-être était-il temps qu'elle s'ouvre aux gens, et qu'elle cesse de leur coller des étiquettes sans les connaître. Pauvre Torù, voilà qu'il avait été classé dans la catégorie connard alors qu'il ne le méritait pas, et qu'il n'avait rien demandé... Enfin, vous savez, ces catégories n'étaient pas closes, et il suffisait de prouver vos valeurs pour pouvoir en changer.

- Vous avez raison sur un point Rim, non je ne me soucie pas des autres femmes qui consommes de la drogue. Je me suis occupé du dealer, cela leur évitera quelques désagréments, mais en effet c’est tout. Pour le reste par contre vous vous trompez totalement, Monsieur Ryusukai ne m’a pas envoyé ici. Il ne m’a même rien demandé. Non, je suis le seul à blâmer pour être venu jusqu’ici.

C'était presque trop improbable que la jeune femme avait du mal à croire ce qu'il lui disait. Alors c'était vrai? Il était juste là pour elle, rien que pour elle? Il y avait pourtant tant d'autres jeunes femmes qui se droguaient à la résidence... D'un côté, elle se sentait bien de voir qu'on se souciait réellement d'elle... Mais d'un autre, elle ne pouvait accepter cette aide, car jamais elle n'en avait demandé. Elle était du genre à clamer haut et fort qu'elle était fière de ce qu'elle était devenue, grâce à elle-même, et uniquement elle-même. Rim ne cessait d'observer Torù qui semblait d'ailleurs s'amuser avec sa serviette, faisant ressortir ses muscles. Elle n'était pas fan du genre bad-boy, mais Torù avait quelque chose de plus... Peut-être parce qu'en réalité, il n'était pas aussi méchant qu'il voulait s'en donner l'air. Puis, avouons-le, le tissu de la chemise épousant son torse musclé et ses bras massifs ne la laissait pas du tout indifférente... Mais peu importe, elle n'était pas du genre à mettre les hommes sans dessus dessous volontairement... Enfin, en dehors du travail en tout cas. Détachant ses yeux noisette du corps du yakuza, elle finit par reporter son attention sur le plat de biscuit et en reprit un, comme pour se concentrer sur autre chose.

- Cela ne m’arrive jamais mais j’ai agis sur un coup de tête. Quand j’ai été mis au courant de cette situation, de votre situation …

Rim releva les yeux vers lui, semblant interloquée par ses dires. Il s'était à présent levé et légèrement éloigné de sa chaise, s'essuyant à l'aide de la serviette. Son regard s'était porté vers la fenêtre à nouveau, comme s'il cherchait l'assurance de dire ce qu'il avait à dire.

- Ne me demandez pas pourquoi … Je ne sais pas, certainement parce que je ne voulais pas qu’il vous arrive du mal Rim. Cela doit certainement paraître idiot, enfin …

Oui, ça lui paraissait réellement idiot qu'il s'inquiète pour une jeune inconnue qui n'avait pas une situation financière si horrible que ça. Elle ne gagnait pas super bien sa vie, mais assez pour se débrouiller et pour finir les fins de mois facilement. La drogue qu'elle consommait ne mettait certainement pas son compte en rouge, elle était encore assez responsable que pour pouvoir se contrôler. Après tout, ce n'était pas n'importe quel sang qu'il coulait dans ses veines, mais bien celui des plus grands Inagawa qui avaient pu exister jusqu'alors... Oh, miracle, il venait enfin de sourire. La jeune femme en fut d'ailleurs si surprise qu'elle se redressa sur sa chaise, se saisissant du plateau comme pour vérifier si elle ne rêvait pas. Rim avait souvent besoin de se rassurer lorsque les choses lui paraissaient impossibles ou improbables, et ici c'était le cas. Le mafieux qui lui avait paru si froid jusqu'à maintenant venait de lui offrir un ravissant sourire. Lorsqu'il attrapa la drogue d'une poigne vive, la jeune femme sortit de son petit monde et se redressa encore, descendant de sa chaise pour attraper le plateau et le mettre sur le plan de travail, près de l'évier.

- Si vous me montriez le chemin de votre salle de bain que je puisse m’occuper de faire disparaître l’objet de la discorde et de me sécher un brin ?

À sa demande, Rim hocha la tête et passa à ses côtés, lui faisant un léger signe de la main pour lui montrer qu'il devait la suivre. Étrangement, elle n'avait pas encore remarqué ni sentit le regard du yakuza caresser ses hanches. Cela semblait tellement improbable qu'il s'intéresse à elle qu'elle ne faisait même pas attention aux endroits où ses yeux se posaient. Peu importe, il se ferait bien griller à un moment ou à un autre.
Semblant moins bavarde que tout à l'heure, ses talons semblaient s'exprimer à sa place. On pouvait les entendre claquer sur le carrelage, montrant l'assurance que possédaient la jeune femme. Il était bien connu, que partout et même au théâtre, les gens qui faisaient des pas bruyants, et les femmes qui faisaient résonner leurs talons étaient ceux qui possédaient le plus d'assurance et de self-contrôle. C'était donc le cas, Rim avait pour l'instant une totale maitrise de sa personne, même si le yakuza l'avait mit hors d'elle dès le début, elle avait pu se calmer et reprendre le contrôle de la situation. Oui, la jeune femme détestait perdre pied et ne rien pouvoir contrôler. Bref. Arrivant alors au bout du couloir, elle poussa une porte de bois vernie qui dévoila une jolie pièce très coquette et joliment décorée. Carrelée sur le sol et au mur de bleu avec quelques touches de blanc, on pouvait apercevoir une baignoire faisant office de douche lorsqu'on tirait un rideau de soie blanc, un cabinet où Torù allait pouvoir jeter la drogue, un lavabo avec un grand miroir et quelques armoires. Entrant dans la pièce, elle ouvrit légèrement la fenêtre pour faire s'évaporer la chaleur environnante et se tourna vers lui, posant ses mains sur ses hanches.

- Voilà, vous trouverez ce dont vous avez besoin dans les armoires, sèche-cheveux ou je ne sais quoi encore... Si vous avez besoin d'aide, vous savez ou je suis... Mais je suppose que vous êtes assez grand pour vous débrouiller seul à présent.

C'était toujours un peu ironique, mais pourtant elle se montrait beaucoup plus douce. Elle parvint même à lui offrir un sourire plutôt léger, mais qui du bien être remarqué par l'homme tellement ils se faisaient rares. Ressortant de la pièce, elle ferma la porte derrière elle et s'éloigna dans sa chambre un instant, décidée à changer de tenue puisqu'elle ne sortirait plus aujourd'hui. Parfois, il fallait qu'on l'oblige à se poser pour qu'elle se repose un peu, elle était du genre à continuer sur sa lancée jusqu'à l'épuisement, voire l'évanouissement. Poussant la porte de sa chambre, elle la mit contre... Rim avait elle aussi ses petites manies, par exemple, ne jamais fermer la porte de sa chambre, poser telle chose à droite de telle chose, et bien d'autres encore. Enlevant ses chaussures, elle s'arrêta devant son armoire et ôta son jeans qu'elle remplaça par un petit short en jeans qui n'était ni trop court ni trop provoquant, mais tellement plus agréable qu'un pantalon serré que mettait la plupart des jeunes filles pour sembler avoir de longues jambes infinies. À la place de son sweat en laine gris, elle enfila un débardeur noir sans manche qui à nouveau suivait sa silhouette à la perfection et pour terminer, elle attacha ses cheveux en queue, laissant quelques mèches sombres retombant autour de son visage pour l'encadrer. Laissant ses talons au sol, elle retourna dans le salon à pieds nus... Oui, c'était tellement plus confortable.

En attendant Torù, elle ouvrit la porte-fenêtre du salon et se rendit sur la terrasse, observant les gens passer en bas dans la rue, les étudiant, les jugeant, leur collant des étiquettes, pomme à la main. À croire que c'était presque devenu automatique pour la jeune femme de classer les gens, et de ne jamais leur donner de réelle chance.
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MessageSujet: Re: We are the world. [Torù] Jeu 14 Avr 2011 - 11:25

Torù ne se fit pas prier et emboîta le pas de la jeune femme, suivant la silhouette finement tracer jusqu’à la salle de bain. Tout en marchant, il la détaillait, le son de ses chaussures résonnaient d’une manière bien plus étouffées par rapport aux talons de Rim. Elle s’était complètement reprise, plus aucun signe de colère n’émanait d’elle, d’ailleurs elle semblait avoir aussi perdu de son bagout et se dévoilait bien plus silencieuse que quelques minutes auparavant, il n’allait pas s’en plaindre, à ce moment là, il se faisait presque invectiver par la jeune femme. Le couloir n’était pas très grand, ils arrivèrent bien rapidement au niveau de la salle de bain, c’était vraiment très coquet et féminin rien a voir avec sa propre salle de bain. Les murs étaient bleus, le sol carrelé, la danseuse avait vraiment pris possession des lieux, conférant à la pièce mais aussi à l’appartement en général un aspect confortablement et accueillant. Ils entrèrent tous deux dans la pièce, elle pour ouvrir la fenêtre, lui car il y avait des choses à faire. Elle se tourna vers lui tout en prenant une posture très féminine, il ne pu s’empêcher de la contempler une seconde alors qu’elle parlait. « Voilà, vous trouverez ce dont vous avez besoin dans les armoires, sèche-cheveux ou je ne sais quoi encore... Si vous avez besoin d'aide, vous savez ou je suis... Mais je suppose que vous êtes assez grand pour vous débrouiller seul à présent. » Son ironie était quelque peu mordante, mais loin d’être déplaisante, d’autant que sa voix avaient pris une tonalité différente, presque imperceptible et pourtant plus douce, tout du moins c’est ce qu’il se plaisait à penser. Elle lui offrit même un sourire, éphémère certes mais dans la situation actuelle c’était bien plus qu’il n’avait pu espérer, d’ailleurs il ne pu s’empêcher de sourire en retour et de lâcher un petit …

Merci de votre proposition Rim, je saurai m’en souvenir.


Elle referma la porte, l’abandonnant dans la salle de bain, alors que le bruit de ses pas s’éleva, diminuant alors qu’il s’éloignait avant de finalement cesser. L’homme regarda quelques instants la porte de la salle de bain, là ou se tenait une seconde plus tôt la belle danseuse, avant de se tourner pour embrasser la pièce du regard, cherchant par quoi commencer. Ses doigts se crispèrent sur les sachets, pendant un instant il les avait oublié. Il s’approcha du cabinet, relevant lentement la lunette tout en détaillant les sachets, il les fit tomber un à un dans le cabinet avant de tirer la chasse. Toute trace de leur passage en cet appartement disparaîtrait ainsi, plus d’empreinte, plus de drogue, plus rien. Il laissa entendre un petit soupire, tout en abaissant la lunette, puis il alla se placer face au lavabo. Se détaillant quelques instants dans le miroir, il finit par défaire les boutons de sa chemise, l’ouvrant totalement avant de s’en séparer quelques instants, l’étendant sur la baignoire tout en faisant attention à ne pas la froisser plus qu’elle n’était.

Il se sécha à l’aide de la serviette, épongeant l’eau qui maculait son corps, s’amusant un rien de la hardiesse de la jeune femme qui ne s’était pas privé de lui renverser l’eau sur la tête pour lui montrer son mécontentement. Il prit tout son temps. Il entendit à un moment quelques bruits de pas, félins et légers, elle semblait s’être passée de ses talons, peut être ne voyait elle plus d’inconvénient à la présence de Torù en son appartement et repoussait l’idée de sortir à plus tard dans la journée. Il accéléra un peu le mouvement, allant chercher le sèche cheveux qu’elle avait mentionné pour tenter de sécher un peu sa chemise, s’asseyant sur le rebord de la baignoire.

Quelques minutes passèrent, laissant son esprit vagabonder, il pensa à la jeune femme. Elle semblait bien plus forte qu’il n’avait cru, un caractère férocement marqué, et une méfiance digne d’un Yakuza. C’est cette méfiance qui serait difficile à briser, d’autant plus si elle était devenu pour elle une règle de vie, c’était le genre de chose dont on avait du mal à se défaire et il était bien placé pour le savoir. Cependant, le fait qu’elle l’accepte dans son appartement et le mène dans la salle de bain pour qu’il se sèche était en soit une avancée, une lueur d’espoir. Il tourna la chemise, pour s’occuper du dos, laissant le sèche cheveux, projeter son souffle chaud sur le tissus. Il repensa brièvement à ses paroles, sur son importance qui était supérieure d’une certaine façon à la sienne, avant de la rejeter, il verrait cela plus tard.

Il finit par se redresser, ne voulant pas faire attendre la jeune femme trop longtemps, il rangea le matériel, avant de passer la chemise sans en fermer pour autant les boutons et veilla à rendre la salle de bain aussi propre qu’elle ne l’était avant son entrée dans cette dernière. Il ouvrit la porte et sortit, son regard tournant dans le couloir à la recherche de la danseuse avant qu’il ne se rende dans le salon. Elle avait ouvert la porte fenêtre et était montée sur la terrasse pour regarder la rue. Il l’admira quelques secondes, elle avait changé de vêtements, lui donnant un aspect plus naturel, sublime lui venait à l’esprit pour la décrire. Oublié le pantalon, maintenant elle portait un short en jean, son sweat avait été remplacé par un débardeur et elle était pieds nus. Il ôta lui aussi ses chaussures, ce qu’il aurait fait si son entrée dans l’appartement de la jeune avait été moins formel et théâtrale.

Avant de la rejoindre, il alla glisser son arme et son holster en cuir sous sa veste, les cachant ainsi aux regards, s’en débarrassant tout simplement pour quelques heures. Il alla s’installer à ses côtés contre la balustrade, portant son regard sur la population qui allait et venait plus bas, une petite bourrasque fit voleter sa chemise, laissant apercevoir le torse et le flanc de l’homme. Il lui arrivait parfois de se placer à sa fenêtre et de regarder l’extérieur, il ne s’imaginait pas à leur place, ce serait une perte de temps, il était ce qu’il était. Il tourna la tête vers la jeune femme et lui sourit.

Vous possédez un bien bel appartement, décoré avec goût. Le mien en comparaison fait terriblement austère.


Il posa les coudes sur la rambarde, entrecroisant les bras alors qu’il se retrouvait ainsi légèrement penché en avant. Il pencha quelques instants la tête de côté, savourant le soleil qui baignait la terrasse. Il avait perdu de son impassibilité et se montrait désormais bien plus agréable, il paraissait d’ailleurs plus jeune qu’au premier abord, peut être vingt cinq ans, comme quoi l’expression d’un visage pouvait changer beaucoup. Il s’étira, avant de ramener son regard sur la rue, ne pouvant toutefois s’empêcher de détailler par moment la jeune femme.

Le quartier est plutôt sympa et vivant … J’irai peut être m’y promener plus tard, vous avez quelques endroits à me conseiller ? Voir même m’y accompagner, je suis certain que vous connaissez l’endroit comme votre poche.

Si son comportement avait changé, ses mots aussi, moins gindées. Il parlait d’une façon beaucoup plus normale et moins distante, autant dire que ça ne lui arrivait pratiquement jamais. Il était d’un naturel détaché, respectueux mais froid, dans sa vie professionnelle, comme dans sa vie de tous les jours, en fait, sa vie de tous les jours étaient tout simplement sa vie professionnelle. Et pour une fois, il se laissait vraiment aller.

Cela fait huit ans que je suis sur Tokyo, mais il y a bien des endroits que je ne connais pas ou peu.


Il se tourna vers Rim, gardant un bras posé sur la rambarde alors qu'elle mangeait sa pomme, ce qui lui arracha un léger sourire qui resta flotter sur ses lèvres un moment, serait il devenu souriant?

♠♦♦♠

Onozawa Torù

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MessageSujet: Re: We are the world. [Torù] Jeu 14 Avr 2011 - 12:28

Alors que Rim contemplait le paysage et les gens en mordant vivement dans sa pomme, elle entendit des pas beaucoup plus feutrés que ceux que Torù produisait avant, c'est pourquoi elle en conclu qu'il avait ôté ses chaussures pour se mettre plus à l'aise. C'était quand même mieux qu'il y a une demi-heure, quand tout deux se fusillaient du regard, non? Enfin, la jeune femme se montrait déjà moins sur ses gardes, et cela semblait être un début qui envisageait une assez bonne suite. Tenant d'une main la rambarde, et de l'autre sa pomme, elle tourna la tête vers Torù quand celui-ci apparut à ses côtés, chemise ouverte, le vent dévoilant son torse presque trop parfait. À vrai dire, de toute sa carrière de danseuse, elle n'avait jamais croisé un seul client bien foutu. Souvent, c'était des hommes insatisfaits qui n'avaient pas mot à dire à la maison, ou qui trompaient leurs femmes avec de jeunes minettes cent fois plus jolies, comme ils le disaient. Rim ne pouvait d'ailleurs pas concevoir que des gens qui s'aiment puissent ne serait-ce qu'une seconde s'imaginer coucher avec quelqu'un d'autre. C'était d'ailleurs une des multiples raisons pour laquelle elle se montrait méfiante, que ce soit en amitié ou en amour.

Dans ses souvenirs de petite fille, elle revoyait souvent son père, Monsieur Inagawa, couler des jours paisibles avec sa mère, qui était une très jolie femme, courageuse car malade, qui faisait tout pour sa fille. Elle n'aurait pas pu imaginer une seule seconde son père tromper sa mère, il était si amoureux d'elle, si doux. Leur amour ne s'estompait pas, non, jour après jour, et malgré le malêtre grandissant de sa mère, tout deux s'aimaient encore plus. Rim avait de très bons souvenirs de sa mère, malgré sa maladie. Elle voulait que celle-ci soit fière d'elle, et voulait d'ailleurs lui ressembler en tout point. La jeune Japonaise voulait être une personne franche et droite, sans regrets, et courageuse. C'est ce qu'elle était, bien que les travers de la vie l'empêchait d'être réellement ce qu'elle souhaitait être. Mais comment être la digne héritière Inagawa, lorsque vous avez perdu vos racines depuis des années déjà? À vrai dire, la jeune femme était plutôt perdue en ce qui concernait sa famille et ses origines...

- Vous possédez un bien bel appartement, décoré avec goût. Le mien en comparaison fait terriblement austère.

La jeune femme ne pu retenir un rire qui se fit tout de même discret, et, mordant une nouvelle fois dans sa pomme, elle jeta un oeil autour d'eux, regardant le soleil bien haut dans le soleil. C'était, en réalité, une plutôt jolie rencontre pour un plutôt jolie journée. Reportant son attention sur Torù, louchant légèrement sur son torse dévoilé, elle finit par reprendre; souriante.

- Si votre appartement était décoré comme le mien, je me poserai quelques questions sur votre orientation sexuelle.


Passant une main dans ses quelques mèches rebelles pour les remettre derrière ses oreilles, elle vint poser son coude sur la rambarde, glissant son menton dans sa main. C'était un joli moment, qu'elle était entrain de passer. Torù se réveilait en réalité être une personne plutôt agréable, lorsqu'il souriait. Il faut avouer qu'il s'avérait être beaucoup plus attirant lorsqu'il semblait de bonne humeur, et plein de joie de vivre, cela rendait aussi la jeune femme moins méfiante à son sujet.

- Le quartier est plutôt sympa et vivant … J’irai peut être m’y promener plus tard, vous avez quelques endroits à me conseiller ? Voir même m’y accompagner, je suis certain que vous connaissez l’endroit comme votre poche.

C'est vrai qu'elle n'avait pas choisit le plus mauvais quartier pour s'installer. Akihabara avait une très bonne réputation, il y avait énormément de jolis magasins qui peuplaient les rues, et c'était très animé mais pas trop. Rim aimait par exemple s'installer sur sa terrasse avec un bouquin tout en écoutant les bruits que produisait tout la populace qui pouvait s'amasser ici le jour. Le soir, c'était beaucoup plus festif, ça lui rappelait les soirées à la panthère rose, ça avait quelque chose de magique pour elle, quelque chose que des hommes comme Torù ne pouvait certainement pas comprendre. Réfléchissant un instant, la jeune femme observa la rue, tentant de localiser les endroits intéressants qu'elle pourrait connaître. Elle n'eut pas le temps de s'exprimer sur ses choix que le yakuza reprit la parole, il était vraiment beaucoup plus agréable que tout à l'heure.

- Cela fait huit ans que je suis sur Tokyo, mais il y a bien des endroits que je ne connais pas ou peu.

Au contraire de l'homme, elle, elle était née ici. Elle connaissait presque tout les quartiers de Tokyo comme sa poche, pourtant, elle avait l'impression de les redécouvrir chaque jour, tellement ce pays était vivant. Par exemple, lorsqu'elle se levait et venait voir sur la terrasse le matin, elle avait chaque fois l'impression que quelque chose avait changé... Et elle avait en quelque sorte raison, rien ne restait comme ça l'était le jour avant. Tokyo semblait en constante prospérité, c'était vraiment impressionnant.

- Il y a vraiment beaucoup de choses à voir ici, à Akihabara. Pour commencer vous pouvez faire tout les magasins, elle rit légèrement, mais je crois que vous n'en auriez jamais fini. Il y a aussi un grand parc d'attraction, mais encore faut-il que vous n'ayez pas le vertige.

Terminant sa pomme, elle la posa un peu plus loin, par flémmardise de se rendre jusqu'à la poubelle. Rim se frotta un instant les mains et en porta une à ses cheveux pour les détacher, laissant sa longue crinière ébène voler au vent, et même parfois chatouiller les bras du yakuza tellement elle se révelait être longue. Passant une main dans ses derniers pour les rabattre, elle la laissa dedans histoire de tout de même pouvoir apercevoir le yakuza sans être trop gênée. Elle s'aperçut à l'instant qu'elle ne connaissait d'ailleurs toujours pas son prénom.

- Je me trompe peut-être, mais je crois que vous ne m'avez pas encore dit votre prénom... À moins que vous préfériez les choses formelles comme Onozawa-san, mais après m'avoir vu dans cette tenue, le formel c'est du passé, non?

Elle rit légèrement de ce qu'elle venait de dire, bien qu'elle assumait totalement ses dires. Se mettant alors dos à la rambarde, elle appuya son dos contre, son tshirt dévoilant à présent une infime parcelle de la peau de son ventre. Rim savait qu'elle pouvait plaire, son travail le lui prouvait, mais en cet instant elle n'avait aucune conception de l'attirance qu'elle pouvait provoquer chez Torù. Elle n'avait pas encore imaginé le côté 'sexy' de la chose. Disons qu'ils avaient envisagé la discution, rien d'autre encore.

- Huit ans... Ce n'est rien comme ça pourrait être beaucoup. Personnellement je suis née ici... Enfin, pas ici à Akihabara, mais à Tokyo. Alors oui, je pourrais dire que je le connais comme ma poche... Mais vous savez, Tokyo est déjà grand, et il ne cesse de se développer chaque jour. Autant dire que je le découvre comme vous le découvrez.

Terminant par s'étirer, la jeunette dévoila une nouvelle parcelle de son ventre. À force de se balader toujours quasi nue au travail, elle n'avait pas non plus conscience que son corps pouvait être considéré comme un trésor encore inconnu par certains, et que le découvrir parcelle par parcelle pouvait être une source... d'excitation, de désir, oui. Jouant dans ses cheveux d'une main, elle regarda d'abord à l'opposé de Torù avant de reporter son attention sur lui.

- Dites... Je dois prendre ça comme une invitation à sortir de votre part?

Elle lui offrit un léger rire amusé, sa moue se faisant enjouée. Maintenant, elle semblait avoir totalement accepté sa présence. S'étant rapprochée de lui sans même s'en rendre compte, elle ne le lâchait plus des yeux.

- Si c'est le cas, j'accepte. Par contre, au risque de vous décevoir, ce soir ce ne sera pas possible... Vous savez... La Résidence... Mais vous n'avez qu'à... Proposer, ou me contacter dans la semaine... Enfin c'est vous qui voyez.
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MessageSujet: Re: We are the world. [Torù] Jeu 14 Avr 2011 - 21:33

« Il y a vraiment beaucoup de choses à voir ici, à Akihabara. Pour commencer vous pouvez faire tout les magasins, elle rit légèrement, mais je crois que vous n'en auriez jamais fini. Il y a aussi un grand parc d'attraction, mais encore faut-il que vous n'ayez pas le vertige. » Il irait faire un tour dans Akihabara, c’était décidé, il se promènerait dans les rues, mais n’entrerait probablement pas dans les échoppes, quoi que, si il trouvait un endroit intéressant, il se laisserait peut être tenté, en espérant qu’il n’y ai pas trop de boutiques alléchantes. Il n’était pas un acheteur compulsif, loin de là même, mais aujourd’hui il n’était plus sur de rien, ce qui lui fit froncer les sourcils un instant. C’est à se moment la que la belle défit ses cheveux. La longue chevelure ébène de la jeune femme voletait selon les affres du vent, lui conférant un charme saisissant, une beauté tout simplement naturelle, il ne s’était d’ailleurs pas imaginé que ses cheveux puissent être si long et beau. Mais tout en elle était beauté, alors peut être aurait il du s’en douter. Sa main maintenait quelques mèches, pour les empêcher de voiler son visage ou peut être bien pour qu’elle puisse le regarder sans être gêné.

Avant qu’il ne soit interloqué par la réplique de la danseuse. « Je me trompe peut-être, mais je crois que vous ne m'avez pas encore dit votre prénom... À moins que vous préfériez les choses formelles comme Onozawa-san, mais après m'avoir vu dans cette tenue, le formel c'est du passé, non? » Il arqua un sourcil avant de laisser entendre un léger rire, c’était il montré aussi inconvenant que cela à son entrée dans l’appartement, certes, il s’était invité chez elle, mais il n’avait pas eu l’audace de se présenter à moitié, quoi qu’avec son manque de tact s’était fort possible. Il leva alors les yeux au ciel avant de répondre d’une voix amusée.

Et bien … Je me suis vraiment comporté comme un malotru. Appelez moi Torù, je pense que nous pouvons ranger le formel maintenant. Et si je peux me permettre, vous êtes magnifique ainsi habillée. Quoi que vous l’étiez aussi tout à l’heure.

Il passa une main sur sa courte chevelure en un geste presque nerveux, comme si il était gêné de ce qu’il venait de dire, ou peut être était il troublé par la nouvelle position que venait de prendre la jeune femme. Elle s’était ainsi tournée dos à la rambarde, adossée contre cette dernière, elle offrait une vue parfaite à l’homme sur son buste mis en valeur par le débardeur. Quelle était belle, l’homme se poussa d’ailleurs à faire l’effort de la regarder dans les yeux ou regarder tout simplement autre part, d’autant que sa position révélait désormais un peu plus de la peau de la belle. Elle ne semblait pas se rendre compte de combien elle l’attirait, ou peut être le savait elle et elle en jouait avec une certaine indifférence. Mais dans un cas comme dans l’autre, il ne pouvait que tenter de cacher son trouble. D’ailleurs, elle changeait de sujet ce qui était certainement le mieux. « Huit ans... Ce n'est rien comme ça pourrait être beaucoup. Personnellement je suis née ici... Enfin, pas ici à Akihabara, mais à Tokyo. Alors oui, je pourrais dire que je le connais comme ma poche... Mais vous savez, Tokyo est déjà grand, et il ne cesse de se développer chaque jour. Autant dire que je le découvre comme vous le découvrez. »

Elle était native de Tokyo, lui d’Hokkaido, il s’était toujours sentit un peu déplacé dans la capitale, sa taille impressionnante, qui rendait l’individu insignifiant et pourtant de cette terrasse, il se plaisait à voir une partie de la ville qu'il ne connaissait pas, une nouvelle vision presque, de nouvelles possibilités. Il sourit de plus belle à la jeune femme, lui répondant .

C’est vrai que la ville est en perpétuelle changement, nouvelles constructions, travaux … Parfois s’en ai même déroutant, mais il est vrai aussi que c’est plaisant.

Il m’arrive parfois de me promener pour me détendre, bien que cela soit rare, je travaille beaucoup par choix, mais il m’arrive aussi de prendre un peu de détente et de faire quelques photos comme cela de Tokyo, c’est …

Il s’arrêta alors de parlé, stoppé par un mouvement de la jeune femme, elle s’était étirée, dévoilant un peu plus de son ventre, cette fois il ne put s’empêcher de regarder cette vue magique, cette belle découverte. Un frisson vint saisir son corps, laissant apparaître une très légère chair de poule, et il du faire appel à toute sa concentration pour relever son regard, espérant qu’elle mettrait se frisson sur le compte d’une bourrasque. Ce n’était pas la première que Torù approchait d’une femme, loin de là même, mais cette rencontre avait quelque chose de différente, c’était la première fois qu’il se laissait aller à un coup de tête, une véritable envie ou il abandonnait cette armure qu’il s’était créé au fil des années. Et c’était vraiment très plaisant. « Dites... Je dois prendre ça comme une invitation à sortir de votre part? » Comme rassuré par son sourire enjôleur, il ne se fit pas attendre pour lui répondre positivement, d’une voix un brin enjouée.

Oui exactement !

Ils s’étaient rapprochés l’un de l’autre, c’était peut être lui, ou bien elle, il n’avait pas fais attention à cela, mais appréciait au plus haut point cette nouvelle proximité. Venant effleurer la jambe de la jeune danseuse de la sienne, lui souriant doucement alors que le vent écartait un peu plus encore les pans de sa chemise, comme pour lui dévoiler ce torse sculpté. Son sourire s’accentua encore un peu plus quand elle lui répondit, voilant un brin de déception quand elle lui annonça qu’elle était prise ce soir, se dont il aurait du se douter. Mais en cet instant il se laissait surtout porter par la douceur de la journée et son charme.

Oui j’en suis un rien déçu mais je devrai pouvoir m’en remettre. Le mieux serait que je vous donne mon numéro et que je prenne le votre, que nous puissions flâner un peu dans le quartier et que je vous montre que je n’ai pas le vertige en allant à ce parc d’attraction.

Sa voix était amusée, pour ne pas dire enjouée, alors qu’il souriait à la belle. Il avait entendu parler du parc d’attraction, mais ne s’y était pas rendu, d’ailleurs cela ne l’avait pas intéressé, il trouvait cela enfantin, pour ne pas dire autre chose et pourtant, en cet instant l’idée d’y aller, ne lui déplaisait plus, étrange. Il se rapprocha un peu plus d’elle encore. Il était heureux d’être là, en sa compagnie et même si il tentait de ne pas montrer l’émoi que lui offrait la vue de la jeune femme, voir tout simplement sa présence, elle devait commencer à s’en douter.

Mais pour le moment nous avons encore un peu de temps tous les deux non ? Il sera bien assez vite temps de penser à nous revoir, quand nous serons sur le point de nous quitter.

Il lui souri doucement, avant de, comble de la folie se cria t’il intérieurement une fois le geste fait, venir repousser quelques mèches ébènes derrière l’oreille de la jeune femme, en un geste on ne peut plus tendre. Il contempla la jeune femme dans sa totalité, avant de chercher son regard, souriant toujours.

D'autant que j'en déduis, que comme vous avez passé une tenue plus agréable pour l'intérieur, nous avons devant nous encore quelques heures. Si vous me tolérez chez vous jusqu'à midi, j'espère bien pouvoir vous aider à cuisiner!

♠♦♦♠

Onozawa Torù

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MessageSujet: Re: We are the world. [Torù] Ven 15 Avr 2011 - 11:27

- Et bien … Je me suis vraiment comporté comme un malotru. Appelez moi Torù, je pense que nous pouvons ranger le formel maintenant. Et si je peux me permettre, vous êtes magnifique ainsi habillée. Quoi que vous l’étiez aussi tout à l’heure.

La jeune femme sourit discrètement au compliment qu'il venait de lui offrir, et contrairement à ce qu'il pouvait croire, elle n'avait pas encore comprit qu'il ne pouvait détacher ses yeux d'elle. Certes, il lui arrivait de loucher sur son torse puissant, mais c'était normal non? Toute femme avait son genre d'homme, et les grands bruns musclés ne laissaient pas notre demoiselle indifférente, c'était toujours cette sorte d'homme qu'elle appréciait regarder. Les blonds par exemple la laissait totalement de marbre, même une jolie paire d'yeux bleus ne l'hypnotisait pas. À vrai dire, son type d'homme restait le japonais de base, brun aux yeux bruns, elle n'avait pas réellement besoin d'exotisme. Elle se doutait parfaitement que son corps musclé avait été façonné par des années de pratique et d'entrainement, après tout monsieur Ryusukai engageait des hommes à son image, des hommes sans peur qui pourrait se battre pour leur clan et leur pays lorsqu'il le faudrait. Ayant déjà croisé Monsieur Ryusukai quelques fois, elle pouvait en conclure qu'il avait choisit Torù car il était semblable, mais en plus calme et plus mature, l'expérience semblait avoir fait de lui un homme d'une sagesse exemplaire. Torù lui rappelait d'ailleurs un peu son père, un yakuza droit, avec énormément de sang froid, mais aussi une gentillesse sans limite avec les gens qu'il aimait. Monsieur Inagawa aurait tout fait pour sa famille, et Rim appréciait énormément ce genre de personne.

Oui, son attirance pour l'homme allait bien au delà de son caractère, son physique ne la laissait pas indifférente comme déjà dit, mais elle n'était pas du genre à se jeter sur un homme, elle s'avérait ne pas être vraiment entreprenante, voire même légèrement timide en ce qui concernait le relationnel. Elle avait déjà comprit que Torù avait du mal de ce côté là, et pour elle c'était pareil. En dehors du travail, elle allait très difficilement vers les gens qui lui plaisaient... Être proche de quelque qui vous plait est beaucoup plus difficile que d'être proche d'un simple ami, et c'est bien cela qui lui causait énormément de problème. Si elle avait rencontré Torù à la panthère rose, ce n'est pas Rim que ce dernier aurait vu, mais bien Kyoko, la jeune femme sans crainte qui offre son corps mais pas son âme. Ici, c'était bel et bien son âme qu'elle avait ouvert à l'homme, et pas son corps. Il aurait eu beaucoup moins de chance s'il était venu à sa rencontre à la panthère rose, car les seuls mots qu'elle lui aurait adressé aurait été "Monsieur; Ça vous plait?; Que puis-je faire pour vous?", toutes des formules pré-faites qui marquait une réelle distance entre danseuse et client. C'était ainsi, que Kyoko fonctionnait, Rim, c'était une autre histoire.

Le jeune homme finit par passer une main dans sa chevelure, nous aurions pu croire à un geste frénétique pour faire disparaître la nervosité qui l'envahissait, mais la jeune femme n'était pas du genre à étudier les réactions de ses compagnons pour comprendre la façon dont ils fonctionnaient, elle laissait couler. Autant laisser les choses faire à leur façon, et ne pas essayer de chercher plus loin en vain. Elle ne ressentait pas ce besoin de comprendre, de percer la moindre réaction qu'avait l'homme, il ne semblait pas être une personne très compliquée ni mystérieuse... Au début, si, il fallait l'avouer, elle s'était dit que c'était quelqu'un de sombre qui cachait des choses étranges, mais à présent, elle avait à faire à l'homme, pas au yakuza, pas réellement... Comme lui avait à faire à la femme, et non la danseuse de la résidence.

- C’est vrai que la ville est en perpétuelle changement, nouvelles constructions, travaux … Parfois s’en ai même déroutant, mais il est vrai aussi que c’est plaisant. Il m’arrive parfois de me promener pour me détendre, bien que cela soit rare, je travaille beaucoup par choix, mais il m’arrive aussi de prendre un peu de détente et de faire quelques photos comme cela de Tokyo, c’est …

La jeune femme hocha la tête à ses dires, son regard se perdant dans son salon qu'elle s'amusait à contempler aussi vide. Lorsqu'il s'arrêta, comme s'il avait un trou de mémoire, la jeune femme tourna la tête vers lui pour voir ce qu'il se passait... Elle comprit alors que ses yeux s'étaient perdu sur son corps, et qu'il n'avait pu s'empêcher de regarder ailleurs que ses yeux. C'était normal après tout, même si elle ne cherchait pas à ce qu'il aie ce genre de pensées. Rim était tout ce qu'il y avait de plus calme et de plus sage, en cet instant. Elle n'était ni nue ni collée à lui, mais elle pouvait comprendre qu'en tant qu'homme, il aie des envies autre qu'une discussion. S'amusant légèrement de la situation, elle ne dit pourtant rien et le laissa continuer.

- Oui exactement !

Il s'était exprimé si vivement que la jeune femme eut l'impression d'entendre un gosse qui venait d'avoir ce qu'il voulait. Torù pouvait se montrer vraiment adorable lorsqu'il le voulait, même si cela ne semblait pas intentionnel. Elle le trouvait si mignon avec ce sourire encré sur ses lèvres, et ses yeux pétillants comme un enfant à Noël. Il dévoilait une part de lui que dans d'autres circonstances, elle n'aurait jamais pu soupçonné. Torù vint alors toucher sa jambe de la sienne, cela n'était peut-être pas voulu mais ça ne laissa pas la jeune femme indifférente, qui ressentit l'obligation de regarder ailleurs un moment, tentant de faire passer ce qu'elle venait de ressentir. Elle ne savait pas comment elle pouvait nommer ce qu'elle ressentait, mais pourtant c'était bien là. Se reprenant, elle finit par se redresser, croisant les bras sur son ventre.

- Oui j’en suis un rien déçu mais je devrai pouvoir m’en remettre. Le mieux serait que je vous donne mon numéro et que je prenne le votre, que nous puissions flâner un peu dans le quartier et que je vous montre que je n’ai pas le vertige en allant à ce parc d’attraction.

La demoiselle ne put s'empêcher de rire à sa remarque, c'est vrai, ce serait le comble pour un yakuza d'avoir peur sur des attractions alors qu'il maniait plus d'armes à feu qu'autre chose. S'amusant de ses dires, la jeune femme passa une nouvelle main dans ses cheveux qui ne cessaient de revenir sur son visage, créant un contraste entre sa peau pâle et ses cheveux si foncés. Étrangement, elle n'avait pas cherché à briser ce léger contact que créait leurs jambes rejointes. Ce n'était pas beaucoup, mais cela... avait comme quelque chose de magique, de merveilleux. Torù semblait si doux, et à la fois si brute que cela créait un contraste étrange que la jeune femme avait du mal à saisir.

- Mais pour le moment nous avons encore un peu de temps tous les deux non ? Il sera bien assez vite temps de penser à nous revoir, quand nous serons sur le point de nous quitter. D'autant que j'en déduis, que comme vous avez passé une tenue plus agréable pour l'intérieur, nous avons devant nous encore quelques heures. Si vous me tolérez chez vous jusqu'à midi, j'espère bien pouvoir vous aider à cuisiner!

À ses dires, l'homme approcha une main que la jeune femme n'eut le temps de percevoir, et, glissa doucement quelques mèches rebelles derrière son oreille. Ce simple geste remplit de douceur eut le don de faire perdre ses moyens à la demoiselle qui ne trouva comme solution que de baisser les yeux, se passant vivement une main dans les cheveux pour évacué ce malaise. On aurait dit qu'elle commençait à se rendre compte du feeling qu'il pouvait y avoir entre eux deux, pourtant, elle ne voulait pas se rendre à l'évidence. Rim se mit en tête que ce n'était qu'un simple geste en toute amitié, car il avait vu que ses cheveux la dérangeaient à toujours revenir dans son visage... Mais oui Rim, on va te croire. Se reprenant une nouvelle fois, la jeune femme releva la tête vers lui, semblant plus nerveuse que les instants précédents, mais rien de grave, c'était juste passager le temps qu'elle reprenne ses esprits.

- Je ne suis pas vraiment douée pour la cuisine... Je sais c'est un comble pour une femme qui vit seule... Elle rigola, posant ses mains sur son bassin, à présent appuyée de côté sur la rambarde. Mais le soir je ne suis jamais chez moi, et le midi je mange un peu n'importe quoi. Enfin, je vous fais confiance alors, je suis certaine que vous devez être plus doué que moi avec des casseroles.

Se rendant compte d'une chose, la jeune femme tiqua légèrement de la jeune, regardant vers l'intérieur avant de reporter son attention sur l'homme. Il faisait si bon, et elle venait d'avoir une idée. Lui faisant un signe d'un doigt pour lui faire comprendre qu'elle revenait, elle s'éclipsa à l'intérieur et revint quelques minutes plus tard avec deux chaises pliées sous les bras, qu'elle déplia bien vite sur la terrasse, qui était assez grande pour accueillir des chaises et une table. Celle-ci était d'ailleurs déjà présente sur la terrasse, et elle n'eut qu'à la tirer vers eux pour la situer entre les deux chaises.

- Nous pouvons manger sur la terrasse, autant profiter d'une si belle journée...

Se redressant, elle lui adressa un léger sourire et finit par se poser sur la chaise qui était de son côté, croisant les jambes. Elle regarda un instant le ciel, ses yeux noisette se perdant dans ce bleu azur qui la fascinait tant parfois. Rim se perdait souvent à contempler l'astre qui aujourd'hui était bien haut dans le ciel. Elle sembla ensuite réfléchir un instant, regardant Torù comme s'il avait quelque chose sur le visage... Mais il n'y avait rien de cela, elle venait juste de se rendre compte de cela. Dix heure était déjà bien entamé, mais son frigo lui était presque vide.

- Je ne sais pas si vous savez ce que vous voulez manger, mais je pense qu'il n'y aura rien de tout ça dans mon frigo. Si nous allions faire des courses en vitesse? Il y a un combini plus bas dans la rue... Nous en profiterons pour acheter un peu de vin...

Elle haussa les épaules en souriant telle une enfant qui avait fait une bêtise, et quittant sa chaise elle invita Torù à le suivre. Ne souhaitant pas se revêtir comme tout à l'heure, elle se saisit juste de tongues qu'elle enfila à ses pieds, avant de s'éclipser en vitesse pour aller chercher son porte-feuille. Revenant avec ce dernier dans les mains, elle jeta un oeil à Torù.

- Pas besoin de vous rhabiller vous savez, par ce temps, personne ne sera choqué par votre nudité... Certaines me féliciterons même de vous avoir mit dans cet état.

À ses mots, elle sourit et finit par ouvrir la porte pour sortir de l'appartement qui se vidait à présent de toute vie. Fermant la porte derrière eux, elle emprunta les escaliers. Elle faisait partie de ces femmes qui même pourvues des plus grands talons empruntaient les escaliers pour garder bonne conscience. Pas de bruits de talons, aucun, il n'était pas dans ses habitudes de sortir dans de telles tenues, sauf quand elle allait par exemple chercher du pain le matin. Elle se fichait pas mal de sortir en pyjama, sa rue était remplie d'échoppes qui n'attendait que sa venue, que ce soit vêtue correctement ou pas. Le combini n'était effectivement pas loin, à quelques mètres peut-être. Se faufilant à travers la foule en veillant parfois si Torù était toujours à côté, elle finit par pénétrer dans l'échoppe dont la fraicheur la fit frissonner de tout son corps.

- Vous avez le choix ici, si vous voulez me confectionner un plat de vos spécialités. Elle sourit, se tournant vers lui en attendant une réponse, pour savoir dans quels rayons ils allaient devoir se rendre. Vous aimez le rosé? Enfin, on peut prendre la bière aussi...
Inagawa Rim

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MessageSujet: Re: We are the world. [Torù] Ven 15 Avr 2011 - 16:05

Le vent frais apportait une note de douceur supplémentaire à cette matinée déjà bien agréable. Les deux jeunes gens étaient installés à côté l’un de l’autre, souriant tous deux. Proximité qui parfois les rendait un rien nerveux, guère doués pour ces jeux amoureux. En cela, ils se ressemblaient beaucoup. Plus les secondes passaient et plus ils se rapprochaient l’un de l’autre, leur jambe se touchaient, tandis que leur regard se détournaient ou se croisaient selon les situations, elle lui répondit.

« Je ne suis pas vraiment douée pour la cuisine... Je sais c'est un comble pour une femme qui vit seule... Elle rigola, posant ses mains sur son bassin, à présent appuyée de côté sur la rambarde. Mais le soir je ne suis jamais chez moi, et le midi je mange un peu n'importe quoi. Enfin, je vous fais confiance alors, je suis certaine que vous devez être plus doué que moi avec des casseroles. » Il allait d’ailleurs lui répondre quand la jeune femme s’immobilisa, semblant prendre conscience de quelque chose ou avoir une idée. Elle regarda vers l’intérieur de l’appartement, lui adressant un signe avant de s’éclipser. Il la regarda s’éloigner, dévorant la vision sublime de son dos et de ses hanches avant qu’elle ne disparaisse, happée par les ombres du salon. Il en soupira de dépit.

Il entendit quelques bruits provenant de l’appartement, avant que la silhouette enchanteresse de Rim ne réapparaisse. Il se retourna dos contre la rambarde, allant pour l’aider avant de se rétracter voyant que la jeune femme, s’occupait de tout. Dépliant les chaises sur la spacieuse terrasse avant de tirer une table. L’idée était tout simplement parfaite, il faisait beau mais la chaleur était tout simplement loin d’être suffocante, elle était tout simplement plaisante, comme cette journée dans son ensemble. A ses côtés, il se sentait bien, oubliant même son rang et ses attributions, il était tout simplement lui, un homme comme les autres. « Nous pouvons manger sur la terrasse, autant profiter d'une si belle journée... » Il la suivit du regard alors qu’elle s’installait sur la chaise, croisant sensuelement les jambes dans une position toute féminine.

Voilà une idée des plus séduisante.

Il souriait, restant tranquillement installé contre la rambarde, la détaillant elle ou les environs, savourant les rayons du soleil qui chauffait sa peau. L’astre pointait dans le ciel, l’heure avait sensiblement filé depuis qu’il était entré chez elle, il était déjà dix heure, peut être même plus. Le temps passait même trop rapidement, mais malheureusement il ne pouvait strictement rien à cela. Il passa une nouvelle main dans ses cheveux, détaillant les jambes galbées de la danseuse. Elle se redressa, le regardant étrangement pendant quelques secondes, comme si quelque chose clochait, puis il comprit quand elle prit la parole. « Je ne sais pas si vous savez ce que vous voulez manger, mais je pense qu'il n'y aura rien de tout ça dans mon frigo. Si nous allions faire des courses en vitesse? Il y a un combini plus bas dans la rue... Nous en profiterons pour acheter un peu de vin.. »

Il finit par se détacher de la rambarde, lui adressant un signe de tête avant de s’approcher de la jeune femme, lui tendant la main pour l’aider à se relever bien qu’elle n’en avait nul besoin. Juste par plaisir de pouvoir lui effleurer les doigts, serrer sa main.

Comme quoi nous allons avoir le plaisir de nous promener un peu tous deux.

Il passa des tongues, avant de filer dans l’appartement pour aller prendre quelque chose. Il en profita pour s’approcher de ses chaussures, les enfilant rapidement avant de les nouer. Un regard vers sa veste et son arme, il n’avait pas pour habitude de sortir sans, il n’avait d’ailleurs pas habitude de sortir en simple chemise, sûrement parce qu’il avait quelque chose à voiler. Même en pleine journée, les rues pouvaient être dangereuses pour un Yakuza, certains règlements de comptes se dévoilaient spectaculaire, pour faire passer un message. Il soupira plongé dans sa réflexion, avant que la belle danseuse ne revienne vers lui et mette court à tout débat d’une voix douce. « Pas besoin de vous rhabiller vous savez, par ce temps, personne ne sera choqué par votre nudité... Certaines me féliciterons même de vous avoir mit dans cet état. » Il lui répondit du tac au tac, avec amusement, tout en lui emboîtant le pas alors qu’elle sortait.

Tant que cet état vous plaît Rim, ce le principal.

Son sourire se dévoila plus malicieux, effleurant, du revers de la main, la hanche de la jeune femme quand il passa à ses côtés dans l’embrasure de la porte. Laissant pendre ostensiblement les pans de sa chemise, qui dévoilait sans guère de pudeur le torse de l’homme. Le bruit de la porte qui se ferme monta à ses oreilles, alors qu’il passait devant pour descendre l’escalier d’un pas vif, suivit de près par la jeune femme, il lui ouvrit bien entendu la porte, tout en lui adressant un beau sourire et glissa la pulpe de ses doigts contre le bas de son dos comme pour l’inviter à sortir. L’intérieur sombre de l’immeuble, dénotait avec la luminosité de la rue, il cligna une seconde des yeux, laissant la danseuse le guider jusqu’à l’échoppe, elle n’était pas loin, malheureusement. La balade s’en trouvant donc fort écourtée.

Le combini était de taille modeste, mais semblait parfaitement achalandé, au regard du tenancier, la jeune femme semblait avoir ses habitudes ici, normal quand on habitait à deux pas de là. Son regard se posa un peu partout, alors qu’il réfléchissait à ce qu’il pourrait préparer, avant de sourire à sa partenaire. Il était encore tôt, ils avaient donc tout le temps pour confectionner le repas, ceci dit, cela n’était que le midi, alors autant ne pas se lancer dans quelque chose de trop travaillé. De fait, son avis pencha très rapidement du côté de quelques préparations rapides, des makis feraient parfaitement l’affaire.

Quitte à manger sur la terrasse, autant nous faire plaisir. Que diriez vous de quelques maki, nous verrons pour la grande cuisine lors d’un dîner.

Pour le rosé c’est avec plaisir que je me laisserai tenter.


Comme elle connaissait les lieux, il la laissa le mener dans les différents rayons, perdant parfois un rien de sa concentration, quand au détour d’un aliment, elle venait à se pencher ou s’étirer. De son côté, il pignochait dans ce qui l’intéressait, les idées venant au compte goutte. Laitue, thon, avocat, un peu de surimi, d’avocat, de graines de sésame et bien entendu les algues. Parfois, il leur arrivait de batailler sur le produit, mais avec amusement. Un instant, il la dépassa pour venir se saisir d’une boite posée sur une étagère haute, lui offrant alors une nouvelle fois la vision de son buste.

Et voilà, il semble que nous ayons tout … sauf le rosé. Mais là je vous laisse choisir.

Enjoué, il la laissa prendre ce qu’elle désirait avant de passer à la caisse, bien entendu, il ne la laissa pas faire, hors de question qu’elle paie, il avait bien assez abusé de son hospitalité et le lui fit savoir, il sortit alors quelques billets de l’une de ses poches, arquant un sourcil devant l’état du billet qui avait du souffrir un peu de l’eau avant de le tendre au commerçant avec une moue amusée. Ne pouvant s’empêcher de relâcher un léger rire. Il paya donc et sortirent tous deux du magasin pour retourner dans l’appartement de la belle, les bras un rien chargé.

Il monta les escaliers en premier comme il les avait descendu, laissant voir à Rim sa silhouette imposante qui de dos pouvait se révéler aussi agréable que de face. Ils finirent par entrer dans l’appartement, posant les provisions sur le comptoir, glissant au frais dans le frigo ce qui en avait besoin, avant de se frotter les mains. Il retira une nouvelle fois ses chaussures avant de se décider à ôter entièrement sa chemise, quitte à passer une partie de la journée sur la terrasse, autant profiter pleinement du soleil. C’est distraitement qu’il laissa glisser la chemise sur ses affaires, avant de croiser fermement les bras en une posture masculine, qui faisait ressortir les muscles de ses biceps.

Nous n’aurons qu’à nous mettre à la cuisine dans une heure, ce sera rapide à préparer, qu’en dis tu ?

Le tutoiement était sortit tout seul, comme normal entre eux. Bien entendu, il fut lui même surpris que le tu sorte de ses lèvres, mais finalement c’était tout aussi bien ainsi.

♠♦♦♠

Onozawa Torù

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MessageSujet: Re: We are the world. [Torù] Ven 15 Avr 2011 - 17:43

Les courses ne leur prirent pas longtemps, Rim prenait des aliments de son côté, et Torù faisait pareil du sien. Lorsque c'était trop haut pour elle, l'homme l'aidait de sa grande taille et se saisissait de ce qu'elle ne pouvait attraper, elle le remerciait alors. Bientôt, ils eurent tout les aliments qu'il leur fallait, il ne restait plus que le rosé. Il fallait avouer que le vin préféré de la belle était le rosé, et qu'elle avait sa marque favorite; un rosé léger, pas trop amer, voire même plutôt sucré et légèrement pétillant, délicieux à savourer bien froid au soleil. La jeune femme le choisit donc au rayon qui n'était pas si grand mais peu importe, celui qu'elle appréciait le plus s'y trouvait. Elle se servit dans le rayon et prit donc deux bouteilles qu'elle ajouta aux aliments qu'elle avait dans les bras, et tout deux se rendirent donc à la caisse. Elle répartit les aliments sur le tapis, et, lorsqu'elle voulut tendre son billet au caissier, Torù la devança, sortant les billets légèrement chiffonnés de la douche qu'ils avaient eu. La jeune femme se sentit assez mal à l'aise qu'il paye les courses, mais ce qui était fait, était fait. Elle reprit les aliments quand le tout fut payé, et ils sortirent des magasins.

Le chemin fut court, ils rentrèrent à l'appartement et le yakuza la précéda à nouveau dans les escaliers, elle le suivit alors, et il fallait avouer que la vision de son torse et de son postérieur n'était pas du tout déplaisante, son corps semblait ferme et musclé, le genre de fessier dont les femmes fantasmaient... Oui, même si les hommes ne semblaient pas s'en rendre compte, énormément de femmes craquaient pour les fesses d'un homme, et c'était le cas de la danseuse, qui ne fit pourtant rien de plus que les regarder. Une fois revenu devant la porte de l'appartement, elle la ferma derrière elle et suivit Torù dans la cuisine pour y ranger les divers aliments dans le frigo et dans les armoires, mettant les deux bouteilles de rosé au frigo pour qu'elles soient bien fraiches pour l'apéro et ensuite le repas. Lorsqu'elle cessa tout mouvement car elle avait fini, Rim reposa enfin son regard sur Torù, avant de remarquer qu'il venait d'ôter sa chemise. D'abord elle resta sans réelle réaction, ses yeux parcourant son visage et son corps, sans savoir où ils devaient s'arrêter. Heureusement, la voix de Torù la tira hors de sa contemplation, et elle soupira légèrement pour se reprendre.

- Nous n’aurons qu’à nous mettre à la cuisine dans une heure, ce sera rapide à préparer, qu’en dis tu ?

Le tutoiement la fit légèrement tiquer, mais après tout, ce n'était pas plus mal. Quitte à l'appeler Torù, et à le voir à moitié nu, autant le tutoyer. Après tout, maintenant ils n'étaient plus réellement des inconnus. À part leurs passés respectifs, ils connaissaient plutôt beaucoup de choses l'un à propos de l'autre. Des choses qu'ils avaient demandé, ou des choses qu'ils avaient déduit. Lorsqu'il lui tourna le dos, à un quelconque moment, la jeune femme en profita pour observer le tatouage qui ornait son dos, semblant descendre encore plus bas que sa ceinture. Le tatouage était tellement travaillé qu'il n'en paraissait que plus réel. Un grand tigre cerné par un cerisier dont les pétales étaient aussi roses que les vraies. Captivée par cette magnifique fresque, la jeune femme s'approcha de lui, et, sans prévenir, elle fit glisser un doigt le long de son dos, sentant ses muscles saillants glisser sous sa peau.

- Tu permets?

Elle marqua bien le tutoiement, pour lui faire comprendre que ca ne la dérangeait pas. D'abord, elle parcouru le tigre du doigt, appréciant sentir la peau rendue légèrement rêche à cause de l'encre qui y avait été glissé. Arrêtant son ongle sur une de ses pétales de rose, elle vint poser sa deuxième main au bas de son dos, subjuguée par la beauté du tatouage. Le silence avait reprit son trône à présent, on entendait plus que leurs respirations respectives.

- Le tatouage en dit toujours bien plus que ce qu'un yakuza ne veut bien en divulguer sur lui-même... Un homme choisit toujours son fûdo à son image, qu'il ajoute au tatouage du clan...

Rim se fichait pas mal de lui faire comprendre qu'elle en savait bien trop sur la mafia, mais les tatouages l'avaient toujours fascinée. Celui de son père n'était autre que le dragon qui, contrairement à ce que l'on pouvait croire, protégeait du feu. Son père lui disait toujours "Petite fille, ne craint pas le feu", pour sous-entendre que le dragon la protégeait. Son tatouage était si lourd qu'elle n'avait jamais réellement pu en comprendre tous les détails. Hatsuharu, son frère, avait un tatouage à peu près pareil, avec des détails beaucoup plus personnels qu'il avait eu le droit d'ajouter... Elle, n'avait hérité aucunement de l'encre, juste du sang, mais ça lui suffisait.

- Le cerisier pour la vie, la bravoure... Seuls les yakuzas prêts à donner leur vie pour le clan se tatouent un cerisier... J'avais déjà compris, avant de réellement te parler, que tu étais quelqu'un de dévoué qui n'a pas froid aux yeux... Monsieur Ryusukai n'a pas du se tromper en t'acceptant dans son clan, tu dois faire un très bon yakuza, j'en suis certaine.

La jeune femme se recula d'un pas, légère, un sourire encré sur ses lèvres. Observant un instant le jeune homme, elle finit par se détourner vers le frigo pour y récupérer une bouteille de rosé à présent bien fraiche, puisqu'elle était déjà froide à l'achat. Ouvrant un tiroir pour y récupérer un ouvre-bouteille, elle jeta un oeil vers Torù, l'air enjoué, comme si rien ne venait de se passer. Après tout, elle ne pouvait laisser cette discussion sur la mafia se développer, au risque de mettre son identité en danger.

- Tu peux deux verres s'il te plait?

Elle tourna les talons, retournant sur la terrasse où elle prit la peine d'ouvrir la bouteille, prenant place sur une des chaises qu'elle avait placé plus tôt. Autant couper court avant que ça ne devienne vraiment trop périlleux pour la demoiselle, elle se devait de rester cachée après tout... Même si elle sentait que les questions n'allaient pas tarder, en ce qui la concernait.
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MessageSujet: Re: We are the world. [Torù] Ven 15 Avr 2011 - 19:30

« Tu permets? » Le Yakuza n’eut guère le temps de réfléchir à la question formulée par la belle, tout juste nota t’il l’utilisation du tu qui suggérait qu’elle acceptait qu’ils se tutoient. Fugace pensée qui fut rapidement chassée par le doigt de la danseuse qui vint se presser contre son dos, là ou se dévoilait ses tatouages. Il pencha la tête lentement, tout en la tournant vers l’arrière comme pour voir la jeune femme. Mais il n’en fit rien, la laissant faire, le regard baisser sur le sol. Il sentait son doigt glisser lentement selon les motifs qui se dessinaient à son regard, le Tigre tout d’abord, symbole même de son appartenance au clan Ryusukai. Son souffle devenait plus rauque au fur et à mesure des pérégrinations de la jeune femme. Elle se rapprocha de lui, jusqu’à poser sa main contre le bas de son dos. Elle dévorait son tatouage des yeux, continuant de faire flâner son doigt contre sa peau, glissant du côté du cerisier avec une curiosité qui faisait plaisir à l’homme.

Il allait ouvrir la bouche, pour lu i en parler, lui expliquer. Pour les Yakuzas, les tatouages n’étaient pas de simples dessins, ils avaient une signification importante, mais ses mots moururent entre ses lèvres avant même d’avoir formulé le moindre son, car la voix de la belle s’élevait dans la pièce. « Le tatouage en dit toujours bien plus que ce qu'un yakuza ne veut bien en divulguer sur lui-même... Un homme choisit toujours son fûdo à son image, qu'il ajoute au tatouage du clan.. »

Il était intrigué par les mots de la jeune femme, finalement, elle ne semblait pas avoir besoin d’informations, elle en savait bien assez. Elle n’était pas seulement curieuse, elle était surtout connaisseuse. Ses paroles étaient claires, limpides et surtout emplies d’une connaissance qui n’était pas donné à tout le monde. Bien entendu, elle aurait pu se renseigner par elle même, après tout, elle travaillait à la Panthère rose et devait y voir bon nombre de Yakuzas et en même temps sa façon de parler était, comme captivée et émerveillée par la vision de se tatouage, comme si il faisait référence à quelque chose de profond en elle. « Le cerisier pour la vie, la bravoure... Seuls les yakuzas prêts à donner leur vie pour le clan se tatouent un cerisier... J'avais déjà compris, avant de réellement te parler, que tu étais quelqu'un de dévoué qui n'a pas froid aux yeux... Monsieur Ryusukai n'a pas du se tromper en t'acceptant dans son clan, tu dois faire un très bon yakuza, j'en suis certaine. » Les paroles de la danseuse s’égrenaient en même temps que son doigt glissait sur dos, comme pour noter chaque dessin, caresser la texture donnée à sa peau.

Oui, elle en savait beaucoup et même si il mourait d’envie de lui demander le comment, il ne le ferait pas, pas maintenant, pas aujourd’hui. Il attendrait qu’elle ne lui livre son secret d’elle même, si elle y consentait. Elle finit par se reculer au grand damne de l’homme, brisant ainsi la proximité qui s’était créée. Torù ne put s’empêcher de laisser s’échapper hors de ses lèvres un faible soupire. Il tourna la tête pour la regarder, elle filait déjà vers le coin cuisine pour y récupérer bouteille et de quoi l’ouvrir. Elle lui sourit, un magnifique sourire emplit de douceur, auquel il répondit bien entendu, c’était plus fort que lui. « Tu peux prendre deux verres s'il te plaît? »

Mais bien entendu.


Il se dirigea à son tour vers la cuisine, tandis que la jeune femme partait vers la terrasse, trouvant aisément les verres, car plus tôt dans la journée, il l’avait vu en prendre un pour le résultat que l’on connaissait. Il sourit à se souvenir encore frais et vivace, relâchant même un petit rire, tandis qu’il s’emparait des verres, refermant le meuble doucement avant de la rejoindre au soleil. Elle était déjà installée sur l’une des chaises, il posa les verres et prit la bouteille, ouverte par la belle, pour les remplir lentement et ne pas en renverser une goûte. Les verres montrèrent bien vite que la boisson était fraîche comme il fallait. Il lui sourit doucement, avant de lui présenter l’un des deux verres, tirant l’autre chaise pour s’y installer, non loin de la danseuse qu’il contemplait comme captivé par son sourire, son regard et aussi son petit ventre. Il fit tinter son verre contre le sien avec un certainement amusement comme il l’avait vu faire dans certains films, puis il revint sur les tatouages mais certainement pas comme elle s’y attendait.

Je vois que tu en sais beaucoup sur les tatouages, alors plutôt que de te dire à quoi ils correspondent, plutôt te conter leur histoire.

Son sourire se fit plus tendre, alors qu’il s’installait confortablement sur la chaise, croisant lentement les jambes, sa position faisant ressortir encore un peu mieux le tracé des muscles de son torse. Il pencha un peu la tête en arrière comme pour savourer le soleil, avant de reprendre.

Je suis arrivé ici il y a un peu plus de huit ans. Et ce n’était pas une idée très brillante, pas que je n’aime pas Tokyo, surtout en cet instant, mais quand on est jeune sans sou et sans point de chute, c’est difficile. J’ai survécu comme j’ai pu. Un jour, un homme du clan Yamaguchi m’a trouvé, c’était un homme inflexible, loin d’être bavard, il était même dur mais il m’a sauvé. Une vie contre une vie, comme on dit. Il a donné un sens à ma vie, une rigueur, maintenant ma vie est au service du clan Ryusukai.


Il porta le verre à ses lèvres pour en boire une légère gorgée, savourant son goût, tout autant que sa fraicheur, il sourit de plus bel, se redressant un peu sur la chaise pour poser son regard sur Rim.

Très bon choix, le vin est délicieux. D'ordinaire je ne bois quasiment pas, mais ... il semblerait qu'en ta compagnie tout soit possible.

♠♦♦♠

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MessageSujet: Re: We are the world. [Torù] Ven 15 Avr 2011 - 21:02

Même si Torù se montrait adorable et doux, et qu'ils n'étaient plus si étrangers que ça l'un pour l'autre, Rim n'était pas encore au stade où elle était prête à lui raconter ses moindres secrets. Certes, elle se montrait moins méfiante, mais n'avait pas pour autant confiance en lui, jusqu'ici, il n'avait rien encore prouvé si ce n'était son dévouement pour elle, ainsi que pour son clan. Maintenant installée sur sa chaise, la jeune femme s'était perdue à contempler le liquide rose présent dans la bouteille de verre couverte d'une très légère buée du au changement de température. L'apparition de l'homme sur la terrasse la fit sortir de ses songes et elle se redressa, ramenant ses cuisses contre son poitrail, ses pieds à présent posés sur le bord de la chaise, donc. Elle observa le yakuza se rendre jusque sa chaise, appréciant chaque mouvement que pouvait avoir ses muscles sous sa peau. Pour le dire franchement, il était tout ce qu'elle avait pu voir de plus sexy jusqu'ici, aucun de ses clients n'avait jamais égalé le corps qu'il lui offrait aujourd'hui... Enfin offrir était un bien grand mot, elle pouvait juste le regarder et l'effleurer de temps à autre.

Torù remplit les deux verres qui eurent pour réaction de se couvrir eux aussi d'une légère buée, prouvant que le liquide était frais comme il le fallait. Se saisissant de son verre, elle sourit lorsque l'homme vint faire tinter le sien contre, en signe de santé comme on le faisait toujours dans les films, oui. Lui offrant un sourire plus que amusé, la jeune femme porta le verre de cristal jusqu'à ses fines lèvres rosées, savourant le goût que ça lui procurait. Ce n'était pas une grande buveuse de vin, mais elle appréciait prendre un petit verre de temps en temps, juste pour le savourer. Torù maintenant installé, elle le regarda un instant, portant de temps à autre son verre à ses lèvres pour déguster la boisson sucrée.

- Je vois que tu en sais beaucoup sur les tatouages, alors plutôt que de te dire à quoi ils correspondent, plutôt te conter leur histoire.

Rim se contenta d'hocher la tête en souriant, elle n'allait pas dire qu'elle avait fréquenté la mafia pendant presque dix-sept ans avant de fuir. Gardant à présent son attention rivée vers Torù, elle se contentant de l'écouter parfois sérieusement, parfois en souriant, elle était réellement intéressée par tout ce qui concernait l'histoire des clans, de leurs ancêtres et de leurs tatouages. Elle ne trouvait pas que les yakuzas étaient de mauvais hommes, au contraire, ils étaient les premiers à intervenir pour le pays en cas de problème. Torù se pencha un instant en arrière pour prendre le soleil, il faisait réellement bon midi approchant; et enfin il reprit:

- Je suis arrivé ici il y a un peu plus de huit ans. Et ce n’était pas une idée très brillante, pas que je n’aime pas Tokyo, surtout en cet instant, mais quand on est jeune sans sou et sans point de chute, c’est difficile. J’ai survécu comme j’ai pu. Un jour, un homme du clan Yamaguchi m’a trouvé, c’était un homme inflexible, loin d’être bavard, il était même dur mais il m’a sauvé. Une vie contre une vie, comme on dit. Il a donné un sens à ma vie, une rigueur, maintenant ma vie est au service du clan Ryusukai.

Le clan yamaguchi était réputé pour recruter les gosses sans abris qu'il pouvait trouver dans les rues. À ce qu'il parait, à ses débuts, monsieur Ryusukai en faisait d'ailleurs partie avant d'en devenir le successeur officiel. C'était des histoires magnifiques comme celle-ci que Rim aimait entendre, des histoires qui finissaient bien, des histoires qui étaient parfois similaires à la sienne, sauf que la fin n'était pas semblable. Le yakuza finit par se redresser pour reporter son attention sur elle, elle soutint son regard et ne put s'empêcher d'être un peu gênée par le compliment qu'il lui adressa ensuite;

- Très bon choix, le vin est délicieux. D'ordinaire je ne bois quasiment pas, mais ... il semblerait qu'en ta compagnie tout soit possible.

Aux premiers abords, Torù ne lui avait pas parut être un homme avec autant de douceur, pourtant c'était déjà le deuxième ou troisième compliment qu'il disait et qui la faisait sourire. Elle aimait les hommes attentionnés, mais pas trop, et c'était exactement ce que Torù aidait. Il lui ouvrait les portes, mais ne l'aidait pas à porter ses courses, il remplissait les verres mais n'insistait pas pour ouvrir la bouteille, chacun sa merde, en moins pire quand même. Elle aimait cet aspect, le fait de boire à la même eau, mais pas dans le même verre, ensemble mais séparés. Il faut dire qu'ayant vécu seule ces années, elle était devenu bien trop indépendante que pour accepter facilement quelqu'un dans sa vie, et Torù ne s'était pas arrêté à l'aspect de la jeune femme chiante et méfiante, et avait creusé bien plus loin que tout ceux qu'elle avait fréquenté, c'est certainement ce qu'elle trouvait merveilleux chez lui.

- C'est gentil mais... Je n'ai pourtant rien de plus qu'une autre femme, avec ton charme tu aurais pu faire toutes ces choses avec n'importe laquelle d'entre elles.

La danseuse lui sourit et, reposant ses pieds au sol, elle s'empara de la bouteille et resservit un fond à tout deux, histoire ne pas être joyeux sans ne rien à voir dans le ventre, il n'était pas conseillé de boire le ventre vide, au risque d'accentuer l'effet de l'alcool ou du vin consommé. Reprenant sa place initiale, la jeune femme lâcha un léger soupir prouvant qu'elle était calme et à l'aise, voire trop sereine. Quand on pense qu'il y a une heure ou deux, elle était méfiante et sur ses gardes, prête à jeter Torù dehors au moindre faux mouvements, et que là, ils étaient tout deux en tenues légères, verre de vin à la main à se sourire sans cesse... C'était presque incompréhensible. Peut-être alors, y avait-t'il un réel courant entre eux?

- Tu sais, nos vies ne sont pas si différentes. Je suis partie de chez moi à 17 ans, j'ai tout laissé là, je suis partie sans rien. La danse a du me sauver la vie, sans ça, je serais restée à la rue, vivant telle une SDF... Je dois beaucoup aussi à la résidence, même si ça ne m'a pas sauvé la vie... Je dois dire que je m'y suis rendue de mon plein gré pour d'autres raisons que l'argent.

Des raisons qui concernaient donc son frère, Hatsuharu, nouvel oyabun du clan Inagawa depuis quelques temps maintenant. Elle ne l'avait plus revu depuis l'année de ses dix-sept ans, mais le savait toujours en vie puisqu'elle entendait parler de lui par des clients, ou encore lorsqu'elle entendait des brides de conversations avec Monsieur Ryusukai. Tentant de prendre un air plus que relaxé, voire détaché pour ne pas trop sembler accrochée au sujet qu'elle allait aborder, elle soupira légèrement;

- Vous connaissez Monsieur Inagawa? J'ai entendu qu'il était très proche de Monsieur Ryusukai...

C'était une façon comme une autre, de prendre des nouvelles de son frère ainé, sans avoir à espionner des conversations ou quoi que ce soit. Torù étant proche de Khyro, elle espérait qu'il ait déjà eu à faire à Hatsuharu, ce serait une chance merveilleuse pour elle.
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MessageSujet: Re: We are the world. [Torù] Ven 15 Avr 2011 - 22:04

Torù n’avait parlé que brièvement de lui, il ne se confiait jamais et si aujourd’hui, il faisait une incartade à cela, il restait tout de même évasif sur les détails de sa vie avant et depuis qu’il faisait partie du clan anciennement Yamaguchi. Ce n’était pas une question de confiance, même si il ne la connaissait que depuis quelques heures, il y avait quelque chose entre eux, un lien qu’il avait du mal à définir qui lui faisait penser qu’il pouvait oublier sa méfiance. Mais des années de replis sur soit et de méfiance ne s’effaçait pas totalement en deux heures, aussi les réminiscences de tout cela continuait à revenir par moment. Il contempla, la jeune femme qui lui faisait face, suivant de son regard ses jambes qu’elle avait repliée contre elle, c’était une femme au naturel et chaque seconde qu’il passait en sa compagnie le rendait un peu plus accroc. Il sourit, complètement méditatif pendant quelques minutes. Il savourait chaque instant passé en sa compagnie, il avala une nouvelle gorgée de vin, avant de reposer le verre sur la petite table et de glisser les mains derrière sa tête, croisant les doigts, prenant ses aises.

« C'est gentil mais... Je n'ai pourtant rien de plus qu'une autre femme, avec ton charme tu aurais pu faire toutes ces choses avec n'importe laquelle d'entre elles. » Elle changea elle aussi sa posture, un bref instant, le temps de faire couler un peu de vin dans leur deux verres. Juste assez pour qu’il admire le déplaçant de ses jambes et l’apparition de son ventre. Il aspira une légère bouffée d’air avant de relâcher un soupire de bien être.

Tu es toi même Rim et pour moi c’est bien assez.

Il lui adressa un sourire franc, qui voulait tout dire. Retirant finalement les mains de derrière sa tête pour prendre une posture un peu plus convenable. Le soleil grimpait petit à petit dans le ciel et réchauffant la peau de l’homme avec bienveillance. Il ferma un instant les yeux, tout offert au soleil et au regard de la danseuse avant de relever un peu la tête, tandis qu’elle parlait d’elle, l’écoutant avec une grande attention, opinant parfois du chef à ses propos. « Tu sais, nos vies ne sont pas si différentes. Je suis partie de chez moi à 17 ans, j'ai tout laissé là, je suis partie sans rien. La danse a du me sauver la vie, sans ça, je serais restée à la rue, vivant telle une SDF... Je dois beaucoup aussi à la résidence, même si ça ne m'a pas sauvé la vie... Je dois dire que je m'y suis rendue de mon plein gré pour d'autres raisons que l'argent.. »

Oui, ils avaient tous deux vécu des affres similaires. Il avait lui aussi un âge similaire quand il avait quitté, la maison, il connaissait même la vie dans la rue, marcher le soir sans savoir ou dormir, sans savoir même parfois si le matin on se réveillerait entier, voir vivant tout court. Mais c’était un battant, tout comme elle. Ils avaient tous deux fait un choix, un choix qu’ils assumaient totalement, c’était pour cela qu’ils étaient semblables et qu’ils s’entendaient bien. Ils avaient été forgé par les mêmes difficultés. Bien entendu, il y avait certainement quelques différences, mais oui ils se ressemblaient pas mal sur ce point.

Elle lui posa alors une question un rien étrange, mais qui pouvait certainement se comprendre étant donné la discussion qu’ils avaient eu plus tôt sur les tatouages et les Yakuzas. « Vous connaissez Monsieur Inagawa? J'ai entendu qu'il était très proche de Monsieur Ryusukai. » Il arqua un sourcil, pensif pendant quelques secondes alors qu’il la détaillait. Il connaissait Monsieur Inagawa, pas intimement bien entendu, il l’avait croisé à quelques reprises à la résidence, mais rien de bien intéressant et encore moins d’extravagant. Un client avait sûrement mentionné son nom à la Panthère et curieuse elle souhaitait en savoir plus. Même si ce n’était pas son genre, il n’y avait rien de mal à ce qu’ils lui disent quelques mots sur l’oyabun. Aussi il lui répondait d’une voix légère.

Je n’ai croisé qu’a quelques reprises monsieur Inagawa, c’est un homme très respectable et hautement respecté. L

e clan Inagawa est en d’excellentes mains le concernant, d’ailleurs comme vous semblez le savoir, il est allié au clan Ryusukai, alliance des parents qui a continué avec leur descendance. Ils sont tous deux amis, même si le terme est un peu fort, dans le milieu malheureusement l’amitié est vite friable.


Il attrapa son verre qu’il vida de quelques gorgées, puis lentement il se redressa, quittant sa chaise pour se placer face à la jeune femme, qu’il dévora un instant du regard avant de se reprendre. Il posa les mains sur ses hanches, cachant quelques secondes le soleil, projetant une ombre massive sur la jeune femme, avant de s’accroupir face à elle, posant ses avants bras contre ses genoux, il lui adressa un sourire enjoué, venant très légèrement caresser ses genoux du bout des doigts.

Mais si nous parlions d’autre chose que des yakuzas, pas que le sujet ne me passionne pas mais je passe déjà bien assez de temps à travailler pour espérer, surtout en ce moment, parler d’autres choses. Si tu me disais plutôt ce que tu aimes, je te laisse le choix du sujet, cinéma, musique, enfin tout ce qui te passera par la tête.

D’ailleurs si ça te dit, on pourrait mettre un peu de musique ?


♠♦♦♠

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MessageSujet: Re: We are the world. [Torù] Sam 16 Avr 2011 - 9:27

- Tu es toi même Rim et pour moi c’est bien assez.

Torù n'était pas radin sur les compliments, et le pire dans tout ça c'est que ce n'était pas des phrases clichées qu'il aurait pu trouver dans 'la drague pour les nuls' ou encore sur internet, c'était de jolies choses si bien dites que la jeune femme ne pouvait s'empêcher de sourire et de les apprécier. Malgré qu'il aie paru presque hautin au début de cette journée, la jeune femme ne pouvait que l'apprécier un peu plus à chaque minute passée avec lui. Elle s'amusait à contempler son visage, ce si beau sourire qu'il ne cessait de lui offrir, alors qu'au début il fut aussi froid et aussi dur que du marbre. Là, il avait laissé tomber arme et chemise, pour le plus grand plaisir de notre demoiselle. Enfin, il faut dire que de son côté elle ne se faisait pas non plus prier pour lui sourire, même si niveau compliment elle s'avérait être beaucoup moins douée. Torù avait passé ses bras derrière sa tête, et le contemplant elle fit glisser son regard noisette sur ses biceps qui ne pouvaient qu'être mit en valeur par la position, mais il ne tarda pas à reprendre sa position initiale qui était certainement plus correcte.

La question aussi étrange soit-elle qu'avait posé Rim ne sembla pas déranger le yakuza, qui ne fit ni grimace ni bruits étranges pour montrer son incompréhension ou encore ses soupçons, c'était déjà ça. De toute façon, s'il s'était étonné de cette question, elle aurait pu trouver n'importe quelle excuse pour lui faire croire que c'était juste de la curiosité, et que comme elle s'intéressait un peu aux tatouages et tout ça, elle aurait aimé en savoir plus sur cet homme dont elle avait entendu parler. Rim aurait pu même dire qu'elle l'avait déjà rencontré une fois à la résidence et qu'il lui avait beaucoup plus... Quand on pense que réellement, ce grand homme est seulement son frère, c'en est presque déroutant. Physiquement, ils se ressemblaient très peu, rien de très flagrant. Lorsqu'ils étaient petits, ils avaient bien quelques mimiques en commun, la façon de bouder par exemple, mais avec le temps, ils ne devaient à présent plus rien à voir de semblable, si ce n'était le sang... Rim ne pouvait même pas se vanter d'être une Inagawa, puisqu'elle devait voiler son identité aux yeux de tous.

- Je n’ai croisé qu’a quelques reprises monsieur Inagawa, c’est un homme très respectable et hautement respecté. Le clan Inagawa est en d’excellentes mains le concernant, d’ailleurs comme vous semblez le savoir, il est allié au clan Ryusukai, alliance des parents qui a continué avec leur descendance. Ils sont tous deux amis, même si le terme est un peu fort, dans le milieu malheureusement l’amitié est vite friable.

Rim savait parfaitement que le clan était allié au clan Ryusukai depuis des décennies déjà, elle-même avait déjà eu la chance d'apercevoir le grand yamaguchi à sa porte lors de réunions organisées par le clan Inagawa, mais elle était chaque fois renvoyée plus loin, dans sa chambre par exemple. Rares étaient les femmes qui avaient pu entendre tous les dires de ces hommes pour le moins mystérieux. C'était une réelle histoire d'hommes, pourtant elle aurait aimé pouvoir en faire partie, elle avait toujours été fascinée par ce milieu. Hochant alors la tête aux dires de Torù, elle finit par sourire, heureuse d'apprendre que Hatsuharu avait prit la réelle succession de son père, que ce soit pour le clan ou son comportement, visiblement c'était quelqu'un de très sage et respecté de tous, comme il se devait d'être. Elle aurait aimé le croiser un jour, avoir une discussion de frère et soeur avec lui... Mais maintenant ils étaient deux réels étrangers, et elle craignait que même les liens du sang ne puissent rien y changer. Rim s'amusait à imaginer son frère comme avant, le même petit garçon naïf mais plein de courage... Elle ne voulait pas se rendre à l'évidence, que même nez à nez, son frère ne la reconnaitrait pas. Comme les derniers temps qu'elle avait passé avec lui, il devait être toujours occupé.

Le tintement du verre de Torù lui fit relever la tête vers lui, et il ne tarda pas à venir se poster devant elle, faisant disparaître tout le soleil qui l'instant précédent baignait encore sa peau. Le yakuza ne tarda pas à s'accroupir et la jeune femme suivit le mouvement du regard. Maintenant là à sa hauteur, elle lui sourit, ne sachant pas quelles étaient ses intentions. Lorsqu'il posa ses avant-bras contre les genoux, la belle en fut légèrement surprise mais elle ne broncha pas. Il se mit alors à caresser très légèrement ses genoux, et pour tout dire, le contact n'était pas du tout désagréable... Mais cette fois, elle avait bien vu qu'il l'avait dévoré des yeux, puisqu'elle n'avait pas cessé de le regarder, elle non plus.

- Mais si nous parlions d’autre chose que des yakuzas, pas que le sujet ne me passionne pas mais je passe déjà bien assez de temps à travailler pour espérer, surtout en ce moment, parler d’autres choses. Si tu me disais plutôt ce que tu aimes, je te laisse le choix du sujet, cinéma, musique, enfin tout ce qui te passera par la tête. D’ailleurs si ça te dit, on pourrait mettre un peu de musique ?

Rim avait parfaitement comprit que Torù recherchait de plus en plus le contact avec elle, mais elle n'y avait pas été réceptive puisqu'elle avait prit ça pour des gestes tout à fait banals, que même des amis se font entre eux. Mais la, c'était limpide comme de l'eau de roche, le yakuza avait envie de poser ses mains sur elle, et peut-être même plus que ses mains. Gardant tout de même son sourire, la jeune femme sourit à sa proposition. Souhaitant se redresser, elle posa -et c'était voulu- une main à la base de la nuque de Torù, en douceur, pour lui faire comprendre qu'elle allait se lever, mais c'était aussi l'occasion de lui rendre toutes les petites caresses qu'il avait pu lui accorder jusqu'ici. Son pousse glissa sur la beau légèrement brunie de l'homme, avant de briser totalement le contact. Rim était à présent debout, s'éloignant vers le salon pour aller mettre un peu de musique. Se penchant pour atteindre la chaine stéréo qui se trouvait dans le meuble de la télé, elle en ouvrit les portes et la mit en marche, glissant divers cd pour que les chansons ne tournent pas en boucle. C'était des chansons plutôt récentes, de divers styles, mais cela tournait autour de ce que tout les jeunes de nos jours écoutaient. En tant que danseuse, elle écoutait toutes les musiques sur lesquelles elle pouvait se trémousser sans problème. Augmentant le son, elle retourna alors sur la terrasse, y retrouvant Torù.

- Tu veux me faire danser, c'est ça?

Non elle n'en savait rien, mais la musique ne la laissait jamais indifférente, elle avait toujours besoin de bouger un peu lorsqu'elle en entendait une qui lui plaisait, même si elle faisait ses courses. À ses dires elle rigola et se passa une main dans les cheveux, se dandinant naturellement sur la musique qui passait pour le moment. Tendant les bras vers le ciel, elle s'étira félinement avant de reprendre sa position initiale.

- J'aime beaucoup la musique... C'est normal, pour danser il faut toujours de la musique. On pouvait d'ailleurs le voir, puisque son corps entier ondulait doucement sur la musique présente. Mais je suis aussi une grande cinéphile, j'en regarde énormément... Et pas des films à l'eau de rose comme tu pourrais le croire.

Elle s'amusait à le taquiner, et quand elle ne riait pas elle souriait. C'était réellement une autre femme qu'aux premières minutes de leur rencontre. Rim sentait bien que la tension, pourtant pas mauvaise qu'il y avait entre eux ne cessaient de s'accroître, et plus le temps passait, plus elle pouvait définir le genre de tension que c'était. Elle s'arrêta d'ailleurs de rigoler et de sourire, son regard se posant dans celui-ci de Torù, ne pouvant s'empêcher d'être légèrement gênée.
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MessageSujet: Re: We are the world. [Torù] Sam 16 Avr 2011 - 15:10

Peut être se montrait il trop entreprenant avec la jeune femme, il ne saurait le dire. Ce qu’il savait en revanche c’est qu’en sa compagnie, il n’avait plus de protection, plus d’armure, il se montrait tel qu’il était. Si il s’était comporté comme à son habitude, il n’aurait jamais baissé sa garde devant la belle danseuse, il serait resté de marbre, impassible comme il l’était toujours. Beaucoup de Yakuzas, usaient voir abusaient de leur place pour charmer les femmes, ce n’était pas son cas, il était même tout le contraire distant au possible. Jusque là, elles n’étaient que quelques visages, des problèmes en perspectives. Surtout quand il entendait les déboires de certains. Mais avec Rim s’était différent, très rapidement un feeling c’était établi entre eux et depuis une heure, la tension ne cessait de grimper aux grès des minutes. Sous le soleil, il s’était plu à la contempler, maintenant il était presque à ses pieds.

Guettant le moindre signe, elle posa une main contre sa nuque, à la base, lui offrant même une doucereuse caresse, il s’écarta légèrement, la laissant se lever et s’éloigner. Ils auraient un peu de musique. Quelques bruits lui provenaient du salon, la belle semblait bel et bien s’occuper d’allumer sa chaîne, quelques nouvelles sonorités, elle devait mettre plusieurs CD.

La musique commença a s’élever tandis que Torù finissait lui aussi par se relever, marquant le rythme d’un index contre sa cuisse, cherchant à reconnaître le premier titre. Il était loin d’être un amateur avisé de musique, pour ainsi dire, il n’écoutait pas la radio et n’achetait pas de CD, oui quand il disait qu’il était austère et rigoureux, ce n’était en rien une extravagance. C’était une façon de vivre, bien entendu, il lui arrivait parfois d’écouter un peu de musique, par exemple quand il montait dans une voiture et qu’un des hommes mettait la radio, ou aussi quand changeant de chaînes sur la télévision il venait à tomber sur un clip. Tout cela pour dire, qu’il ne connaissait pas cette musique, mais cela ne l’empêchait pas d’en apprécier le rythme. Rim augmenta un peu le son pour qu’on l’entende mieux sur la terrasse avant de rejoindre le Yakuza.

« Tu veux me faire danser, c'est ça? » Quelques mots prononcés avec amusement, comme pour le taquiner. Elle riait même de sa phrase, avant de commencer à bouger un peu sur le son que relâchait la chaîne. Elle passe une main dans ses cheveux avant de tendre les bras dans le ciel, dans un étirement qui ne fit que remonter un peu plus le débardeur de la belle, ce qui était loin de déplaire à l’homme. Autant dire que si il n’écoutait pas beaucoup la musique, il allait encore moins dans les clubs, enfin si il s’y rendait parfois mais c’était souvent pour un entretien, un échange, voir pour s’occuper de quelqu’un, il ne faisait guère alors attention à ce qui ce passait autour et ne prenait pas la peine de danser. Mais l’idée proposée par la jeune femme était d’une certaine façon alléchante et le fit rire un peu. Il pouvait bien se laisser aller encore un peu plus, maintenant tout cela n’avait plus d’importance.

C’est que je ne suis pas un grand danseur, mais l’invitation est bien trop tentante, pour la refuser.

Lui souriant grandement, il se rapprocha un rien, continuant de marquer les notes de son doigt avant de commencer à bouger, d’abord le tronc, puis enfin les jambes. C’était loin d’être transcendant, mais pas non plus déprimant, il avait le mérite de se laisser porter par la musique, regardant Rim dans les yeux comme pour savoir si qu’elle voyait lui plaisait. Il fallait avouer qu’il manquait d’expertise, mais en même temps arrivait à contrebalancer cela d’une certaine façon, peut être les mouvements de ses muscles qui roulaient au grès de ses mouvements, lui conférant un charme certain, sans tomber dans l’impudence. Pour sa part la jeune femme continuait à danser, son corps ondulant délicieusement avec toute la grâce digne de la danseuse qu’elle était. « J'aime beaucoup la musique... C'est normal, pour danser il faut toujours de la musique. Mais je suis aussi une grande cinéphile, j'en regarde énormément... Et pas des films à l'eau de rose comme tu pourrais le croire. »

Elle souriait beaucoup, riait parfois, ils continuèrent à danser tous les deux, les minutes passant, leur regard s’entrecroisaient, jusqu’à ce qu’elle finisse par arrêter de sourire, comme gênée. Il ne se posa pas plus de question et combla la distance qui les séparant ne laissant que quelques centimètres entre deux corps. Son regard restait ancré dans celui de la jeune femme comme pour l’aider à se détendre, ils étaient sur la même longueur d’onde. Il caressa tendrement la joue de la belle danseuse du bout des doigts, tout en continuant à danser, gardant une distance entre eux deux qui pouvait voler en éclat à tout instant.

Une grande cinéphile vraiment ? Voilà qui est intéressant, ainsi en plus de nous promener dans le quartier, de passer au parc d’attraction, nous pourrions aussi aller au ciné. Même si je ne vais pas souvent au cinéma, cela ne m’empêche pas de voir quelques films. Ca fait cliché mais j’aime bien les films de Yakuzas, les films à suspens et d ‘action.

Il glissa alors ses mains sur les hanches de la jeune femme pour la tourner dos à lui tout en continuant à danser, c’était juste spontané. Permettant ainsi de détacher son regard du sien et reprendre un rien ses esprits et encore, bien trop enivré par la jeune femme et cette merveilleuse après midi. Il finit par rompre le contact après quelques mots avant de la laisser se tourner de nouveau contre lui, le visage heureux, il la détailla longuement.

J’adore aussi la lecture, un peu de tout, livres policiers, romans …actualité.

La lecture était l’un des moyens d’évasion les plus agréable qu’il avait trouvé, il lisait d’ailleurs principalement de la lecture japonaise, très peu d’étrangère exception faites de quelques auteurs européens. Le livre ouvert, il s’immergeait totalement dans la lecture, tournant les pages lentement et avec grande attention, jusqu’à ce que les heures filent et qu’il perde la notion du temps. Il lisait aussi beaucoup des livres politiques, ainsi que les revues de presses, se tenant au courant de tout ce qui se passait dans le pays et le monde. Mais en cet instant il n’y avait pas de livre, mais la plus belle des femmes qui se dandinait face à lui. La tension devenait de plus en plus forte, palpable et presque gênante, pour autant il ne se laissa pas aller à la disperser de la seule façon qui était possible, pas encore tout du moins.

Mais dis moi, aimes tu les musées ? Il m’arrive d’aller voir quelques expositions, photographies, calligraphies .. Enfin cela fait peut être un peu vieux jeu.

Lui adressant alors un léger sourire narquois, alors qu’il se mouvait à ses côtés aux sons d’une nouvelle musique.

♠♦♦♠

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MessageSujet: Re: We are the world. [Torù] Dim 17 Avr 2011 - 10:34

- C’est que je ne suis pas un grand danseur, mais l’invitation est bien trop tentante, pour la refuser.
À ces mots, Torù n'avait pas tardé à se déhancher lui aussi, non, ca n'avait rien de magnifique ou surprenant, pourtant cela dégageait un charme insoupçonné que la jeune femme aimait beaucoup. Il ne semblait pas faire partie de ces personnes coincées qui restaient assit sur leur siège en attendant que la soirée finisse... Elle trouvait cela tout bonnement ridicule de sortir en boite pour rester assit verre à la main... Enfin peu importe. L'instant présent était plus importante que des songes idiots qui ne menaient à rien. Elle s'amusa à le regarder danser un instant, elle pouvait voir le moindre de ses muscles s'actionner, surtout ceux de son torse et de ses bras... Ha ouai, il était vraiment bien foutu. Il se rapprocha d'ailleurs en silence, semblant vouloir combler la distance qui les séparait l'instant d'avant. Leurs regards ne se quittaient plus, ils restaient fixés l'un dans l'autre, comme si ils ne pouvaient pas regarder ailleurs. Bientôt, le yakuza vint poser quelques doigts sur la joue de Rim, ce qui eut don de la faire sourire jusqu'aux oreilles, bien qu'un peu timide.

- Une grande cinéphile vraiment ? Voilà qui est intéressant, ainsi en plus de nous promener dans le quartier, de passer au parc d’attraction, nous pourrions aussi aller au ciné. Même si je ne vais pas souvent au cinéma, cela ne m’empêche pas de voir quelques films. Ça fait cliché mais j’aime bien les films de Yakuzas, les films à suspens et d ‘action.

La jeune femme sourit à la proposition que venait de lui soumettre l'homme, elle n'était pas si bête et semblait même très intéressante. Si vous voulez emmener Rim dans un endroit qu'elle aime, miser pour un bon petit film était toujours la meilleure option, en plus d'un repas pour lui remplir l'estomac. L'instant d'après, elle sentit les mains massives de Torù glisser sur ses hanches, se qui la fit se crisper, mais elle ne broncha pas, se contenta de lui tourner le dos comme il semblait le lui demander. Être ainsi logée contre lui, la faisant se sentir particulièrement en sécurité, c'est fou comme les bras d'un homme pouvait changer la vision qu'une femme avait du monde. Tout ce qui semblait sombre et effrayant paraissait alors inoffensif, et presque rose. Malheureusement, cela ne dura pas bien longtemps puisque, l'instant d'après, il la fit se tourner de nouveau face à lui, maintenant il n'y avait plus aucun écart entre eux, leurs corps semblaient s'épouser à la perfection. Relevant le visage vers lui, elle pu découvrir un air plus qu'heureux encré sur le visage du yakuza.

- J’adore aussi la lecture, un peu de tout, livres policiers, romans …actualité.

Rim appréciait aussi énormément la lecture, mais à choisir entre un livre et un film, elle n'hésitait pas. Ce n'est pas qu'elle était trop paresseuse pour ouvrir un bouquin, plutôt qu'elle aimait s'émerveiller avec de magnifiques films, dont l'histoire était aussi recherchée que les décors. Elle aimait les personnages profonds, avec un caractère et pourquoi pas une histoire compliquée... Bizarrement, elle pouvait rapidement s'identifier aux héros des films qu'elle regardait... Quand on y pense, Torù et elle aurait pu faire de leur vie un film... Bien qu'ils n'en connaissent pas encore la fin. D'ailleurs Rim n'aimait pas les films trop prévisibles, où elle pouvait dire à l'avance ce qui allait arriver avec le personnage principal, elle aimait les destins inextricables, compliqués. Plutôt étrange pour une femme qui ne souhaitait qu'une chose, la tranquillité.

- Mais dis moi, aimes tu les musées ? Il m’arrive d’aller voir quelques expositions, photographies, calligraphies .. Enfin cela fait peut être un peu vieux jeu.

À vrai dire, elle n'avait encore jamais visité un musée de sa vie, mais elle trouvait que la photographie avait quelque chose de presque magique... C'était à peu près le seul moyen de garder en image des souvenirs qu'autrement l'on oublie bien vite. Elle appréciait regarder des clichés qui lui procuraient des sensations rien qu'en posant ses yeux dessus, des photographies profondes; avec un réel sens, qui pouvait l'émou voire pour un rien. Rim était très sensible aux jolies choses plutôt lyrique. Et, Torù avait dit à Rim plus tôt dans la journée qu'il aimait prendre des photos de paysage, elle en conclu donc qu'il se rendait à ce genre de musée car il appréciait ça... Elle trouvait cela adorable qu'un homme apprécie la photographie, surtout un yakuza qui d'apparence ne semblait pas du tout sensible.

- Les musées ce n'est pas vraiment mon truc... Enfin, j'en ai jamais visité non plus... Mais tu prends des photos toi aussi non? Il faudra que tu me les montres un jour, je suis certaine que tu as du talent.

Elle rit alors un peu, et forcée de devoir se soutenir quelque part lorsqu'elle dansait contre lui, elle finit par poser ses deux mains sur son torse, au niveau de ses abdominaux qui ne lui procurait qu'une envie, les toucher. Mais elle n'allait pas se permettre ce genre de choses, elle était censée être sage. La musique suivante sembla plaire énormément à la jeune femme qui bougea plus, presque comme elle le faisait sur scène, d'une manière sexy et gracieuse à la fois. Glissant ses mains dans celles de Torù, elle lui adressa un sourire, s'amusant à onduler contre lui, s'accroupissant légèrement pour ensuite remonter, et tout cela sur le rythme de la musique. Lui tournant alors le dos à nouveau, elle posa ses mains sur les hanches du yakuza, s'amusant à le taquiner un peu... Et pourquoi pas le provoquer, sa chute de reins et son postérieur glissant sensuellement contre l'homme, des caresses que l'on ne pouvait bien sûr pas ignorer. Tout le corps de Rim semblait vibrer de la musique qu'elle entendait, chaque partie de ce dernier semblant danser en rythme. Elle avait la danse dans le sang, certes, mais là n'était plus le sujet.
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MessageSujet: Re: We are the world. [Torù] Dim 17 Avr 2011 - 12:04

Les deux êtres dansaient l’un contre l’autre, la proximité aidant, leur corps se touchaient souvent, s’épousaient même comme si ils étaient fait l’un pour l’autre. L’homme discutait un peu, dévoilant les choses qu’il aimait, films, lecture, musée. Cherchant dans les paroles cette concentration qui semblait chaque seconde lui échapper un peu plus. Il n’aimait pas perdre le contrôle et depuis quelques minutes, non même une heure, il faisait en sorte de se contenir, bien entendu il lui offrait parfois quelques caresses, il ne pouvait s’en empêcher, mais il continuait à faire bonne figure. Tout du moins il essayait, désespérément. Peut être parce qu’elle lui avait dit plus tôt quand elle étaient encore énervée contre lui, quand elle pensait qu’il était envoyé ici à dessin. A cet instant, elle pensait qu’il agissait juste sur demande pour la mettre dans son lit et il ne voulait pas du tout qu’elle croit cela. Alors il essayait de parler, comme pour évacuer un peu de cette tension et même si ça fonctionnait un rien ce n’était suffisant.

« Les musées ce n'est pas vraiment mon truc... Enfin, j'en ai jamais visité non plus... Mais tu prends des photos toi aussi non? Il faudra que tu me les montres un jour, je suis certaine que tu as du talent. » La réponse de la jeune femme eu le mérite de le tirer quelques secondes de sa torpeur. Alors comme cela elle ne connaissait pas les musées. Ce n’était pas un mal, beaucoup de personnes ne fréquentaient pas les musées, à tord ou a raison, même si il aimait bien s’y aventurer, Torù se montrait toujours critique vis à vis des expositions ou il se rendait, faisant même un choix scrupuleux avant. Il avait ses goûts et n’allait donc pas voir n’importe quoi seulement ce qui pouvait l’intéresser. Ainsi, il l’emmènerait aussi au musée, la liste des choses qu’ils allaient devoir faire en semble commençait à s’allonger drastiquement, à croire qu’il allait devoir commencer à aménager un peu son emplois du temps pour se dégager plus d’heures et de liberté. Ce qui était loin de lui déplaire comme idée, il n’en souriait même que d’avantage. Opinant à sa question sur les photos avant de lui répondre.

Je fais quelques photos oui, rien de bien extraordinaire, des vues qui me charment, que ce soit de la verdure ou même des bâtiments, parfois je m’amuse même à coupler les deux.

Tu vas rire, mais la première fois que j’ai pris une photo c’était pour le compte de la famille, je devais suivre un homme et prendre des photos compromettantes, tenir l’appareil m’a bien plu.


Il souriait à la jeune femme qui à cet instant poussait un léger rire, elle était si belle quand elle souriait et riait, qu’il avait bien du mal à dégager son regard d’elle. Elle posa ses mains contre son torse, lui faisant relâcher un souffle un rien plus fort que les précédents, son corps se tendant même un peu sous la pression de ses doigts. Elle ne les bougea pas plus et un instant Torù pensa à s’en saisir pour les faire glisser sur son torse, lui faire ressentir le tracé de ses muscles, mais il avait décidé de se montrer sage.

Pour ce qui est des photos ce sera un plaisir que de te les montrer, mais pour cela il te faudra venir chez moi, si tu en as le courage.

La musique avait changé et la nouvelle mélodie semblait avoir donné des idées à la jeune femme. Ses mouvements s’accentuèrent, amplifièrent même flirtant avec l’impudeur, elle dansait comme elle aurait pu le faire dans un club, avec la sensualité et la grâce qu’il lui avait jusque là imaginé. Elle ondulait et dansait contre lui en de délicieux, un moment elle alla même jusqu’à s’accroupir devant lui avant de rapidement remonter. Faisant sauter au grès de ses déhanchements tout le contrôle que l’homme avait souhaité gardé. Elle se tourna même dos à lui, comme un peu plus tôt, mais cette fois c’était bien plus enivrant, cela avait perdu en douceur mais gagné en langueur. Elle ne lui laissait plus aucune seconde de répit, venant faire folâtrer ses fesses contre le Yakuza. C’était une merveilleuse danseuse et en cet instant elle semblait vouloir le faire rompre. L’homme ne pouvait d’ailleurs s’empêcher de voir son souffle s’accentuer et son cœur commencer à cogner plus fort dans sa poitrine, ce n’était en rien de danser qui le mettait dans cet état, mais la déesse qui était collée à lui.

Rapidement, elle le mit en émois, non il ne pouvait se soustraire à la danse qu’elle lui offrait et encore moins l’ignorer. Il pressa doucement les mains de la danseuse qui étaient posées contre ses hanches, avant de remonter doucement ses paumes sur ses avant-bras, ses biceps. Il savoura la douceur de sa peau avant qu’il ne passe un bras autour de la taille de la jeune femme pour la garder ainsi toute contre lui. Son autre main, moins sage s’apposa contre son ventre, en suivant la danse quelques instants alors qu’elle continuait de bouger à ses côtés, avant de finir par se glisser sous le débardeur comme envieuse des charmes de la belle. Il pencha la tête pour venir embrasser la chevelure ébène de Rim, en quelques délicats baisers avant de glisser ses lèvres contre son oreille, relâchant quelques mots d’une voix rauque et troublée.

Aucun homme ne peut te résister …


Sa main abandonna alors son ventre remontant sur son corps en effleurant la poitrine de la danseuse avant de se poser du revers contre sa joue, la forçant à tourner la tête du côté de l’homme. Il l’embrassa alors, unissant ses lèvres à celles de Rim en un langoureux baiser, emplis du trouble qu’elle faisait naître en lui, assujettit à cette tension qui venait d’atteindre son paroxysme. Leurs lèvres se pressèrent, avant qu’il ne se laisse aller à l’embrasser plus ardemment, cherchant de sa langue celle de sa partenaire pour débuter une valse légère. Il prolongea le baiser avec une envie manifeste, mêlée à quelques notes de tendresses, pour lui cet instant était important et il ne comptait pas le bâcler, c’était un acte important, primordial même.

Le baiser débuté, sa main abandonna la joue de la jeune femme pour découvrir son flanc avec plaisir, oubliant le lieu et l’heure, ne pensant plus qu’a cette belle princesse qui se tenait entre ses bras, la maintenant contre lui de façon protecteur. Il relâcha un instant le baiser pour enfuir son visage contre son cou, l’embrassant chaudement avant de redresser la tête la seconde suivante et de reprendre le baiser. Il n’avait pas cessé pour autant de danser contre elle, même si désormais il se montrait plus tendu et enflammé. Subissant chaque mouvement de la belle avec un plaisir manifeste. Ses mains allèrent de nouveau se poser sur celles de Rim, entremêlant ses doigts aux siens pour les lui faire quitter ses hanches, croisant ses avant bras contre le ventre de la belle danseuse pour la garder ainsi entre ses bras. Il sourit à la jeune femme alors qu’il venait de rompre une nouvelle fois.

Tu es la seule femme a avoir réussit à briser mes barrières, tout semble si normal en ta compagnie … Comme si ..

Il laissa ses paroles en suspend, glissant leurs mains, car il n’avait relâché celles de la jeune femme, sur le corps de cette dernière, en découvrant le fin tracé avec une grande attention, remontant son débardeur un peu plus haut pour dévoiler son beau ventre, repoussant même une bretelle de ses dents.

Si nous nous glissions à l'intérieur?
La musique en toile de fond changea une nouvelle fois, prenant un nouveau rythme.

♠♦♦♠

Onozawa Torù

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MessageSujet: Re: We are the world. [Torù] Dim 17 Avr 2011 - 16:57

La danse ne sembla pas le laisser de marbre, puisque bien vite l'homme se prêta au jeu, posant ses mains ci-et-là sur le corps de la danseuse, à qui ca ne semblait pas déplaire. Leurs corps mouvaient au rythme que leur donnait la musique, s'épousant parfaitement, oui. La taille de Torù compensait la petite taille de la jeune femme, son caractère bien trempé s'unifiait parfaitement avec la douceur que possédait le yakuza. Tout deux semblaient parfaits pour s'emboiter, et ce sans arrière pensée. Torù sembla s'amuser pendant un instant à simplement caresser la peau de la belle du bout des doigts, remontant vers ses épaules en ayant commencé près de ses mains. Rim, savait à présent combien elle l'attirait, et il serait faux de dire que l'inverse n'était pas vrai. Le yakuza avait su, briser sa carapace comme aucun autre n'avait pu le faire, et ce en très peu de temps car il avait osé insisté, il avait contré son caractère plutôt bien trempé pour lui faire accepter une présence à ses côtés, et comme l'on dit, l'effort paye.

Bientôt, un bras imposant vint se saisir de sa taille pour la tenir contre lui, il devait se rassurer, elle n'allait certainement pas s'enfuir, pas maintenant. Une deuxième main, qui semblait se faire plus curieuse que la première vint se glisser sur son ventre, ventre plat sur lequel le yakuza avait du zieuter tout le début de journée. Mais rassurez-vous, Rim n'était pas restée totalement sage, elle aussi avait eu sa dose, avec le torse de notre prince charmant. La main en question ne tarda pas à se glisser sous le débardeur de la danseuse qui à aucun moment ne protesta, elle appréciait bien trop les soins que lui procurait Torù que pour s'en plaindre. Leur danse ne semblait plus rien valoir, si ce n'était une excuse pour rester lovés de cette façon. On aurait presque dit qu'ils jouaient au jeu du premier qui craquera, et, Rim n'était pas encore prête de perdre. Bien qu'elle soit une fille correcte et sage, elle appréciait de temps en temps jouir des bonnes choses de la vie, sans jeu de mot.

- Aucun homme ne peut te résister…

Peut-être, mais elle n'acceptait en aucun cas tout les hommes qui craquaient pour elle, Torù était une exception, une exception si têtue qu'il avait réussit à charmer la jeune femme à temps pour ne pas qu'elle devienne méchante, pour rester polis, avec lui. Tout semblait avoir été si vite, et à la fois si lentement. Elle avait l'impression, qu'il y a quelques heures à peine, ils se détestaient, et maintenant elle n'attendait plus qu'une chose, ses mains sur son corps. Chose que Torù ne se faisait pas prier de faire, puisqu'il venait de passer sa main sous son haut, remontant vers sa poitrine pour l'effleurer. Sa main ne resta pas pour autant bien longtemps son son haut, puisque, le quittant, elle vint rejoindre une de ses joues, invitant la jeune femme à relever le visage vers lui.

Ce qui suivit... Elle l'espérait, et s'y attendait sans trop s'y attendre. Rim espérait qu'il le fasse, car, les lèvres de l'homme avaient presque fini par l'obséder tellement elle avait souhaité pouvoir les toucher. C'est comme s'il l'avait nargué, à les mouver devant elle sans qu'elle ne puisse les atteindre. Maintenant, toute cette obsession était du passé, elle détenait enfin ce qu'elle avait tant désiré. Les lèvres charnues et si douces de Torù se posèrent enfin sur les siennes, faisant naître dans la jeune femme une douce flemme qu'elle ne pouvait pas réellement nommer, mais c'était vraiment agréable... En quelques mots, elle pouvait avouer qu'elle... avait envie de lui, oui c'était exactement ça.

Le baiser débuta plutôt timidement, mais cela ne dura pas. Les frontières qu'étaient les lèvres ne tardèrent pas à s'ouvrir pour laisser aux jumelles la possibilité de débuter une nouvelle danse, une danse tellement différente mais si délicieuse. Ses lèvres ne se faisaient plus prier pour abuser de celles de son partenaire de danse. Les mains de Torù ne semblaient plus si hésitantes, puisqu'elles voyageaient à présent à leur gré sur le corps de la belle, ses doigts épousant les courbes de son corps selon leurs envies. Lorsque le yakuza vint poser ses lèvres dans son cou, la jeune femme n'eut pas le temps d'empêcher un frisson qui la fit presque trembler entièrement tellement le contact se voulait délicieux. Cela ne dura pourtant pas, l'instant d'après, leurs lèvres étaient à nouveau celées. Leurs mains se joignirent alors que l'homme enlaçait la belle, lui susurrant de nouveaux mots doux qu'elle ne su qu'apprécier.

- Tu es la seule femme a avoir réussit à briser mes barrières, tout semble si normal en ta compagnie … Comme si ..

- Je pourrais dire la même chose... susurra-t-elle.

Torù semblait si attentionné dans tout ses gestes qu'il la rendait presque folle de lui. Pour l'instant, elle se retenait de lui faire comprendre, après tout, ils étaient encore à l'extérieur et ils ne pouvaient rien se permettre de trop osé. Ils dansaient encore, et la jeune femme n'hésitait pas une seule seconde à le taquiner, dansant d'une manière plus osée contre lui, le sentant plus tendu mais aussi beaucoup plus réceptif à ses caresses enflammées. La bretelle glissant de son épaule, la jeune femme sourit à la proposition de Torù, se retenant de se jeter à son cou pour profiter de ses lèvres encore et encore.

- Si nous nous glissions à l'intérieur?

Juste à temps. Semblant enjouée, elle se sépara d'une des mains de Torù avec regret mais garda l'autre dans la sienne, l'invitant à la suivre dans le salon. Elle n'attendait qu'une chose, franchir le seuil de cette terrasse, et après cette limite, elle ne répondrait plus de rien. À peine à l'intérieur, la danseuse se tourna face à lui pour se saisir de sa nuque, se saisissant de ses nouvelles captives qu'étaient à présent les lèvres de son beau prince. Veillant à ne pas trébucher, Rim l'attira vers l'intérieur de la pièce sans même se séparer de ses lèvres, comme si elle avait attendu cela trop longtemps que pour déjà s'en séparer maintenant.

Lâchant la main de Torù, elle se détacha légèrement de lui l'espace d'un moment, pour se munir du bas de son débardeur et de cette manière l'ôter, maintenant, il était vraiment de trop. Ses longs cheveux sombres suivirent le mouvement et retombèrent sur ses épaules et dans son dos, caressant même le torse de Torù. Elle laissa le tissu choir au sol sans aucune pitié. Rim ne savait pas réellement où elle allait, mais peu importe, cela n'avait à présent plus aucune importance. Torù semblait aimer mener les choses, et s'en retrouver frustré lorsqu'il ne le pouvait pas, et, à l'inverse, Rim aimait se laisser guider, surtout par les caresses d'un homme. La jeune femme se fichait pas mal d'où il pouvait la mener, à ce stade, elle le suivrait partout rien que pour ses beaux yeux gris.

Ses mains glissèrent sur la peau légèrement teintée de son torse, ses doigts suivirent les légères bosses formées par ses abdominaux, savourant ce que cet homme avait à lui offrir. Elle taquina même son nombril d'un ongle en tournant autour, et enfin, vint effleurer son bas ventre de ses dix doigts gourmands. Arrivée à la frontière créée par son pantalon, elle vint se saisir de sa ceinture qui ne fit pas long feu, et fit ensuite sauter le bouton. À la vue de ce qu'elle allait découvrir, la petite gourmande ne pu s'empêcher de se mordre la lèvre, ses cheveux caressant le torse de Torù tellement elle était proche de lui. Il était même possible pour chacun d'entre eux d'entendre la respiration de l'autre s'accélérer, et au possible se couper net lors de caresses trop surprenantes, mais surtout tellement délicieuses. Bientôt, le pantalon ne fit plus partie du jeu, puisqu'il était à présent à terre, les mains de Rim ayant prit sa place sur le bassin du yakuza.
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MessageSujet: Re: We are the world. [Torù] Dim 17 Avr 2011 - 18:52

« Si nous nous glissions à l'intérieur? » Les mots s’étaient à peine échappés des lèvres du Yakuza que la jeune femme l’entraînait déjà à l’intérieur de l’appartement. Si la terrasse ensoleillée était un endroit des plus agréable, elle n’en était pas moins trop exposée et ce qui allait se déroulé, n’appartenait qu’aux deux jeunes gens. Elle l’embrassa tout en l’entraînant un peu plus loin dans le salon, lui répondait au baiser avec la même envie ardente. Ils se connaissaient depuis peu et pourtant, c’était comme si ils avaient attendu cet instant longuement. Mais maintenant, il l’attente était belle et bien terminée et ils s’enivraient follement l’un de l’autre. Il ne savait pas vraiment ou elle l’emmenait, il ne faisait plus attention à rien, si ce n’est elle, même la musique ne s’imposait plus à ses oreilles, il n’y avait qu’elle, que Rim.

Dans l’enveloppe protectrice de l’appartement, elle lâcha sa main et se dévêtit, ôtant son débardeur qui ne semblait plus approprié, sa longue et belle chevelure ébène cascada dans son dos. Elle était sublime, un instant il aurait voulu suspendre son mouvement, l’arrêter alors qu’elle enlevait son débardeur, mais elle fut trop rapide et le haut tomba sur le sol, il le repoussa plus loin du pied, sans aucune pitié par le vêtement. Il la désirait autant qu’elle le désirait, il pouvait le lire dans son regard, dans la respiration qui soulevait sa poitrine. Un instant il la laissa faire alors qu’elle posait ses mains sur son torse puissant, suivant les tracés de ses muscles, il en soupira d’aise ne pouvant s’empêcher de relâcher un soupire de plaisir. C’était fou combien cette rencontre le troublait, combien elle le transformait ou peut être le rendait tel qu’il était vraiment.

Elle savait se montrer entreprenante comme elle le lui avait montré sur la terrasse de sa danse. La jeune femme effleura son bras ventre de ses mains, il se crispa, exhalant un nouveau soupire. Mais elle avait déjà trouvé une autre proie, elle défit sa ceinture avant d’ouvrir son pantalon de costume, le bouton sauta, ils penseraient peut être tout à l’heure à se pencher sur le problème, mais pour le moment, il ne tiqua pas comme hypnotisé parce qu’elle lui faisait.

Ils étaient proches l’un de l’autre, si proches que les cheveux de la jeune femme venait flâner contre son torse, caressant doucement sa peau, il ne put s’empêcher de porter les mains contre ce corps si désirable, caressant tendrement ses épaules, sa nuque, son dos. Le pantalon glissa lentement sur les cuisses de l’homme avant de finir sur le sol en un très léger bruissement de tissus, couvert en partie par leur respiration et la musique. Il leva un pied puis l’autre, repoussant là encore plus loin le pantalon, il serait idiot de se prendre les pieds dedans en cet instant. Torù repoussa les cheveux de la belle danseuse pour dégager épaule et cou, il la ramena contre lui fermement, pressant ses lèvres contre son cou en une foule de baisers, plus enfiévrés les uns que les autres, alors que sa main descendait lentement sur la cuisse parfaite de la femme, pour relever lentement sa jambe contre sa hanche.

Pendant quelques secondes il assaillit son cou de baisers, avant de remonter vers son menton, le faisant souffrir les mêmes tourments, il embrassa le coin de ses lèvres avant de l’embrasser tout simplement, langoureusement. Ses lèvres étaient si douces, si délicieuses, il en était fou, avide presque. Le baiser se prolongea longuement, en savourant chaque saveur alors que ses mains sillonnaient le corps de la belle, l’une sur la cuisse, l’autre sur son dos, allant et venant doucement sur sa peau jusqu’à se porter contre son short, il suivit le contours de son postérieur, pressant un peu ses fesses avant que la main ne reparte sur son dos. Leurs corps blottis l’un contre l’autre, le torse du Yakuza collé contre la poitrine de la danseuse, l’instant sembla s’arrêter alors qu’ils étaient tout à ce baiser.

Il soupira entre ses lèvres, les yeux mis clos, la cambrant légèrement en arrière alors que le baiser continuait encore, mais tout avait une fin, aussi, il finit par le rompre, abandonnant la jeune femme sur un sourire conquis et la repoussa doucement du plat de la main sur le canapé qui se trouvait derrière elle. Il se dévoila à elle avec une certaine impudeur, tout juste vêtu d’un boxer qui laissait paraître l’émois de l’homme. Il la contempla tout autant qu’elle le contemplait, souriant.

J’espère que ce que tu vois te plaît autant que ce que j’admire.

Dit il malicieusement. Il aurait très bien pu se taire, mais franchement l’envie lui était venue comme cela, juste quelques mots. D’ailleurs, il ne lui laissa guère le tendre de répondre, deux secondes à peine et il la rejoignait sur le canapé, ou plutôt venir se caler contre elle, entre ses jambes. Il posa ses mains contre ses joues alors qu’il dévorait ses lèvres de chaux baisers, glissant lentement ses doigts dans sa belle chevelure avant de se laisser glisser à genoux pour être au bon niveau, comme quoi être grand pouvait avoir quelques désagréments et encore. Il sourit, embrassant ensuite sa gorge, puis sa poitrine qu’il venait dans le même temps caresser de ses mains, défaisant son soutien-gorge un rien maladroitement, pour s’occuper pendant quelques secondes des deux monts qui apparaissaient enfin à sa vue.

Son souffle chaud s’écrasa contre la peau de la jeune femme, son cœur tambourinant avec ferveur comme pour l’inciter à aller plus loin, toujours plus loin. Ses lèvres taquinèrent les sommets de ses seins, avant qu’il ne baisse un peu plus la tête, glissant sa bouche entrouverte sur son ventre, il embrassa chaque parcelle de beau découverte, flânant un peu plus longtemps sur son nombril avant de reprendre sa route toujours plus bas. Ses lèvres s’arrêtèrent sur son petit short en jean, qu’il déboutonna très lentement, après tout il n’y avait plus de retour possible. Il l’ouvrit un peu, embrassant la peau qui se dévoila, le tissus de la culotte avant de tirer lentement sur le jean pour le faire glisser sur les cuisses de la belle, ses mollets, ses chevilles avant de passer le cap de ses pieds, prenant un rien son temps pour savourer chaque seconde de cet instant, il le laissa tomber sur le sol, alors qu’il venait embrasser chaudement le bassin de la belle danseuse encore voilé de son dessous. Il redressa la tête un instant pour lui sourire timidement avant de faire disparaître sa culotte comme il l’avait fait quelques secondes auparavant avec son short.

Il ne savait pas ou il allait, il se laissait juste porter par l’instant. Il enroulant un bras autour de la jeune femme, la soulevant légèrement du canapé alors qu’il se redressait et rien et l’installa sur la table, repoussant ce qui pouvait la maculer d’un revers de la main. Allongea la jeune femme sous lui, tandis que ses lèvres revenaient prendre possession de son corps si désirable, le nimbant parfois de baisers sonores. Les suspendant deux secondes pour retirer les dernières bribes de tissus qui le recouvraient et se retrouver entièrement nue comme son amie. Il frotta son bassin contre le sien, remontant son regard à la recherche de celui de la jeune femme.

Nous … serions mieux dans ta chambre … mais je ne suis pas certain d’être assez fort pour t’y mener. .

Un sourire plus tendre naquit sur ses lèvres une seconde, alors que sa main venait caresser de la paume la joue de Rim, repoussant quelques mèches de cheveux qui étaient venues se glisser sur son si beau visage. Pour lui tout était désormais limpide, il était tombé sous le charme de cette princesse.

♠♦♦♠

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MessageSujet: Re: We are the world. [Torù] Dim 17 Avr 2011 - 20:32

Tout deux ne semblaient plus pouvoir s'empêcher de toucher l'autre, leurs mains parcourant les parcelles de peau qui leurs étaient offertes. Ils se dévoraient des yeux, se contemplant de bas en haut, de haut en bas, comme si le monde extérieur n'existait plus. Il n'y avait plus Tokyo, plus d'appartement, plus de temps, ils n'étaient que tout deux à se regarder, à n'écouter que leurs sentiments et leurs pulsions. Ni l'un ni l'autre ne semblait encore réfléchir, ils faisaient ce que leur dictait leurs envies, leur instint. C'était comme si leur raison s'était envolée, laissant place à la dérision, la frénésie et la folie, comme si toutes leurs envies allaient pouvoir être réalisées ce soir même. Parfois, l'humain perdait pied, comme ces deux jeunes gens, parfois, ils ne se contrôlaient plus, c'était le cas. Parfois, il fallait se laisser aller pour enfin vivre, c'est ce que tout deux faisaient à l'instant même.

Les doigts de l'homme glissaient sur la peau pâle de notre danseuse, repoussant sa masse de cheveux jais pour découvrir la peau laiteuse de son cou, y déposant des baisers qui avaient don de la faire frissonner et de lui faire perdre pied. Sa peau semblait réagir sans attendre aux lèvres de l'homme, comme si elle l'appelait, comme si elle tentait d'aimanter ces lèvres pour être nourrie de ces baisers brûlants dont elle ne pouvait déjà plus se passer. Bien vite, et sans même sans rendre compte, Rim était devenue accroc à l'homme qui, avant d'entrer dans son appartement était encore un inconnu, à présent, son corps entier l'appelait, criant au désespoir lorsque leurs peaux se séparaient. De nouvelles caresses, de nouveaux regards, un nouveau baiser qu'elle ne pu que savourer, en demandant encore plus si c'était possible. Chaque fois qu'elle devait quitter ces lèvres, c'était avec regret, mais ces dernières savaient qu'elles aillaient retrouver leurs jumelles, et ce tôt ou tard.

Torù avait le don pour prendre soin de chaque partie de son corps, si infime soit-elle. Que ce soit ses lèvres, ses épaules, son ventre, son dos, ses fesses, toutes avaient droit aux mêmes soins, des soins délicieux qu'elle ne manquait pas de savourer. Il semblait expérimenté, connaisseur, chose que Rim ne pouvait qu'apprécier. Enfin un homme qui allait pouvoir prendre soin d'elle, un homme dans les bras duquel elle allait pouvoir se laisser aller... Bien entendu, elle ne manquerait pas de lui rendre la pareille. Rim pouvait percevoir, entendre chacun des soupirs que pouvaient lâcher le yakuza, aussi faibles soient-ils. Oui, elle savait qu'elle lui plaisait, et cela ne s'entendait pas que dans ses soupirs, son émois se voyait aussi sous le dernier tissu qu'il portait. Innocente, peut-être, aveugle, certainement pas.

Rim ne tarda pas à échouer dans le canapé, poussée par Torù qui, comme toujours, avait fait preuve de douceur. Ses perles noisette ne quittant pas son amant, elle semblait l'appeler sans même prononcer un mot. Tout chez elle semblait crier le nom du yakuza, tout chez elle semblait le provoquer pour qu'il ne puisse se contenir. Torù aurait presque pu sentir le regard de Rim brûler sa peau, glisser dessus, suivre ses courbes qu'elle admirait tant à présent. Chacun s'offrait à l'autre sans plus aucune goûte de pudeur.

- J’espère que ce que tu vois te plaît autant que ce que j’admire.

La belle aurait aimer répliquer que oui, elle appréciait énormément la vue, mais encore plus le toucher, mais malencontreusement, il ne lui laissa pas le temps de répondre... Certainement qu'il savait déjà ce qu'elle allait dire, puisque ses yeux et son corps entier parlaient pour elle. Il ne tarda donc pas à la rejoindre, le corps de la jeune femme réagissant à la moindre de ses caresses, son ventre se creusait lorsqu'il effleurait sa poitrine à présent dénudée, toute barrière ôtée. Rien que la respiration de Torù mourant sur sa peau lui donnait la chair de poule, et ne parlons même pas de ses lèvres sur ses seins... Ils ne manquèrent pas de durcir et de rougir au contact de ses lèvres, des réactions que la jeune femme n'aurait pu empêcher même si elle l'avait souhaité de tout son être. Lorsque les caresses se faisaient plus osées et les baisers plus chauds, son dos ne manquait pas de se creuser, offrant sous un nouveau jour son corps à l'homme qui la tenait dans ses mains.

Ses lèvres, tout comme ses mains ne tardèrent pas à se faire plus curieuses, glissant plus bas sur le corps de la danseuse, taquinant son ventre qui se creusa presque frénétiquement d'une manière plus que sensuelle, voire alléchante. Rim ne se rendait pas compte à quel point elle pouvait rendre un homme fou, et c'est certainement ce qui l'aidait à ne pas être gênée et trop perturbée dans des moments pareils, elle ne s'était jamais rendu compte de son potentiel... Disons que Torù venait de tomber sur un diamant brute qui n'avait aucune idée de sa valeur. La nymphe ne manqua pas de relever en douceur ses jambes lorsque Torù fit glisser le short le long de ses jambes, le laissant choir au sol avec les autres bouts de tissu. Il embrassait son bas-ventre, provoquant chez Rim de petits soupires chauds qu'elle ne pouvait plus étouffer à présent. L'atmosphère était bien trop lourde que pour qu'elle puisse encore se contrôler.

Le sourire timide que Torù affichait s'estompa bien vite, il disparu en même tant que le sous-vêtement de la jeune femme, dernier tissu qui le séparait de son intimité. Ce n'était pas plus gênant que l'instant d'avant, mais bien plus vrai. À présent, il n'était plus question de revenir en arrière, il fallait aller jusqu'au bout. Bientôt, Torù se saisit sur corps de la jeune femme qui le laissa faire, passant juste une main autour de son cou par sécurité. Le trajet ne fut pas bien long, il la posa juste sur la table, situation plutôt excitante, avouons-le. Bientôt, il se pencha sur elle pour reprendre ses douces caresses, bien que les supporter sans réellement pouvoir les rendre était une vraie torture, la jeune femme savourait chaque doigt qu'il posait sur sa peau nue et laiteuse.

Aussi, il ne tarda pas à retirer son boxer, dévoilant ainsi son corps totalement nu que Rim n'eut pas vraiment le temps de regarder car, il revint directement poser son bassin contre le sien, le frottant dans des caresses beaucoup osées à présent, ce qui eut pour résultat d'émoustiller correctement notre demoiselle, dont les mains se posèrent sur les épaules de son partenaire, les yeux dans les yeux.

- Nous … serions mieux dans ta chambre … mais je ne suis pas certain d’être assez fort pour t’y mener...

Certes, Rim aimait les choses qui n'étaient pas convenable, faire l'amour sur une table, par exemple, mais elle avait ce besoin de douceur que Torù semblait capable de combler, c'est pourquoi elle trouva cette proposition plus qu'alléchante. Amusée par le sourire tendre que lui offrit Torù, la nymphe se redressa, ses mains glissant sur le torse de Torù, s'arrêtant au bas de son ventre. Levant les yeux vers lui, elle lui offrit elle aussi un joli sourire, lui faisant comprendre que la chambre, c'était bien mieux. Se laissant glisser de la table, elle attrapa une main du yakuza, ouvrant la marche, devant lui. Bien entendu, il fallait rendre la moindre seconde rentable, et, habituée à marcher d'une allure plutôt féline, c'est ce qu'elle fit. Son bassin se déhanchait de gauche à droite, semblant vouloir hypnotiser Torù à ce niveau. Son dos légèrement cambré avait pour don de rendre le tout plus sensuel encore.

Arrivés au niveau de la porte de la chambre, elle fit passer avant elle, le gardant de face pour pouvoir le faire tomber sur le lit. N'attendant pas qu'il se place correctement, la tigresse qu'était devenu la danseuse monta sur le lit, passant à quatre pattes sur lui. Ne lui laissant prononcer un mot, elle vint s'emparer de ses lèvres pour débuter un baiser langoureux, qui semblait ne plus se finir. Pourtant, elle finit par rompre ce baiser, et, regardant à peine le yakuza, elle fit glisser en douceur ses lèvres sur sa mâchoire, atterrissant dans son cou dont elle embrassa et pressa la peau, y laissant même de légères marques rouges qui ne tarderaient pas à disparaître. Ses mains quant à elle, avait prit possession du torse de l'homme qu'elle s'amusait à parcourir du bout des ongles, s'amusant de la manière dont la peau de Torù pouvait frissonner. Oui, une vraie tigresse, qui laissait même de légères marques blanches sur le torse de son amant.

Délaissant son cou, elle se redressa, mains sur son torse et yeux plongés dans les siens. Sans hésitation, elle vint poser son bassin contre le sien, les faisant se frotter dans de lents vas et viens, ponctués par l'ondulation de son corps contre celui, puissant de l'homme. Sentir la virilité du yakuza entre ses cuisses ne laissaient vraiment pas la jeune femme indifférente, mais pour l'instant, elle profitait de la certaine vulnérabilité de ce dernier, s'amusant à le provoquer alors qu'il ne pouvait pas faire grand chose. Taquine, elle s'avérait beaucoup plus entreprenante qu'elle ne le paraissait, et c'était certainement un plus. Se penchant vers lui, ses cheveux retombant en rideau autour du visage de Torù, elle vint effleurer ses lèvres des siennes, continuant son manège un peu plus bas. Elle semblait faire en sorte qu'il perde pieds, ayant bien compris qu'il appréciait gérer la situation par dessus tout, ce qui n'était plus le cas ici. Rim aussi, pouvait se montrer têtue lorsqu'elle le souhaitait...
Inagawa Rim

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