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La Vie est brève, et le Désir sans fin. [ Allen ]

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MessageSujet: La Vie est brève, et le Désir sans fin. [ Allen ] Lun 17 Jan 2011 - 22:23

    Elle avait tenue environ une semaine.


    - C'est Isuzu Horide.


    C'était ainsi que la belle résidente s'était présentée au téléphone lorsqu'elle appela Allen. Oui, elle avait finalement décidée de l'appeler. Sa première résignation n'avait pas fait long feu lorsqu'ils s'étaient dit aurevoir la dernière fois qu'ils s'étaient vus. A vrai dire, si elle s'était imposée de ne plus le voir, c'était simplement parce que l'attraction qu'il exerçait sur elle lui avait fait peur, et nous savons bien à quel point l'Humain est faible et s'entiche de tout ce qui lui procure du bien. C'est le cas de la nourriture, de l'alcool, du tabac, de la drogue, du sexe, de l'argent et de bien d'autres choses.. Tenant à avoir l'esprit entier, ou à s'éviter le plus de soucis possible, Isuzu avait alors premièrement décidée de ne plus revoir le musicien lorsqu'ensemble ils avaient prit un bain et qu'elle avait réalisé à quel point il l'attirait. Ou, de façon plus claire : elle voulait à tout prix exclure le risque de tomber amoureuse.

    Souhaitant toujours exclure ce risque, elle l'avait toutefois appelé. Et afin de poser une vraie barre entre eux, ou surtout pour s'imposer une véritable barre à elle même pour commencer, elle l'avait invité à venir à la Résidence. Pas dans sa suite, dans une à disposition. Et c'est ainsi que depuis quelques semaines les deux jeunes gens avaient établit une relation de "Sex friends". A la Résidence certains résidents appelait Allen "Le Favori" pour ses visites parfois plus régulières que d'autres clients. Ils ne se voyaient pas chaque jours, non du tout, leurs rendez-vous allaient de une à trois fois par semaine, mais c'était toute fois plus fréquents qu'un client venant tout les samedi soirs par exemple. Ces rendez-vous étaient tantôt à la Résidence, tantôt à l'hôtel avec de temps à autre un restaurant ou juste un verre avant. Et malgré ce temps passé ensemble, ils n'avaient pas apprit à se découvrir; et parfois le souvenir du soir où elle était allée dormir chez lui survenait dans l'esprit de la belle Isuzu qui se rappelait alors que tout sentiment naissant pouvait tout gâcher. Et dans leur bon temps et dans son propre quotidien de courtisane. C'était alors avec brio qu'elle en sortit indemne, maîtrisant on ne peut plus correctement les arts de l'amour.



    Plus tard, quelques jours avant le temps actuel de mon récit, Isuzu et Allen étaient allés ensemble au cinéma. Pour changer. A vrai dire, si il y avait bien un lieu où la jeune femme allait peu souvent, c'était le cinéma. Et ce fût donc plaisant quoi que légèrement étrange pour elle. Le film qu'ils avaient vu avait été une véritable daube, une comédie mal faite mais toutefois plutôt drôle qui leur avait permis de passer un bon moment.
    Depuis ils ne s'étaient pas revus.

    Les choses étaient allées autrement, et aujourd'hui Isuzu se retrouvait à l'hôpital. La cause de cette hospitalisation était dût à la fin peu amusante d'une soirée pourtant particulièrement bonne. Avec son ami James, la jeune femme était allée à Roppongi, dans un quartier où il y avait beaucoup de Gaijin, et plus particulièrement un pub Irlandais donc il lui avait parlé depuis un petit temps.
    De nature fêtarde, Rin, comme l'appelait parfois le métisse James, avait de suite accepté le plan, se hâtant cette radieuse soirée. Ils s'y étaient rendus. James avait enchaîné cigarettes sur cigarettes tandis que Isuzu, en immersion totale dans l'ambiance Irlandaise, avait enchaînée bières sur bières. La musique particulièrement enjouée que le groupe sur scène jouait collait le sourire à tout les visages, les gros rires éclataient, c'était le dernier lieu où tout étranger aurait pût imaginer rencontrer la belle Isuzu. Et pourtant elle y avait été, et avait même dansé, de façon très spontanée et naturelle avec l'un de ces Gaijin grossiers comme dirait certains Japonais fermés alors qu'Isuzu les trouvait quant à elle simplement extraordinaires.
    Seulement cette addition d'alcool avec sa maladie n'avait pas été du meilleur goût, et alors qu'elle et son ami gay quittaient les lieux, sans que ce dernier n'ai pût faire quoi que ce soit : la jeune femme avait sombré et fait une crise.

    C'était sans aucun souvenir de cette crise qu'Isuzu se trouvait là depuis quelques jours. Danse cette même pièce, dans ce même lit, elle était simplement là.
    Comme à chaque fois qu'elle avait pût se retrouver à l'hôpital, la Résidence lui manquait. Il fallait avouer que les murs blancs et fades de sa chambre d'hôpital n'étaient pas des plus attractifs, les rideaux étaient simples, peu opaques et usés. A vrai dire, ils servaient plus de décoration que d'autre chose puisque des stores décolorés permettait à la lumière de pénétrer ou non dans la pièce, à ce moment là ils étaient pliés : le soleil entrait dans la pièce et offrait une certaine luminosité à la pâleur du lieu.
    La vue offerte à la patiente restait toutefois agréable, surtout la nuit. A ce moment là, Isuzu observait le ciel gris pâle, quasiment blanc. C'était un ciel qu'elle affectionnait particulièrement.
    La pièce n'était pas très meublée, il y avait une télévision, éteinte, ainsi qu'une sorte de petit bureau ou une table peut-être, en bois clair. Là était posé un ours en peluche : offert par son amie Kaede. Cet ours là était sans nulle doute bien plus agréable au toucher que les draps rêches dans lesquels la belle dormait depuis quelques jours. La porte de la salle de bain était refermée, et l'on aurait presque dit que la chambre était inoccupée puisque seul un sac rouge verni, de taille moyenne avec un joli et gros nœud, ainsi qu'une paire de boots et d'un blouson en jean doublé laine témoignaient de la présence d'Isuzu. Le reste de ses quelques effets personnels se trouvaient dans la salle de bain qui n'attirait pas plus de sympathie que la chambre elle même.

    Chaque jours James était venu voir son amie; observant les deux chaises d'un design terriblement simple, Isuzu repensa à son amitié avec ce Japonais là, 'fin ce mi Anglais. Elle le considérait sûrement comme un grand frère, quelque chose comme ça. Le grand frère qu'elle n'avait jamais eut. Il était la seule personne avec Akito à qui elle autorisait la vue de son air affaiblit et pâle de lorsqu'elle était malade. Mais elle lui avait demandé de ne pas venir ce jour-ci, décidant de dormir toute la journée avant de pouvoir le lendemain ou peut-être le surlendemain retourner "chez elle".
    Si la belle métisse avait été retenue si longtemps, c'était parce que sa crise avait été plus violente que les habituelles; aussi les médecins lui avait fait passer plusieurs examens en tout genre. Ceux-ci finis, ces médecins n'avaient rien trouvés de plus et lui avait donc prescrit un bon repos. N'essayant pas comme à son habitude de jouer la femme invincible, Rin avait obéis et ça avait été avec sagesse qu'elle été restée à l'hôpital : lieu qu'elle détestait.

    Vêtue d'une simple et longue robe à fleurs, la jeune femme était allongée dans son lit lorsqu'elle ouvrit les yeux. Elle sortait d'une sieste de trois bonne heures. La marque de l'oreiller fraîche sur sa joue, les yeux légèrement rougis par la fatigue et le teint plus pâle qu'à l'habitude, Isuzu tandis les bras afin de s'étirer. A ce moment là elle regrettait déjà d'avoir demandé à son ami de ne pas venir puisqu'elle se rendait compte qu'elle allait sans aucun doute terriblement s'ennuyer pour cette journée.
    Sauf qu'une infirmière vint lui annoncer de la visite tandis que la Résidente observait sa légère et heureusement discrète ouverture à l'arcade. Les pansements rendaient la blessure peu discrète, mais une fois cicatrisé ce ne serait trois fois rien. Et une fois sortie d'ici, le quotidien reprendrait son cours.

    Tournant la tête vers la porte, Isuzu passa une main dans ses cheveux, observant l'infirmière partir et attendant l'entrée de James.

    - C'est gentil d'être venu..

    Sa phrase même pas terminée, la jeune patiente se rendit compte que la personne qui venait d'entrer n'était pas James, mais une personne dont elle n'aurait jamais put soupçonner la venue ici. Son visage passa de la surprise à la perplexité angoissée lorsque ses sourcils se fronçaient : elle avait horreur qu'on la voit en mauvais état.



♠♦♦♠



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MessageSujet: Re: La Vie est brève, et le Désir sans fin. [ Allen ] Dim 23 Jan 2011 - 12:37

Il savait qu'elle appellerait. Pour continuer ce jeu qu'ils avaient commencé ensemble. L'homme, toujours sûr de lui, n'avait pas fait que donner les dés au hasard. Il savait qu'elle l'appellerait, il savait qu'elle le désirait -et lui aussi-. Il restait confiant et agissait toujours avec une patience déconcertante. Néanmoins, Allen ne savait toujours pas pourquoi il avait commencé un tel jeu. Juste par divertissement, sauf que celui-ci commençait déjà à avoir son ampleur.
C'était un jeu qui durait depuis déjà plusieurs jours ou semaines, et qui dura encore.

Il avait vu ce film avec elle. Il lui avait parlé, avait rit à ses côtés. Puis ils avaient fait l'amour. Une fois, deux fois, trois fois, tellement que le musicien cru alors qu'ils ne faisaient que ça. Leur relation se résumait donc à ce rapport là : désir, contact, fusion. Rapport de tout ce qu'il pouvait y avoir de plus étroit, et pourtant ils ne savaient rien -ou peu de choses- l'un sur l'autre.
En vérité, le blond s'en fichait. Il ne voulait pas la connaître, il ne voulait pas qu'elle le connaisse trop, et il sembla d'ailleurs à ses yeux qu'elle le connaissait déjà beaucoup trop. Elle savait de lui ses craintes, son lieu natal, et même encore ses positions sexuelles préférées. Elle savait qu'il aimait la musique classique, les belles choses, et qu'il appréciait l'espace.
Le passage où s'étaient baignés ensemble lui était revenu à l'esprit; il essaya de se rappeler du sentiment qu'il avait éprouvé ce jour là. Son assurance avait été brisée comme un rien, et pourtant, ça l'avait excité. Ça avait été bien plus qu'une simple excitation sexuelle, bien qu'il s'agissait de quelque chose de ce domaine là. Durant l'espace d'un instant il s'était sentit vaincu, dominé, et la douceur qu'avait fait preuve Isuzu l'avait pourtant charmé.
Sans qu'elle ne doive le savoir vraiment, Allen ressentait un respect profond envers elle. Il ne voulait pas juste coucher avec elle, il voulait la combler. Et en même temps, plus il restait avec elle, plus il sentait que la séparation deviendrait bientôt impossible.

L'homme ressentit également cette émotion lorsqu'il vint à la Résidence Yamaguchi, et qu'on lui annonça que Horide Isuzu était indisponible. Son statut de favori, ainsi que l'argent lui ont alors valut cette information : Isuzu était à l'hôpital.
Il ne sut pas si ce qu'il ressentit était juste de la surprise, où s'il s'agissait d'une inquiétude simulée en surprise. Celui-ci sortit alors, perplexe. Il marcha quelques instants sans but précis, et au fur et à mesure qu'il avançait, Allen réalisa que son allure se faisait malgré lui de plus en plus rapide.

Il était nerveux.
Ce sentiment l'agaçait, mais il n'arriva pas à le réprimer. Sa raison tentait vainement de faire taire ses pensées. Il finit par courir en vue de la première bouche de métro. Sa hâte manqua de le faire trébucher quelques fois, mais il parvint à prendre finalement le métro en direction de Ginza.
Durant le trajet, son regard bleu avait longtemps cherché à se concentrer sur autre chose, mais sans y parvenir. Rien ne daignait bien vouloir attirer son attention, et ainsi changer ses idées, changer sa direction. Mais rien. Rien ne venait, et ses yeux fixant alors le vide, il ne pouvait que se mettre à réfléchir sur ce qu'on lui avait annoncé.
Le dos sur son siège, les mains dans les poches de son long manteau, il se sentit seul. Il réalisa que la présence d'Isuzu commençait à apporter une influence importante sur son esprit. L'anglais avait déjà connu cette sensation. Elle le rendait nerveux, son corps commença alors à trembler faiblement. Le froid ? La peur ?
Une fois arrivé et sortit du métro, il recommença à courir. L'homme ralentit, puis se stoppa lorsqu'il trouva l'entrée de l'hôpital; celui-ci fit alors demi-tour en marchant pour revenir ensuite sur ses pas comme un enfant indécis.

Sans doute Allen ne devait pas aller rendre visite à la belle résidente. Bien qu'ils pouvaient être considérés comme "amis", il était avant tout un client, et elle était avant tout une résidente. L'inquiétude maladroitement dissimulée qu'il éprouva témoignait de quelque chose qui dépassait bien sa raison, transcendait toute raison. Et cela le terrifiait.

Il se renseigna à l'accueil pour savoir à quel étage se trouvait Horide Isuzu. Puis tout en prenant l'ascenseur, ce dernier se mit à imaginer ce que cela serait dans le pire des cas : si elle mourrait. Sans doute serait-il juste un peu triste, mais le vide qu'elle engagerait dans sa vie serait alors déjà trop insupportable. L'artiste ne supportait pas ce genre de choses. Leurs liens en étaient donc déjà arrivés à un tel stade ? Cela avait été tellement rapide, mais en même temps ce fut prévisible.
Son coeur d'enfant cognait dans sa poitrine. Une fois la porte de l'ascenseur passée, il continua plus calmement sur le couloir qui se prolongeait.
Là, il trouva des infirmières qui allaient et venaient, des portes, des chiffres. Il se sentit prit d'une panique sournoise, sans qu'il ne sache vraiment pourquoi il avait si peur. Peur de l'hôpital ? De l'étroit, de l'intime ? A moins que ce ne soit... peur pour Elle ? Il lui sembla qu'il s'agissait d'un habile mélange, auquel s'ajoutait le sentiment effroyable de ne pas avoir sa place ici.
Allen ne devait pas être là, il le savait. Qu'adviendrait-il s'il allait la voir, et qu'il rencontrait sa famille, ses amis ? Que dirait-il ? "Je suis un client de la Résidence devenu ami avec Isuzu" ? L'anglais se sentit ridicule.
Quoiqu'il ferait, même s'il mentait, même s'il s'inventait des excuses, il n'avait pas sa place ici. Comment pouvait-il se permettre de s'introduire dans sa vie ainsi ? Il aurait été préférable qu'il n'apprenne jamais qu'elle se trouvait à l'hôpital.
Ces pensées aidant, ce dernier renonça à aller la voir. Il fit demi-tour une nouvelle fois, alors qu'une infirmière l'interpella :

"Vous cherchez quelque chose ?"

Le musicien se tourna, surprit. Même gêné. Même très gêné.

"Euh... Je... Je suis venu prendre des nouvelles de Isuzu Horide. Comment va-t-elle ?"

La réponse positive de l'infirmière lui étira un sourire, mais il se sentait malgré tout toujours aussi mal. Après lui avoir demandé s'il s'agissait d'un ami à elle, son interlocutrice poursuivit enfin :

"Venez, je vais vous montrer sa chambre. C'est assez grand ici, alors si on ne sait pas comment se repérer, on peut facilement se perdre."

Ce dernier la suivit alors malgré lui. Il tenta de maîtriser ses émotions et de paraître normal et serein. C'est donc avec une attitude assurée qu'il entra après l'infirmière une fois arrivé à la chambre de la japonaise.

"Bonjour.

- C'est gentil d'être venu.."

C'est alors qu'il la vit. Le teint un peu pâle, mais rayonnant toujours autant. On aurait dit que rien n'avait d'effet sur elle, même la maladie ne pouvait avoir raison de son élégance. Néanmoins, à la vue d'Allen, la femme finit par froncer les sourcils. L'anglais sut alors qu'il n'aurait véritablement pas dû venir.
Ses yeux fuyant se tournèrent alors vers la porte derrière lui, mais trop tard, elle venait de se fermer. Il ne pouvait pas fuir, il était piégé.
Celui-ci revint sur Isuzu. Il la regarda quelques longues secondes durant, ne sachant quoi dire, puis il entreprit de saisir une chaise pour s'installer auprès d'elle.

"Ça va ?"

Aujourd'hui, le bleu des yeux d'Allen était différent. La lumière qui arrivait dans la chambre rendait celui-ci plus clair, donnant une impression d'eau limpide, eau qui se faisait presque vapeur. Toute cette vapeur opaque était contenue dans cette bille que l'on nommait "oeil" et paraissait fuir dans l'ombre, le bleu se faisant alors plus sombre.
Le regard de l'homme finit par se baisser vers ses mains. Elles se joignaient sur ses genoux comme à chaque fois qu'il se sentait un peu nerveux, et il réalisa alors qu'il était venu les mains vides. Rien. Ni un quelconque cadeau, ni même des fleurs. Ce sentiment finit par l'agacer, il se sentait comme un intrus et avait envie de repartir comme un voleur.
Son visage d'enfant revint finalement sur la belle.

"Je ne te déranges pas quand même ? Désolé, je suis venu à la va-vite. Sans rien apporter."

Le musicien chercha ensuite à se mettre plus à l'aise. Modifiant sa position, son dos rencontra le dossier de la chaise et ses mains revinrent dans ses poches. Il baissa légèrement la tête, son regard se perdant devant lui. C'est avec un ton calme, cette fois plus sombre qu'il s'exprima une nouvelle fois :

"Je crois que j'ai eut peur pour toi. Sans doute parce que nos rapports sont devenus plus étroits."

Il regarda mieux la femme. Ses traits paraissaient plus ternis, et l'anglais espérait qu'il ne s'agissait pas de quelque chose très grave. Sans doute devrait-il commencer par la laisser se reposer. Songeant à cela, il se leva alors.

"Je voulais juste te voir, je devrais peut être à présent te laisser tranquille. Fais attention à toi."

Et il se baissa vers elle pour lui embrasser le front.
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MessageSujet: Re: La Vie est brève, et le Désir sans fin. [ Allen ] Sam 29 Jan 2011 - 23:40

    "Bonjour."

    Ce n'était évidemment pas James. Et ceci Isuzu l'avait compris avant même d'avoir pût découvrir le visage de son visiteur. La carrure seulement avait suffit. Très grand -plus que James-, une stature plutôt imposante.. De longs cheveux châtains clairs, blonds même. Puis sa peau blanche et ses yeux. Ses yeux bleus. Allen. Le bleu de ses yeux semblait différent qu'à l'habitude, et le regard que le musicien posa sur la Résidente eut l'adrèsse de perturber cette dernière encore un peu plus. "Pourquoi était-il ici?", "Pourquoi ces yeux ?".

    "Ca va ?"

    Avait-il dit en s'asseyant à ses côtés.

    Légèrement confuse et ne comprenant toujours pas grand chose à la situation, la belle répondit sans réfléchir.

    "Qu'est-ce que tu fais ici ?"

    Il fallut peut-être trois secondes à la jeune femme avant qu'elle réussisse à se rendre compte du caractère peu accueillant de sa phrase. Aussitôt elle fût confuse et inclina la tête à plusieurs reprises en s'excusant.

    "Excuse moi. Je ne m'attendais pas à cette visite. Je vais bien, merci beaucoup."

    Il y avait quelque chose que la jeune femme avait du mal à supporter -d'où sa réaction presque hostile-, c'était que l'on puisse la voir en mauvaise forme, faible. Pourtant la "maladie" avait beau avoir abîmé le joli fruit qu'était Isuzu; l'avait peut-être rendue un peu trop blafarde, lui avait donné l'air trop épuisée; Isuzu restait rayonnante de beauté. Et les quelques taches éphémères présente sur ce fruit magnifique qu'elle était n'étaient en réalité pas grand chose. Mais malgré cela la Japonaise avait du mal à supporter cela et que cet Anglais la vit ainsi lui donnait l'impression d'être impuissante, faible, violée dans son intimité.
    Il avait déjà trop vu -et pourtant pas tant que cela- de sa personnalité. Elle s'était même sûrement -contre sa volonté- déjà un peu trop attachée à lui. Pourtant on ne pouvait pas réellement dire que son attache était concrète puisque la belle ne connaissait rien chez cet homme de plus profonds que certains de ses goûts et certaines expressions de son visage ou certaines intonations de sa voix. Et malgré tout, leurs rendez-vous récurrents étaient devenus partie intégrante du quotidien d'Isuzu, et celle-ci pensait que cela durerait toujours ainsi. Qu'ils partageraient longtemps cette intimité factice. Peut-être serait-il un jour retournée en Angleterre, alors tant pis. Cela lui semblait si futile qu'elle y accordait peu d'importance, ou peut-être plutôt qu'elle avait du mal à imaginer que cette routine peu catholique puisse se rompre.
    Et cette visite venait casser leur routine de jeunes gens aux mœurs déplacées. Allen venait de rentre leur intimité factice un peu plus réelle et c'était pour cela qu'elle lui en voulut à l'instant même où elle l'avait aperçut.

    Fixant le relief de ses jambes sous les draps et la couette peu efficace du lit, Isuzu redressa alors son regard vers celui qui venait de la perturber. Elle se rendit alors compte que peut-être cette visite n'était pas facile pour lui non plus.
    Elle avait bien envie de lui lâcher un "pourquoi tu es venu ?" mais plus courtoise dans son approche elle lui adressa un léger sourire.

    "Et toi, comment tu va ?"

    L'azur fascinant des yeux du musicien vint se poser sur elle. L'épisode de la baignoire revint se figer dans la mémoire de la Résidente qui sourit alors un peu plus.

    " -Je ne te déranges pas quand même ? Désolé, je suis venu à la va-vite. Sans rien apporter.

    - Non, pas du tout. C'est gentil d'être venu, apporter quelque chose n'est pas essentiel ne t'en fais pas.."

    Ne sachant que dire de plus, Isuzu se fascina de nouveau pour le relief de ses jambes sous les draps. Enfin, en réalité elle ne les regardait pas vraiment mais s'éloignait de plus en plus d'Allen, d'elle même, du lit, de la chambre d'hôtel..De Tokyo même. C'était comme un bref voyage métaphysique et peu gai qui fût rompu par la voix grave et si agréable du blond qui prenait toutefois un ton ..différent.

    "Je crois que j'ai eut peur pour toi. Sans doute parce que nos rapports sont devenus plus étroits."

    A cette phrase, la princesse Asiatique fronça légèrement les sourcils. C'était la deuxième fois.
    Il lui fallut d'ailleurs encore quelques secondes avant de réagir : elle lança un regard surpris et perplexe à son interlocuteur, sans savoir répondre. Ce dernier finit par se lever et annoncer son départ. Et là pour la troisième fois en un cours laps de temps Isuzu fronça les sourcils une fois de plus tandis que le musicien déposait un baiser sur son front.

    Elle n'avait pas perdu la parole. Elle n'était pas non plus paralysée par une quelconque émotion ou quoi que ce soit de ce registre là. Mais l'impression d'impuissance qu'elle ressentait était si grande que la belle se sentait tout à fait dépassée.

    Mais alors, quitte à se sentir faible..

    "Reste."

    Elle le fixait. Son regard n'était pas celui d'une princesse en détresse, encore moins celui d'une enfant capricieuse. Ce n'était pas non plus le regard implorant d'une personne malade et faible. Son regard à elle était limite impertinent. Le ton qu'elle avait employé était entre l'ordre et la demande. Un mélange d'assurance et d'incertitude qui parût se détendre légèrement lorsque Allen se rassit finalement. Semblant alors déjà moins..contrariée, la voix d'Isuzu s'adoucit et elle lui adressa un léger sourire.

    "Je viens de dormir, je ne pense pas me rendormir de suite tu sais. Et puis ne repars pas déjà, je crois que ça me fait plaisir que tu sois là."

    Ramenant une fois de plus ses cheveux en arrière elle se dit alors qu'il serait peut-être poli d'éclaircir peut-être l'esprit de son "invité".

    "Sinon, je n'ai rien de grave. C'était une simple crise."

    Une "simple" crise qui l'avait retenue plus de trois jours à l'hôpital..

    Sortant ses jambes du lit, assise face au musicien, elle posa un pied sur l'un de ses genoux, balançant légèrement son autre jambe dans le vide.

    "Tu as appris quand que j'étais ici ? Que croyais-tu ou qu'est-ce que l'on t'a dit ?"

    D'un geste de la main elle se frotta la joue, comme pour se réveiller un peu plus, avant de la mettre devant la bouche afin de bailler.

    "Et sinon, ta semaine ?"

    Comme si de rien n'était, elle entreprit de trouver un sujet, de ne pas avoir fait rester le musicien dans sa chambre d'hôpital pour rien. Puis cela l'intéressait peut-être un peu en fait.








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MessageSujet: Re: La Vie est brève, et le Désir sans fin. [ Allen ] Dim 30 Jan 2011 - 17:37

Elle le surprenait. L'intonation qu'elle avait prise l'avait forcé à obéir, comme par mécanisme. Comment refuser un tel ordre venait d'elle ?
L'ordre de rester avait été posé à l'homme comme un bloc de marbre qu'il ne pouvait franchir. Le coeur du musicien s'était mit à rebattre à un rythme plus saccadé. Il avait alors observé le regard de Isuzu, celui-ci prenant à cet instant un air si particulier.

Allen se rassit finalement, ne souhaitant présenter aucune forme de rébellion face à cette belle princesse, dame royale beaucoup plus forte qu'elle ne le laissait croire au premier abord, et contre laquelle il ne pouvait lutter. Il ne saurait lutter.
Cette dernière avait semblé être contrariée, fâchée, chose que l'homme perçut très rapidement et qu'il pouvait comprendre. Ceci ne fit que renforcer la sensation de malaise qu'il avait ressentit au premier abord. Il se sentait intimidé, mais pas complètement écrasé. Juste affaibli.

La femme s'expliqua alors un peu mieux, rassurant l'artiste qui la regardait toujours de ses yeux troublés.

"Je viens de dormir, je ne pense pas me rendormir de suite tu sais. Et puis ne repars pas déjà, je crois que ça me fait plaisir que tu sois là.
Sinon, je n'ai rien de grave. C'était une simple crise.


- J'espère." lâcha-t-il d'une voix plus silencieuse.

La japonaise sortit alors de la couverture pour mieux se placer sur le lit, faisant face à Allen toujours installé sur sa chaise. Celle-ci posa un pied sur la jambe de l'homme qui l'accueillit en essayant d'esquisser un sourire, malgré l'émotion qui avait paralysé son visage depuis plusieurs instants. Il se mit alors à regarder ce pied qui était soudainement venu s'inviter sur son genou. Était-ce par intimidation ? Perversité ? Invitation ? Le musicien ne pensait pas Isuzu aussi lubrique, et l'idée l'aurait amusé en temps normal mais il n'était pas là pour jouer avec elle. Plus maintenant.
Bien que ce pied suscita fortement son attention, il lui fallut revenir sur le visage de la belle et se confronter à ce regard devenu apaisé, mais qui l'impressionnait toujours autant.

"Tu as appris quand que j'étais ici ? Que croyais-tu ou qu'est-ce que l'on t'a dit ?

- Je l'ai su tout à l'heure. On m'a dit que tu étais ici, que tu avais eut une sorte de malaise, que cela faisait quelques journées que tu étais ici. Je n'ai pas eut plus d'informations.
Cela m'a juste rappelé que tu possèdes une maladie terrible. J'ai faillit l'oublier."


Ses paroles avaient été prononcées de manière simple. Il n'avait rien à cacher de particulier à la demoiselle, et s'en voulait lui même d'être venu ainsi. Ses yeux revinrent de nouveau sur le pied qui était posé sur sa jambe. Ce membre sembla être l'unique lien qui le raccrochait encore à elle. L'avait-elle ainsi posé afin qu'Allen ne puisse s'échapper ? Piège efficace. Son regard y était emprisonné, ne semblait plus vouloir s'y décrocher, et l'homme ne souhaitait plus bouger.
Ses yeux remontèrent ensuite vers la cheville, puis jusqu'à la cuisse de la belle, avant de ne retrouver son visage.

"Et sinon, ta semaine ?" poursuivit-elle.

Ce dernier se gratta un instant la tête, tentant de réorganiser sa mémoire. Il sourit à la réflexion de cette question.

"Ma semaine ? hum... pas grand chose. Rien de très spécial en fait."

L'anglais revint encore une dernière fois sur le pied qui n'avait pas bougé. Il se rappela de la première fois qu'il l'avait tâté, et il eut envie de recommencer. Il lui sembla alors que ce bel objet avait véritablement quelque chose de provocateur, tentateur, ou peut être même juste d'innocent. Peut être le pied d'Isuzu avait trouvé et rencontré le genou d'Allen par simple hasard. Mais l'artiste ne croyait pas au hasard.

Après un infime temps dans le silence, il s'adressa une nouvelle fois à la japonaise :

"Tu peux marcher ? Il fait assez beau, il serait bon d'en profiter et de sortir un peu. N'es-ce pas ?"

Attendant l'accord de la femme, le musicien finit par poser une main chaleureuse sur le pied nu de son interlocutrice sur lui. Il le souleva et se baissa légèrement jusqu'à lui afin que ses lèvres s'y déposent. Ce dernier relâcha finalement le membre et se leva enfin de sa chaise.
Puis une fois la japonaise prête, ils sortirent de la chambre. L'homme entreprit de signaler leur sortie dans le jardin de l'hôpital à une infirmière, et ils s'y rendirent ensemble. Ce fut un soulagement pour Allen que de retrouver l'air libre. Il ne se sentait plus aussi écrasé et serré comme dans le bâtiment, et il se sentit également soulagé en voyant la femme rayonner bien plus dans ce jardin. La frustration semblait avoir alors disparue de son visage, tandis qu'ils choisirent ensemble un endroit où s'assoir sur l'herbe. L'anglais enleva son manteau enfin, constatant qu'il faisait suffisamment chaud aujourd'hui.

Puis il l'observa. Longtemps, longuement, lentement, presque langoureusement.
Une question se posa dans son esprit.

"J'aimerais t'offrir quelque chose. Que souhaiterais-tu ?"

"Que souhaiterais-tu de moi, Isuzu ?"
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MessageSujet: Re: La Vie est brève, et le Désir sans fin. [ Allen ] Dim 6 Fév 2011 - 21:47

    Le temps s'éclaircissait parfois, et se recouvrait ensuite mais il faisait tout de même bon. Pas assez chaud pour que Isuzu enlève son blouson en jean mais pas assez froid pour le fermer ou rajouter une écharpe ou quoi que ce soit, sa simple robe légère lui suffisait. Cela lui donnait d'ailleurs une autre allure qu'à l'habitude, elle n'avait pas de talons et sa tenue était décontractée, rafraîchissante. En dehors des bâtiments lugubres et étouffants de l'hôpital la jeune femme était bien plus ravissante malgré sa faiblesse physique. Marchant jusqu'à la verdure où ils s'installèrent, Isuzu repensait aux derniers instants. Comment Allen était apparut dans la chambre, visiblement mal à l'aise, comment cela l'avait perturbée, dérangée mais aussi plût; comment il avait baisé son pied et comment ils étaient arrivés dans le jardin assis dans l'herbe.

    La jeune femme observait les alentours du jardin, elle trouvait cela bien triste qu'il y ait tant de personnes à l'hôpital mais les voir ainsi en extérieur, sourire aux infirmières ou revoir des membres de leur famille ou des amis la faisait alors sourire. Son regard vint alors se poser sur son compagnon, elle croisa alors son regard : celui-ci devait la regarder depuis quelques instants déjà.

    Avant même qu'elle ai pût dire quoi que ce soit le musicien rompit le silence qui commençait à s'installer entre eux, par une question qui fût assez étonnante.

    "J'aimerais t'offrir quelque chose. Que souhaiterais-tu ?"

    Surprise, la belle métisse haussa les sourcils. Elle entr'ouvrit la bouche dans l'espoir de pouvoir répondre mais elle ne dit rien tandis que son esprit vagabondait ailleurs. Pourquoi cette soudaine question ? Qu'entendait-il par là ? On ne demandait pas souvent à Isuzu ce qu'elle souhaitait. Pas dans de telles conditions, pas ainsi.
    N'étant en réalité une femme pas très attachée aux choses matérielles la jeune femme ne trouva rien de particulier à demander quand soudain quelque chose lui vint en tête. Ses yeux trahirent presque sa pensée puisqu'à l'instant même, la surnommée Rin fixait les lèvres de celui qui lui proposait un présent. Isuzu se rendait compte qu'elle n'avait jamais goûté aux lèvres de ce blond. Trop d'hommes et de jeunes hommes avaient goûtés sans pudeur aux lèvres de la belle, trop d'entre eux lui avaient offert leurs lèvres trop rapidement. Lui en revanche ne les lui avait pas offert et n'était pas non plus allé chercher les siennes, et c'est de cette façon que cela l'attirait encore plus. C'était comme un interdit qu'elle ne pouvait pas franchir et qui attisait sa curiosité un peu plus à chaque regard.

    De ce fait, Isuzu eut vaguement l'envie de demander cela, "un baiser". Mais elle estompa presque aussitôt cette idée car elle savait que si il n'y avait pas ce genre de chose entre eux, ce n'était pas pour rien. Aussi elle eut l'impression que demander cela maintenant serait totalement incompréhensible et elle même n'en avait pas envie pour autre que de la curiosité. Sur le point presque de s'énerver comme précédemment, la jeune femme poussa un soupir et secoua légèrement la tête en souriant.
    Elle avait une meilleure alternative.

    " Merci c'est gentil.. Mais à vrai dire, je n'ai pas d'idées là. Alors, je retiens cette proposition pour plus tard, c'est possible ? "

    Elle eut un léger rire et passa derrière lui, accroupie.

    " Enfin, tu veux pas poser ta tête ? "

    Caressant légèrement la chevelure blonde de l'Anglais, la Résidente trouva qu'il serait plus poli de lui fournir plus d'informations. Mais l'air inquiet qu'il avait pris ou le ton de son "J'espère" avait convaincue la jeune femme que cela n'était pas correct de s'en tirer sans rien expliquer.

    " Puisque tu t'es déplacé, tu a droit à un peu plus d'explications sur mon hospitalisation. "

    Elle reprit après une brève pause.

    " Ce n'était réellement qu'une crise, que j'ai faite suite à sûrement un peu trop de fatigue et un peu trop d'alcool. J'aime réellement la musique Irlandaise tu sais." Elle sourit, repensant à cette si bonne soirée avant de poursuivre. "Et disons que cette crise a été bien plus violente que d'autres, alors on m'a emmené à l'hôpital et ici ils ont eut peur que cela ai une raison plus grave ou des conséquences plus graves. Mais tout va bien je rentre demain ou peut-être ce soir alors bon."

    N'ayant rien de plus à ajouter, Isuzu observa le ciel un instant pi baissa ses yeux vers le visage d'Allen. Elle caressa furtivement son visage le contemplant avec plaisir.

    " Merci d'être venu. "

    La jolie métisse se mit à arracher les fleurs qui étaient à sa portée et à les disposer dans les cheveux d'Allen quand elle se souvint qu'il était musicien, et que ses compositions dégageaient quelque chose de singulier et de charmant, elle se demanda alors à quoi ressemblerait une de ses composition qu'il aurait écrite en pensant à elle. Puis, trouvant cette idée tout à fait idiote et perturbante elle la chassa de son esprit et se baissa vers le visage d'Allen. Déposant à son tour un baiser sur son front, maintenant son visage entre ses mains. Se redressant elle le fixa longuement et intensément.

    " J'ai beau t'observer comme je veux, je n'arrive tout de même pas à voir dans tes pensées. "

    Elle s'allongea de telle sorte que leur position : Allen tête à présent sur son ventre et elle tête sur le manteau d'Allen, formait un angle presque droit.

    " Mais c'est mieux ainsi. "






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MessageSujet: Re: La Vie est brève, et le Désir sans fin. [ Allen ] Lun 14 Fév 2011 - 16:28

Elle avait semblé pensive. Puis face à la réponse de son interlocutrice, Allen acquiesça avec le sourire. Il la regardait toujours. L'homme s'en était trouvé presque amusé de la situation, mais la seconde proposition de Isuzu lui fit reprendre son sérieux.
Celui-ci posa sa tête sur les cuisses de la japonaise, laissant le reste de son corps s'allonger sur l'herbe. Il avait posé sa tête à cet endroit là, et il avait apprécié. Il avait trouvé ces jambes douces, même alors qu'elles se trouvaient sous un vêtement, et il les avait trouvées chaleureuses.
Le musicien se dit de cette jeune femme qu'elle avait toujours le don pour le surprendre, et le mettre dans des situations assez spéciales. A cette pensée revint le souvenir du bain avec elle. Il ne se sentait pas nostalgique, juste capturé. L'homme aurait sans doute eut envie de s'endormir si la présence au dessus de lui ne le préoccupait pas. Il se sentit observé, mais il savait qu'il s'agissait d'un regard protecteur, presque maternel.
Et la femme caressait doucement ses cheveux. Allen n'osant pas relever le regard, ferma ses paupières.

Puis il l'écouta quelques instants parler, les yeux toujours fermés, se concentrant ainsi sur la voix qui se prononçait au dessus de lui. Ses yeux bleus s'ouvrirent finalement sur le visage de la belle lorsqu'il sentit les doigts de cette dernière parcourir son visage.

"Merci d'être venu." exprima-t-elle alors.

Les pupilles du musicien cherchaient à fixer autre chose, mais il n'y avait plus qu'elle au dessus de lui. Plus que ce visage. Désirable et interdit. Trop près ou trop loin. Sans doute aurait-il suffit que son bras se lève et aille jusqu'à elle pour combler cette distance, le geste paraissant pourtant si simple à réaliser, mais il n'y parvint pas. Il y renonça. Ses yeux finirent par se baisser, pour regarder autre chose. Plus loin.
Elle commença par placer des fleurs dans les cheveux de l'artiste, qui ne fit rien pour s'y opposer.

Il y eut un blanc. Un temps d'arrêt dans lequel Allen ne sut quoi répondre aux dires de son interlocutrice. Celui-ci se sentait bien à présent, quoi que quelque peu étrange. Son regard était à présent revenu sur elle, sans doute attendait-il qu'elle se remette à parler. Elle devait se remettre à parler, sinon il aurait fallut que ce soit lui qui trouve quelque chose à dire et il n'en avait pas envie. Il se sentait un peu flemmard, ou juste "serein".
C'est alors que les lèvres rosées de la japonaise se déposèrent sur son front. Le violoncelliste se sentit drôle. Peut être la femme avait dû ressentir la même chose lorsqu'il avait fait de même quelques instants auparavant, et il se dit alors que ce geste -bien que simple et innocent- n'avait rien d'insignifiant. Il témoignait d'un fort sentiment bienveillant à l'égard de la personne à qui il était destiné. Les baisers tenaient beaucoup d'importance dans le coeur britannique du violoncelliste.
Celui-ci fut agréable. Les lèvres de la résidente nippone avaient une texture douce. Ce n'était pas la première fois qu'il expérimentait, mais s'en étonnait à chaque fois. Il se dit qu'elles devaient avoir un goût exquis, et c'est alors que ces dernières se mouvèrent de nouveau.

"J'ai beau t'observer comme je veux, je n'arrive tout de même pas à voir dans tes pensées."

Isuzu changea de position, avant d'ajouter :

"Mais c'est mieux ainsi.

Allen laissa le silence marquer une pause. Puis il changea soudainement de sujet, prenant une voix posée.

"Tu aimes la musique irlandaise hein ? C'est une musique légère, vivante. Ça ne m'étonnes pas de toi, elle va avec ton caractère. Je ne suis pas un expert de cette musique là, mais il faudrait que je m'y essaye un jour."

Mais il se releva pourtant, secouant légèrement la tête pour enlever les quelques fleurs qui y étaient déposées. Un sourire s'afficha alors, voyant l'installation florale de la japonaise tomber de sa chevelure. L'homme se tourna ensuite vers elle, l'aidant à se relever.
Se retrouvant alors face à elle, sa voix se fit plus grave, plus silencieuse qu'auparavant. Ses yeux la regardait toujours, s'encrant dans le marbre noir lisse et doux du regard de Isuzu.

"Il n'y a rien à voir. Absolument rien. Dans mes pensées, dans cet esprit pervers qu'est le mien."

Ses doigts vinrent alors chercher la main de la belle, qu'il porta jusqu'à son visage. Il déposa un baiser sur cette main, puis la garda quelques instants dans les siennes.

"Prends bien soin de toi. Nous nous reverrons. Je repasserais te voir à la résidence, et peut être saurais-je alors combler tes désirs les plus secrets." acheva-t-il, l'air souriant.

Il la lâcha finalement. Allen ramassa ensuite son manteau, avant de ne faire ses derniers adieux à la jeune femme. Il repartit plus détendu qu'il n'était venu, et appela rapidement un taxi lorsqu'il fut complètement sortit de l'hôpital. S'asseyant alors dans la voiture, une dernière fleur tomba de ses cheveux, atterrissant sur ses genoux.
Ce dernier la saisit entre ses doigts, alors qu'il indiquait la destination au chauffeur. Puis il l'apporta à ses narines :

Et elle était délicieuse.
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MessageSujet: Re: La Vie est brève, et le Désir sans fin. [ Allen ] Lun 28 Fév 2011 - 16:01


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MessageSujet: Re: La Vie est brève, et le Désir sans fin. [ Allen ]

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