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The wolf who was talking to the moon .: Torù.

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MessageSujet: The wolf who was talking to the moon .: Torù. Mar 10 Mai 2011 - 15:54

    Lorsqu'on n'avait pas grandit dans le milieu, il était difficile d'imaginer la vie que menait l'oyabun d'un clan. Il devait gérer énormément de choses, tout d'abord le côté administratif, mais bien heureusement, le "saiki-komon" s'occupait des tâches administratives que l'oyabun ne pouvait faire lui-même. Un bon chef de clan était un homme qui n'avait guère le temps pour la paperasse, et qui passait beaucoup de temps sur le terrain avec le "wakagashira", son homme de main en d'autres mots. Souvent, cet homme avait lui-même ses propres secteurs, et gérait lui-même ses hommes, tout en restant fidèle au chef. Les clans de nos jours étant plus modernes, il arrivait que ces hommes de main soient soit totalement dévoué à leur oyabun, par choix personnel, soit totalement indépendant pour pouvoir développer ses propres secteurs. S'il y avait bien une chose que tout deux devaient détester faire, c'était la chasse aux "shatei", les petits frères, les nouvelles recrues. Leur comportement à l'entrée dans le clan était toujours pareil, même après la cérémonie d’insertion. Ils n'avaient réellement aucun sens moral, et aucune valeur, rares étaient les fois où les Yamaguchi avaient pu dégoter des shatei directement maçonnés pour le rôle qu'ils allaient devoir acquérir. C'était bien triste que de nos jours, ces jeunes n'avaient plus aucune valeur. On les récupérait pour ne pas qu'ils finissent à la rue, et leur seul remerciement était de n'en faire qu'à leur tête, juste parce qu'ils faisaient partie d'un clan. Trop souvent encore, ils se faisaient trop bruyants, et répandaient des informations que le clan s’efforçaient d'étouffer en cours de chaine pour que cela ne parvienne pas aux oreilles des autorités. Pour bien faire, il aurait fallut leur coudre la bouche à leur entrée.

    Aujourd'hui, le problème était un certain "Shota Natao", un jeune qui venait d'être sorti de la rue, où il aurait pu mourir. Il n'avait pas encore passé la cérémonie d'intronisation qu'il n'en faisait déjà qu'à sa tête. Cela faisait un peu plus de cinq mois que les Yamaguchi l'avait trouvé, il ne restait plus que quelques jours avant sa cérémonie, et voilà qu'il avait tout bâclé, presque six mois d'efforts réduit en poussière à cause d'un caractère trop téméraire. Car oui, il faut savoir que la demi-année précédant la cérémonie est une évaluation, voire un test pour vérifier s'il est digne d'entrer dans la famille, et de se faire tatouer, dans ce cas, le tigre. Et bien non, malgré toutes les excuses qu'il pourrait donner, jamais l'encre orange ne serait imprégner dans sa peau, il ne le méritait, et avait fait honte à sa future famille. Les yamaguchi étaient connu pour pardonner difficilement, et rester rancunier des vies entières. Monsieur Ryusukai avait lui-même subit cette cérémonie dans l'adolescence. Il avait été recruté d'abord comme un pouilleux dans la rue, pour ensuite subir les six mois de stage. Au début, il ne fut qu'un simple petit frère comme tant d'autres, mais contrairement à beaucoup, il avait de la moral, de la jugeote et une intelligence plutôt marquée, ce qui avait de suite plu à l'ancien oyabun. Prouvant à maintes reprises son courage, c'est quelques années plus tard qu'il fut nommé héritier. Il se fit donc tatouer le tigre majestueux sur le dos, pour ensuite reprendre les reines à la mort de son père. Malgré son jeune âge, et son esprit plutôt ouvert aux mœurs de nos jours, il reste un oyabun très sérieux qui soutient les traditions familiales, même si peut-être moins que les Inagawa. Comme l'on dit, l'expérience vient avec l'âge, et il avait encore de nombreuses années à régner.

    Monsieur Ryusukai n'allait pas renvoyer ce gosse à la rue, il avait tout de même trop de cœur pour être si cruel, mais son père lui avait transmit l'impartialité, même si ce gosse ne restait qu'un gosse, il devait lui faire subir ce qu'il ferait subir à tout traître. La faute du petit frère? Avoir tué de sang froid une personne qui ne faisait pas partie de la pègre. Dans ce cas, l'oyabun se devait d'appliquer le rituel que l'on nommait "shini-yubi", le doigt mort. Il avait donc convoqué le jeune adolescent au repère (lieu pas encore créé, mais c'est en projet). Dans la salle principale était disposée une table, des couteaux de différentes tailles, des armoires contenant des armes. Divers hommes étaient placé autour, Khyro était lui devant la table, mains posées sur le bois à réfléchir à ce qui allait bientôt arriver.

    Les temps sont rudes, impossible de trouver des larbins corrects. On devrait presque les prendre dès la naissance.

    Des rires gras se firent entendre autour de lui, dans le noir. La pièce semblait avoir prit l'habitude de n'être éclairé que de deux ampoules, pendant simplement au dessus de la table "d'opération". Aujourd'hui, il était vêtu d'un costume bien trop luxueux pour être éclaboussé par du sang. Par dessus une chemise noir, un veston. Un holster d'épaule était bien visible, il contenait un simple Sig sauer, rien de très impressionnant, mais très pratique. S'il avait bien une chose qui sortait des traditions, c'était ses cheveux. Ils n'étaient ni court ni sombre, mais bien décoloré et coiffé sauvagement. Certains petits détails comme celui-ci empêchait l'oyabun de passer inaperçu, mais d'un côté, en s'habillant comme les jeunes d'aujourd'hui, il pouvait aussi très bien se fondre dans la masse. On pu alors entendre des portes s'ouvrir, des insultes, des cris. Le jeunot avait refusé de venir par lui-même, deux grands-frères avaient donc dû aller le récupérer eux-même. La troupe de yakuzas s'écarta pour laisser passer les deux hommes, le rejeton se débattant sans succès. Violemment, il fut plaqué face contre la table; la foule s'était tue.

    Alors en plus d'être un traître, tu es un couillon qui n'assume pas ses actes? Ce n'est pas parce que tu étais prêt à entrer dans le clan, qu'il fallait croire que tout t'était permis. Passant derrière le jeune, il marchait autour de la table, avec un air bien trop détaché. Tout t'était offert, logement, nourriture, famille... Et tu as fais une croix dessus en moins de temps qu'il ne faut pour le dire... Serais-tu fou?

    Khyro jeta un oeil à l'assemblée, bien entendu, son bras droit, monsieur Onozawa était présent. Il s’avança vers le tissu blanc légèrement tâché de sang sur lequel était posé des couteaux, il se saisit de l'avant-dernier avant le milieu, ni trop gros, ni trop petit, mais assez impressionnant. Il reprit sa marche, faisant glisser la lame parfaitement brillante et aiguisée entre ses doigts, un petit sourire encré sur le visage... Étrange non, de sourire alors que vous allez mutilé un adolescent? Khyro ne ressentait plus ce genre de remords, d'angoisses, il vivait pour son clan, respirait pour son clan, et mourrait pour lui. La tradition lui disait de donner le couteau au petit frère pour qu'il s’ampute un doigt, mais quelque chose lui disait qu'il n'allait pas le faire sans broncher, c'est pourquoi il prit la décision de le faire lui-même. Un bocal dans lequel avait été disposé du formol attendait sagement le doigt.

    Shota, tu es bien chanceux que le clan t'offre une deuxième chance... Mais tu n'as plus aucune possibilité de te faire tatouer le tigre majestueux, tu nous a trahit, mais ça tu le sais déjà. Je tiens aussi à te dire que nous avons étouffer honteusement l'affaire, et que la prochaine fois, ce ne sera pas seulement un doigt...

    À ses mots, le couteau bascula et ôta une phalange de l'index du shatei, qui dans un cri d'effroi s'évanouit, son corps glissant sur la table. On pouvait même constater qu'il s'était fait dessus tellement la peur avait été grande, rien d'inhabituel en soi. Il faut aussi savoir que la plupart des yakuzas de la salle, avaient à leur main un, deux, peut-être trois doigts en moins, en souvenir de leur trahisons passées. La plus grosse punition restait l'éventration, chose que Khyro n'avait eu l'occasion de faire que deux ou trois fois dans sa vie... Ce qui était déjà énorme, quand on y pense. Le doigt fut placé dans le formol et posé près du corps évanouit, le patron prit la peine d'essuyer le couteau sur le drap blanc avant de le reposer dessus, le tout fut rangé par un grand-frère, tout avait été fait vite et proprement, comme Khyro avait le don de faire. Tournant le dos à l'assemblée, celle-ci se dissipa et il vint alors vers son bras droit, Torù.

    La routine, toujours la routine...

    Il lui adressa un regard qui voulait tout dire et prit la direction de son bureau. C'était une vaste pièce décorée chiquement, il y avait encore quelques vestiges de monsieur yamaguchi, des cadres et des photos de Khyro et Akito lorsqu'ils étaient plus petits. Khyro n'avait jamais osé toucher à la décoration du bureau par respect pour sa famille. Parfois, certains yakuzas venaient s'agenouiller devant le bureau derrière lequel monsieur Yamaguchi avait passé le reste de sa vie à attendre la mort, pour lui adresser quelques prières. Passant dernière le bureau en bois massif, il se saisit d'une bouteille de whisky dans une des armoires et remplit deux verres qu'il posa alors sur le bureau, en faisant glisser un en direction de Torù. S'installant, il lâcha un long soupir et porta enfin son attention vers Torù, prononçant d'une voix lasse.

    Dis-moi que je n'ai plus de doigts à couper pour aujourd'hui... Son visage était tendu et il finit par rire, buvant une gorgée du liquide sec. Alors tu as des choses à me dire? Comment se portent les affaires? Et toi-même d'ailleurs?

    Monsieur Ryusukai devenait tout simplement Khyro lorsqu'il n'était pas entouré de gens qui n'attendaient de sa part qu'un pas de travers pour pouvoir le descendre. Torù était le genre de personne avec qui il était tout de suite à l'aise, tout simplement car ils n'avaient pas énormément d'années de différence, et surtout car c'était son conseiller, son frère le plus proche et le plus fidèle.

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Dernière édition par Ryusukai Khyro le Dim 3 Juil 2011 - 9:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: The wolf who was talking to the moon .: Torù. Ven 13 Mai 2011 - 10:16

Monsieur Onozawa attendait, les jambes légèrement écartées, les mains croisées dans son dos, il surveillait la rue qui menait à la bâtisse, la mise impeccable comme toujours, costume noir, chemise bleue marine, lunettes de soleil sur le nez, il attendait Monsieur Ryusukai. A ses côtés, des hommes de la famille, mines sévères, quelques mots étaient parfois échangés à voix basse, ne troublant ne silence religieux qui avait gagné l’endroit. Au loin, la silhouette gracieuse d’une voiture se dessina, bientôt suivit d’une seconde, il arrivait. Des hommes s’écartèrent du chemin menant au parking où étaient déjà garées quelques voitures, tandis que les autres continuaient de scruter l’extérieur, Onozawa était connu pour sa prévoyance, autant que pour sa rigueur. Les voitures ralentirent, les clignotants s’enclenchant alors qu’elles rentraient doucement dans le parking. Deux hommes restèrent à l’extérieur tandis que la grille était refermée dans un bruit métallique. Le clan ne craignait rien, personne de censé n’oserait les attaquer même sir tuer l’Oyabun et son Wakagashira pouvait se révéler très profitable pour certains clans ennemis. Onozawa ne comptait leur offrir aucune opportunité, même la plus infime, aussi il réglait la sécurité avec sévérité, ce qui avait le don d’amuser Ryusukai.

La voiture s’arrêta, il s’en approcha tout de suite pour venir ouvrir la portière et saluer l’homme qui en sortait, son Oyabun. Les autres hommes présents firent de même, saluant respectueusement, avant de faire preuve d’amabilité. Quelques yakuzas restèrent près des voitures tandis que les autres entraient dans l’immeuble, ils étaient réunis pour une affaire peu agréable, un shatei qui allait être puni pour ses fautes, c’était aussi le moyen de faire passer un message aux autres shatei. Il était hors de question que le clan ne perde du temps et des ressources dans la préparation et la formation de personnes qui ne se montreraient pas à la hauteur. Aussi, il avait fait mander quelques shatei, une dizaine pour qu’ils puissent admirer la sanction que recevrait leur « collègue » . Les talons claquaient sur le sol carrelé alors que la troupe avançait lentement pour se rendre dans une salle prévue à cet effet, les yakuzas se dispersèrent alors, laissant honneur à l’Oyabun de s’installer face à la table. Onozawa était pour une sanction plus sévère, la mort, le message aurait été clair et définitif, mais il comprenait et acceptait le choix de son supérieur, on ne pouvait pas se permettre de tuer un gosse même si celui-ci avait commis une faute aussi lamentable.

Il retira lentement ses lunettes, les glissant dans la poche de sa veste, se positionnant non loin de Ryusukai, dans son dos, mains croisées dans le dos comme souvent. « Les temps sont rudes, impossible de trouver des larbins corrects. On devrait presque les prendre dès la naissance. » Les mots de l’Oyabun soulevèrent une série de rires dans la pièce, ce qui ne troubla pas Onozawa, qui ne sourit pas, pour lui la situation était bien assez sérieuse comme cela. Il se rappela rapidement son parcourt, oui il ne pouvait avoir que dégout face à ses gamins qui n’en faisaient rien qu’a leur tête et qui rabaissaient ainsi le clan Yamaguchi. Il s’occupait lui même de quelques shatei et autant dire qu’il ne leur passait rien, aucune erreur, aucun manquement, ils se devaient d’obéir au doigt et à l’œil et surtout garder leur bouche close, comme on l’avait formé. Malheureusement, cela demandait du temps, trop de temps, car en face ils ne se laissaient pas toujours aller à autant de sélection. On finit par emmener le jeune homme dans la salle et le plaquer contre la table, c’était probablement mieux, cela éviterait que le gamin ne fasse une bêtise sous le coup de la peur.

L’Oyabun reprit la parole, « Alors en plus d'être un traître, tu es un couillon qui n'assume pas ses actes? Ce n'est pas parce que tu étais prêt à entrer dans le clan, qu'il fallait croire que tout t'était permis. Tout t'était offert, logement, nourriture, famille... Et tu as fais une croix dessus en moins de temps qu'il ne faut pour le dire... Serais-tu fou? » Avant de s’occuper d’appliquer la sanction lui même, c’était trop d’honneur pour ce gamin. Il suivit du regard la scène, sans aucune émotion, il avait déjà participé à cette cérémonie à plusieurs reprises, ce n’était pas plaisant, mais c’était dans les mœurs, l’honneur comptait encore chez les yakuzas et c’était une bonne façon de la faire vivre et rester dans les mémoires. La cérémonie se termina, le jeune c’était fait dessus affligeant, vraiment affligeant. Ryusukai s’éloigna de la table tournant le dos à l’assemblée, signal que tout était finit ici, les hommes s’éloignèrent, deux s’occupant de récupérer le jeune pour le faire sortir.

Les deux hommes passèrent dans le bureau, Onozawa suivant son Oyabun, la pièce était grande et il y avait à quelques endroits traces de l’ancien maître des lieux, c’était plaisant. Il attendit qu’il ne passe derrière le bureau, remplissant deux verres de whisky, il n’appréciait que peu l’alcool mais on ne refusait pas pareil proposition et puis cela ne lui ferait pas de mal. Il récupéra son verre, adressant d’un signe de tête un remerciement, attendant que Ryusukai ne s’installe pour s’asseoir à son tour sur une chaise. Il huma un peu le parfum du whisky plissant les yeux avant d’en avaler une gorgée. « Dis-moi que je n'ai plus de doigts à couper pour aujourd'hui... sec. Alors tu as des choses à me dire? Comment se portent les affaires? Et toi-même d'ailleurs? » Il en avala une seconde avant de reposer le verre sur le bureau, venant caresser la fine cicatrice qu’il porte a son visage.

Rassures toi, plus de cérémonie pour aujourd’hui. Nous avons atteint le paroxysme de l’affliction aujourd’hui avec ce gamin … comment avoir du bon personnel si ils n’ont rien dans le pantalon ? On aurait certainement du lui coller une balle, il nous attirera des problèmes, il n’est pas du genre à être capable de se taire …

Il relâcha un soupire, se laissant aller un peu contre le dossier de la chaise, tout en détaillant Ryusukai, lui adressant un sourire.

Je te retourne la question Aniki. Je vais bien, même si il s’en ai fallu de peu que je ne disparaisse dans une ruelle. Je me demande d’ailleurs qui a envoyé ces trois hommes à ma poursuite, enfin, je le saurai bien assez tôt, on a récupérer un agenda sur l’un des hommes. D’ailleurs, aurais tu quelques informations sur l’ange nocturne qui s’est immiscée dans l’affaire et m’a aidé, Lilly Beverley .


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MessageSujet: Re: The wolf who was talking to the moon .: Torù. Ven 13 Mai 2011 - 18:45

    Torù n'avait pas tardé à se saisir du verre que lui avait proposé l'oyabun. Entre amis, il était permis de repousser le verre dont on ne voulait pas, mais refuser l'offre d'un yakuza, aussi humain soit-il, était très mal vu. C'était un peu comme ce shatei qui avait repoussé sans même s'en rendre compte tout ce qui lui avait été promis... D'un seul claquement de doigt -ce que maintenant il ne pourrait plus faire, entre nous-, il avait réussit à ruiner littéralement tout son semblant d'avenir. Il aurait pu devenir un grand! Un homme de main, un comptable, un yakuza réputé... Et maintenant tout était foutu. Aucun autre clan n'accepterait un yakuza dont les mains avaient été mutilées, car cela était signe de trahisons passées. Pas bêtes les japonais quand même... Enfin peu importe, le verre avait été porté aux lèvres du yakuza, cela n'avait plus énormément d'importance maintenant. Le regard des deux hommes se croisèrent, et Torù entreprit de répondre à ses questions du mieux qu'il pu. Ca par exemple, c'était un homme digne de confiance... Il aurait fallu que tout les shateis soient comme lui, pour faire un clan parfait.. Mais comme l'on dit, ils se seraient tous ennuyés alors, non? Il n'y aurait plus eu de hiérarchie, puisque tous auraient été presque parfaits et à la hauteur de leur maître...

    - Rassures toi, plus de cérémonie pour aujourd’hui. Nous avons atteint le paroxysme de l’affliction aujourd’hui avec ce gamin … comment avoir du bon personnel si ils n’ont rien dans le pantalon ? On aurait certainement du lui coller une balle, il nous attirera des problèmes, il n’est pas du genre à être capable de se taire …

    C'est vrai, de nos jours, les jeunes qui pensaient avoir le trippe étaient enfait ceux qui en avaient le moins. C'était bien facile les beaux discours, les crachas en pleine facile, les mots faciles comme les insultes... Mais agir était une toute autre chose, et c'était la chose principale que le clan yamaguchi demandait, des gens qui osaient agir pour leur clan, des personnes qui étaient prêtes à sacrifier leur vie pour leurs frères et leur oyabun... Et ce genre de personnes dévouées, ou prêtes à se dévouer et à se soumettre à quelqu'un n'existait plus. Le sentiment nationaliste disparaissait peu à peu, de moins en moins de jeunes ne souhaitaient se ranger pour obéir à quelqu'un qui les mèneraient quelque part, aujourd'hui, ils préféraient voguer seuls selon quelques simples règles en plastique qui ne voulaient rien dire. Ils se persuadaient d'être mieux que ceux qui avaient foulé ces terres avant eux... Et c'était bien triste.

    - Je te retourne la question Aniki. Je vais bien, même si il s’en ai fallu de peu que je ne disparaisse dans une ruelle. Je me demande d’ailleurs qui a envoyé ces trois hommes à ma poursuite, enfin, je le saurai bien assez tôt, on a récupérer un agenda sur l’un des hommes. D’ailleurs, aurais tu quelques informations sur l’ange nocturne qui s’est immiscée dans l’affaire et m’a aidé, Lilly Beverley .

    Tout les jours, ce genre de choses arrivaient. Être blessé d'une balle, avoir été bousculé dans la rue pour tenter de vous déstabiliser. Malgré tout, même si l'alentour devenait agité, il fallait garder son calme et ne rien laisser transparaître. Autant attendre la balle avec une fierté très marquée, plutôt qu'en courant partout affolé comme des animaux. Le clan yamaguchi était réputé pour avoir cette très grande sagesse, et pourtant jour à après jour, des jeunes sans expérience venaient à la salir de leurs grosses pattes maladroites, sans même faire exprès. Ne pouvaient-ils donc plus réfléchir, penser avant d'agir? Était-ce devenu si compliqué de choisir la bonne option? Enfin de toute façon, si ce gosse venait encore à faire une erreur, selon la gravité de cette dernière, il recevrait soit une lettre qui l'empêcherait de rejoindre une grosse catégorie de gangs, et même d'universités, d'emplois. Les yakuzas pouvaient être de vraies vermines lorsqu'on s'attaquait à leur valeurs... Ensuite, l'option la plus "vilaine", l'éventration.

    Lilly Beverley? Elle cache bien son jeu, mais certains contacts m'ont renseignés sur elle. Cette jeune femme est issue d'une mafia anglaise plutôt puissante, mais elle n'a aucune racine au Japon... Je ne sais donc pas pourquoi elle est là, sans doute pour raisons personnelles...


    Il haussa simplement les épaules, marquant une légère pause pour boire une gorgée du liquide or qui emplissait son verre. Khyro savait que Torù en voulait plus que ça, mais un peu de suspense n'avait jamais fait de mal à personne, c'est pourquoi il prit son temps avant de reprendre.

    Elle travaille à la résidence, en tant que dirigeante du perce neige. Je dois dire qu'elle est surprenante, même si je ne la connais pas plus que ça... Elle fait son travail correctement, et a plutôt bon goût. Si tu veux en savoir plus sur elle, je crois que tu devrais le lui demander directement... Tant qu'elle ne passe pas du côté rouge de ma liste, je ne peux pas dévoiler sa vie à tout bout de champs... Tu n'auras qu'à lui rendre une visite au perçe neige, sur le compte de la maison bien entendu.

    Un nouveau silence, un sourire, un regard.

    Elle te plait je parie... Ne viens pas me dire que c'est juste pour le clan que tu te renseignes sur elle, puisqu'elle n'est en aucun cas un danger particulier... Enfin, sinon je vais bien, les affaires sont fleurissantes... J'aimerai juste que les jeunes que l'on sort de la rue nous soient plus reconnaissants... Je pensais les valeurs existaient encore, que le cas n'était pas encore si grave, qu'on pouvait arranger les choses... Mais visiblement elles ont bel et bien disparu... En tout cas, j'espère de tout mon être que le petit Ryusukai ne sera pas comme tout ceux-là... Ah quelle horreur, tu imagines le clan dirigé par un gosse si prétentieux, parcimonieux et odieux? Ça fait peur...

    Un léger sourire amusé, il but une nouvelle gorgée et reprit.

    Enfin j'aurai tout le temps de me tracasser pour cela lorsqu'il sera né... Mais désolé, je ne peux rien te dire de plus au sujet de miss Beverley.

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MessageSujet: Re: The wolf who was talking to the moon .: Torù. Lun 16 Mai 2011 - 14:38

Il leva lentement le verre pour faire rouler le liquide âpre entre ses lèvres, dans sa gorge, le vidant d’une traite avant de le reposer en un léger claquement sur le bois du bureau. Ecoutant les quelques informations que lui distillait son Oyabun à propos de Lilly Beverley, la belle anglaise qui avait transformé une nuit terrible en un moment de délice. Il y repensa pendant quelques instants, l’arrivée inopinée des trois hommes, la ruelle sombre, les coups de feu qui avaient retenti dans la nuit, sa montée dans la voiture de la belle, un Hummer rose tout ce qu’il y avait de plus visible, son appartement.

Onozawa se doutait qu’elle révélait bien des mystères, il émanait d’elle une saveur, une force, ce n’était pas une simple femme. Il n’était pas donné à tout le monde de pouvoir presser une détente, beaucoup de personnes n’étaient pas capables de passer ce cap, d’ailleurs personne hors la mafia ne se serait immiscé dans cette ruelle et n’aurait abattu un homme comme si de rien n’était. Aussi quand il lui annonça qu’elle était de la mafia, cela ne le surprit pas. Bien entendu, cela pourrait poser quelques soucis, si on l’avait envoyé ici en éclaireur pour prendre des informations, des appuis, avant une tentative d’expansion anglo-saxonne. Onozawa connaissait bien assez le clan, pour savoir qu’elle était surveillée un minimum et que le jour ou elle ferait une bêtise, elle passerait comme le disait Ryusukai sur la liste rouge.

Oui … elle me plaît.
Je te remercie Aniki de m’autoriser à aller au Perce neige, cela risque d’être très intéressant.


Un sourire en coin se dessina sur ses lèvres pendant quelques secondes, oui aller sur le territoire de l’anglaise pourrait se révéler intéressant, il ne doutait pas d’être accueillit assez durement, pour ne pas dire froidement. Cela rendrait les choses plus piquantes et amusantes, enfin il verrait bien le moment venu.

Ton fils n’aura strictement rien à voir avec ce shaten de tout à l’heure, la force et l’honneur existe toujours en ce monde, même si ces deux qualités ce font malheureusement bien plus rares. Et pour ce qui est de ta descendance, il n’y a pas de doute qu’avec un père comme toi, tout ce passe parfaitement bien.

D’ailleurs comment se porte madame Ryusukai?

Le Yakuza s’installa plus confortablement dans son siège, le dos calé contre le dossier, tandis qu’il croisait lentement les jambes. Il comprenait parfaitement le questionnement de l’Oyabun, même si il était encore jeune, il lui fallait penser à assurer une continuité dans le clan, que ce soit par un lignage direct ou comme cela avait été pour Khyro un choix personnel, l’adoption même informelle était une chose admise. Il se laissa happer par la réflexion, pensant un instant de son propre futur, il n’avait que vingt cinq ans et même si jusque là, il s’était gardé éloigné de tout attachement émotionnel, fonder une famille n’était plus une idée si extravagante que cela. Surtout dans un milieu aussi dangereux que le sien, ou chaque journée pouvait être la dernière.

Il relâcha un soupire tout en rejetant l’idée plus profondément dans son esprit, il y penserait plus tard, pour le moment, il était en compagnie d’Aniki, autant lui offrir une pleine et entière attention, d’autant plus qu’il souhaitait le voir pour parler de quelques affaires et projets. Il se réinstalla un peu mieux dans la chaise, tout en se penchant sur le bureau pour poser ses avants bras contre le rebord.

Aniki … J’aurai quelques affaires à voir avec toi.

L’homme porta la main à sa veste, tirant alors d’une poche intérieure un téléphone portable, un blackberry, l’ouvrant un mouvement du pouce tout en appuyant sur quelques touches pour faire apparaître quelques images sur l’écran. Il présenta le téléphone à son interlocuteur tout en lui adressant un sourire.

J’aimerai pouvoir user d’une partie de mes fonds pour acheter cet endroit, c’est une ancienne arène de combats de sumo, qui n’est plus utilisée depuis plusieurs années maintenant. L’endroit ne paie pas de mine, mais je l’ai visité et il a un certain potentiel. J’aimerai pouvoir y organiser des combats de boxe, gérer les paris qui pourraient y avoir lieu. Le plus coûteux serait de réaménager l’endroit, il est vaste mais abandon oblige vétuste. Je suis certain qu’en cassant ce mur ici, pour y installer un large comptoir on pourrait augmenter les recettes, ainsi qu’en mettant quelques loges là haut.

Il montre de son index plusieurs images, se laissant aller à un rien d’excitation alors qu’il présente son projet, son premier projet alors que d’ordinaire il avait toujours été fourmis, plaçant scrupuleusement ses fonds, n’usant que très peur de son argent, se contentant du minimum. Il semblait vraiment prendre les choses très à cœur.

♠♦♦♠

Onozawa Torù

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MessageSujet: Re: The wolf who was talking to the moon .: Torù. Dim 3 Juil 2011 - 9:07

[Si tu permets, je met ce rp en pause car je n'aurai pas le temps d'y répondre avant deux bonnes semaines! Wink]

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MessageSujet: Re: The wolf who was talking to the moon .: Torù. Jeu 8 Sep 2011 - 12:03

Toujours en pause ou définitivement mort ?

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