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Papiers froissés de Kimera

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MessageSujet: Papiers froissés de Kimera Sam 20 Aoû 2011 - 20:30

Moi, Je et Moi-même

    About Me :

    Nom et Prénom administratif: Masamune Kyo
    Nom et Prénom de plume: Shujin Kimera
    Age: 24 ans
    Date de Naissance: 9 août
    Sexe: Masculin
    Orientation sexuelle: Homosexuel
    Origine: Japonaise
    Métier: écrivain

    Groupe: Visiteur





Shujin Kimera

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Particularité ?: se balade toujours avec une boite de ricola dans sa poche...
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MessageSujet: Re: Papiers froissés de Kimera Sam 20 Aoû 2011 - 20:38


Avant j’avais honte de ce que j’étais. Je ne parle pas de mon homosexualité que j’ai toujours assumé, mais de mon statut de fils de. Je n’ai jamais aimé être l’ainé de la famille, l’héritier. Celui sur qui tous les espoirs et toutes les responsabilités incombaient. Je n’ai jamais voulu reprendre l’entreprise de mon père. Jamais. Moi, j’ai toujours rêvé d’évasion, de liberté. Je l’ai trouvé dans l’écriture. J’écris sur tout et surtout sur rien. J’use des tonnes de papiers étalant des mots, des sensations, des sentiments, des ressentiments pour mieux les comprendre et les accepter.

Mon premier sujet sur lequel j’ai écrit, c’est sur moi. Ou plus précisément sur mon nom. Je rejetais en bloc tout ce que pouvais signifier aux yeux de mon père d’être un Masamune. Je ne voulais pas en être un. C’était un idéal tout à fait contraire à ma nature profonde. Je rejetais ce nom de famille et je rejetais mon père par la même occasion. Comme je pouvais haïr cette stupide tradition japonaise d’appeler tout le monde par son nom de famille. Masamune-san part ci, Masamune-san part là. N’étais-je donc pas plus que le fils de mon père ? De ce père qui voulait dominer ma vie. Il semblerait bien que oui, à cette époque.

C’est peut-être pour cela que j’aimais tant aller en Europe durant les vacances. J’en avais que faire d’apprendre de nouvelles langues. Tout ce qui m’intéressait et m’enchantait c’était toutes ses personnes qui m’appelait tout simplement Kyo. J’étais moi. Rien de plus, rien de moins. Cela m’enlevait un poids terrible des épaules. Malheureusement, cela ne durée que le temps des vacances et ces personnes ne devaient surement plus se souvenir de moi vu que je ne me rappelais même pas de leur prénom. Mais pendant ces vacances, j’avais pu rire, sourire, rêvasser sans que jamais personne ne me dise que ce n’était pas digne de la retenu des Masamune. Ah que je détestais revêtir cette armure de froideur et d’indifférence, si loin de mon moi profond. Pourtant à force de dressage, je l’avais assimilé. Cela créait souvent de forte contradiction entre mes actes et mes paroles. Au final, il y avait peu de personne avec qui j’étais vraiment naturel, avec qui je laissais mon carapace au vestiaire.

Il avait maintenant très peu de personne qui m’appelait simplement Kyo. Aujourd’hui, leur nombre est de trois. Mon père qui crache mon prénom avec mépris, mon petit frère qui le dit avec timidité ayant toujours peur de me déranger et ma mère qui le dit seulement quand elle est énervée et pour me remettre du plomb dans ma petite caboche comme elle dit puisqu’habituellement elle m’affuble du petit surnom plutôt gênant de chaton. Enfin, cela me prouve qu’elle m’aime.

Sauf que comme mon nom de famille, j’ai aussi rejeté mon prénom à une époque pas si lointaine. Je l’avais rejeté parce que mon père l’utilisait pour s’adresser à moi et que tout ce qui avait un rapport à lui, je ne pouvais pas le supporter.

A cet époque, mon adolescence, je faisais énormément de conneries. Je faisais le mur. Je me battais pour un oui pour un non. Je fumais et pas que des cigarettes me prenant pour un apprenti dealer. J’allais en boite alors que ce n’était définitivement pas de mon âge. Et je buvais plus que de raison. Un vrai petit délinquant. C’est bien pour ça que mes soi-disant amis de l’époque, on commençait à me surnommer Shujin qui signifie détenu ou prisonnier, l’air de dire que je finirais comme ça un jour si je continuais ainsi. Sauf que j’avais une chance insolente. Jamais je ne me faisais prendre. Je disparaissais toujours au moment le plus opportun. Je n’avais guère de moral et j’abandonnais souvent les autres quand ils avaient des problèmes. Ne revenant les voir que lorsque qu’ils s’étaient sorti tout seul de leurs conneries. Je n’étais pas amis avec eux de toute manière, ils me servaient juste à avoir une vie sociale qui faisait grincer des dents mon père. De plus, je changeais souvent de soi-disant amis, dès qu’ils ne m’intéressaient plus j’allais voir ailleurs. Dans le lycée où j’allais on m’avait alors surnommé la chimère, Kimera à cause de cela. Comme si j’étais un être hors du commun qui apparaissait pour mieux disparaitre que ce soit dans les groupes de lycée ou dans la ville à la nuit tombé.

Cela m’intéressait très peu de savoir ce que les gens pensaient de moi mais cela m’amusait assez de voir le contraste de mes deux surnoms, pour les uns j’étais insaisissable, pour d’autre j’étais un prisonnier en sursis. J’avais adopté ces deux surnoms et formé avec ma nouvelle identité, mon nouveau rôle. J’étais Shujin Kimera. La chimère prisonnière de ses blessures à l’âme.


C’était bien pour cela que j’avais utilisé ce pseudo pour nom de plume quand j’avais publié mon livre quasi autobiographique bien qu’à nul moment dans ce livre écrit à la troisième personne, il n’y avait mention de ma relation conflictuel avec mon père. Sujet au combien sensible pour moi.

Aujourd’hui, à part pour payer mes impôts, j’utilise toujours mon nom de plume pour que jamais on ne fasse l’amalgame entre moi et l’héritier Masamune étant donné que ma famille était connue pour le maniement et la fabrication des armes, tel que les katana et l’arc japonais traditionnel ainsi que pour son entreprise reçu en guise de dote pour le mariage de ma mère avec mon père basé sur la haute technologie de pointe. Tout un monde qui ne m’intéressait pas le moins du monde et je détestais le changement d’attitude des personnes quand je leur disais mon véritable nom de famille. Pourtant, aujourd’hui, j’assumais mon passé et j’utilisais mon nom de plume plus par facilité qu’autre chose. Peut-être que lorsque je rencontrerais celui qui me convient je lui dirais mon véritable prénom et nom pour ne pas être juste une personne de passage comme je l’ai été pour tant d’autres et surtout pour enfin entendre quelqu’un susurrer mon prénom avec douceur et passion me montrant que cet personne m’aime pour l’homme que je suis, que je ne serais pour lui ni l’héritier de quoique ce soit ni une simple personne de passage mais l’homme qu’il aime tout simplement.
Shujin Kimera

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