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La vie est un cinéma, le cinéma un art de vivre. [Ryue]

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MessageSujet: La vie est un cinéma, le cinéma un art de vivre. [Ryue] Dim 24 Juil 2011 - 22:53

    Visiblement, Ryue avait une certaine culture puisqu'il savait ce qu'était le Café Pouchkine et Isuzu était à peu prés certaine que ce n'était pas le cas des trois quarts de la clientèle.
    De toute manière il n'était pas primordial de savoir ce qu'était ce café pour s'y rendre et apprécier la décoration ainsi que la carte, mais toutefois c'était agréable d'y aller en en sachant en peu plus.
    Les deux jeunes gens s'installèrent donc, et Isuzu choisit les diverses pâtisseries qu'ils goûteraient. Et ceci au feeling ou à l'élégance du nom. Peu de temps après un serveur leur servit les délicieuses pâtisseries qu'ils avaient commandés.

    Lorsque le Japonais lui expliqua brièvement en quoi consistait la Fujimori Corporation, Isuzu écouta avec intérêt. Mais la demoiselle se dit assez rapidement qu'elle ne regrettait pas plus que ça le fait de ne certainement pas hériter de la société de son père. Car il était certain qu'elle ne retournerait pas le voir, et si au bout de toutes ces années il ne l'avait pas trouvé.. cela voulait bien signifier qu'elle n'avait plus rien avoir avec la société Horide. Aussi, c'était un poids en moins, car même si ce qu'expliquait Ryue semblait assez glorifiant, ce n'était pas un milieu qui l'attirait vraiment. Ça semblait si... frigide comme vocation.

    Toutefois, Ryue n'était pas aussi "glacial" que ce que laissait entendre son métier. Il semblait à l'inverse être quelqu'un de tout à fait agréable, et sûrement que si elle l'avait connu dans d'autres conditions la jeune femme l'aurait entièrement apprécié. Mais à la vérité, même si la belle trouvait ce "Résident d'un jour" finalement agréable, elle ne comptait pas se mettre à le fréquenter. Elle avait fait l'erreur une fois et ne comptait pas la faire à nouveau. Elle ne souhaitait pas se fabriquer une vie sociale avec son travail ingrat. Aussi, ce fût dans l'optique d'un plaisir éphémère et sympathique que la belle métisse goûta aux desserts avec lui. Celui qu'il venait de lui proposer était succulent, elle lui en avait fait part.
    Il en vint ensuite les conversation habituelles par lesquelles n'importe quel individu est obligé de passer pour en savoir un peu plus de son interlocuteur..

    Elle eut un léger rire.

    - Quoi de mieux qu'un programme de célibataire lorsque l'on est célibataire ? Enfin je dis cela car tu ne portes aucune alliance.. Enfin, en ce qui me concerne j'aime bien sortir le soir, aller boire un verre ou aller dans certains clubs aussi. J'aime particulièrement danser aussi, mais là je parle de l'activité pas de la sortie "by night". J'aime aussi le shopping.. manger.. ou marcher sous la pluie. Mais il ne pleut pas tout les jours malheureusement

    Ensuite ils parlèrent tout deux "gâteaux". Chose qui, avec du recul, serait un souvenir sûrement assez comique. Ryue avait une préférence pour le dit "Medovick", Isuzu quant à elle préférait surtout le "Ptichie Moloko". Et tandis qu'ils échangeaient ces futilités, la belle remarqua que de temps en temps lorsque certaines personnes les regardaient ... ils les regardaient comme un couple. Peut-être qu'ils dégageaient quelque chose de spécial ? Isuzu ne comprenait pas quoi. Mais pour nous qui sommes spectateurs, il est évident que ces deux êtres formaient un idéal. Un idéal qui disparut de l'horizon des clients du "Café Pouchkine" lorsque la belle et son compagnon quittèrent les lieux afin de se rendre en cinéma. Un parcours en soit très classique et peu original.


    ~ ~ ~



    Le film qu'ils allaient voir se révélait être bien moins classique que le dessein de leur après-midi. Après avoir prit du pop corn pour Monsieur et des Pockys pour Mademoiselle, ils s'installèrent dans la salle noire. Durant les publicités Isuzu lui demanda comment il avait prit connaissance de ce film et ce qui l'avait attiré. Car pour elle c'était une véritable surprise, mis à part l'affiche elle n'en savait strictement rien.

    Le film débuta, Isuzu était installée dans son fauteuil, accoudée à l'un des accoudoirs (pas celui du côté de RYue), ses deux mains sur ses propres cuisses. Elle ne voulait rien qui puisse lui laisser entendre qu'elle se ferait séduire comme une lycéenne : dans une salle de cinéma. Aussi elle grignotait tranquillement ses pockys tout en fixant l'écran dans le silence le plus total. Les commentaires au cinéma c'était pas son truc.

    Ce qui la fit sourire, ce fût la quasi inutilité des sous-titres pour elle durant la majeure partie du film puisque c'était un film Coréen et qu'elle en comprenait donc le langage. Alors elle pouvait se plonger entièrement dans l'ambiance particulière du film. Elle même était Chrétienne et en trouvait l'introduction d'autant plus poignante.
    Mais la jeune femme comprit assez vite que quelque chose lui poserait "problème" : la présence abondante de sang. Et oui, Isuzu faisait partie de ces personnes du sexe féminin qui avait du mal avec le sang et ce genre de chose, aussi lorsque le prêtre se mit à vomir du sang dans sa flûte cela provoqua chez la belle une grimace de douleur accompagnée d'une faible plainte de sa part.

    La suite fût de plus en plus intrigante. Notamment la rencontre avec Tae-Ju, son mari et sa mère. Cela laissa la jeune femme assez perplexe, elle ne saisissait pas trop le cadre familial installé ni même le rôle de la femme qui semblait être un souffre douleur au caractère cependant bien trempé. Et, plus le film avançait plus la Résidente se rendait compte qu'elle aimait particulièrement la bande son de cette œuvre cinématographique. Surtout lors d'une scène qu'elle affectionnait particulièrement.

    C'était le premier et réel face à face entre le prêtre et Tae-Ju. Cette dernière s'était enfuie dehors, pieds nues en robe de chambre, quant à lui il errait simplement (après s'être jeté d'une fenêtre, chose qui avait particulièrement fait rire la belle). Ils étaient là, face à face tandis qu'une belle mélodie se mettait en place. La jeune femme tenta de faire demi tour, de l'éviter, de fuir à nouveau, mais il la rattrapa bien vite et lui laissa ses chaussures.
    Ça avait été une scène muette et pourtant si intense pour la Résidente qui voulut pendant un instant se trouver à la place de l'étrange héroïne.

    Plusieurs scènes la frappèrent depuis. Il y avait celle entre les deux amoureux, en bas de la maison lorsque Madame voulut dépuceler Monsieur, une scène pleine d'adrénaline et de non romantisme. Et pourtant il y avait quelque chose que Isuzu trouva bien plus romantique que dans ses multiples relation à elle. Quelque chose qui fit qu'à nouveau elle envia la prénommé Tae Ju. Tae Ju qui se révélait au fur et à mesure du film, pour le plus grand plaisir de notre belle métisse qui s'attachait de plus en plus à cet "horrible" personnage.

    Il y eut ensuite leur première fois à l'hôpital. L'admiration que Isuzu éprouvait pour l'héroïne n'en était que grandissante, et leur désir sexuel presque "cannibale" la toucha d'une certaine façon. Il y avait entre eux deux une alchimie, une fusion intense et particulière .. Ils se dévoraient presque littéralement, et l'absence de fond musical rendait la scène d'autant plus intense à ses yeux.

    L'humour subtile dont faisait preuve le film lui plaisait d'ailleurs particulièrement puisque la belle se mit à pouffer une fois de plus lorsque Tae Ju quitta l'hôpital , écœurée, alors que le prêtre buvait du sang via une perfusion. Vision qui la fit par la suite décrocher une grimace de plus : elle avait un réel soucis avec le sang et ce qui s'y rapprochait.

    La scène qui fit certainement le plus sourire Isuzu fût celle où le Vampire prit sa belle dans ses bras et sauta dans les airs. La mélodie était simplement délicieuse et l'instant tout à fait magnifique. Du moins à ses yeux. Mais lorsqu'ils parlèrent des blessures de la demoiselle, il en fallut pas longtemps à la Résidente pour comprendre qu'il y avait quelque chose de louche dans cet aveu.
    S'en suivit le meurtre du mari, instant où Isuzu mit carrément les mains sur ses yeux, se permettant de regarder qu'aux moments les moins obscurs.

    A partir de cet instant, ce fût un réel délire. Et il n'était plus possible pour la belle de ne penser à autre chose qu'au film. Le fils mort, la situation du prêtre damné, qui faisait une chute libre, la dégradation de la jeune femme, la perte de la mobilité et de la parole de la mère... c'était comme si la réalité du film devenait sa réalité et ce fût donc avec une réelle tension qu'elle ne détacha pas une fois ses yeux de l'écran.
    (Raison pour laquelle si elle devait draguer elle ne choisissait jamais le cinéma).

    Arriva alors la scène la plus intense.
    Malgré le mensonge de Tae Ju, Isuzu ne réussit pas à l'en vouloir. Certes elle fût déconcertée mais elle n'arriva pas à prendre partie pour l'un des deux. Trouvant cette scène particulièrement pathétique et poignante. Scène qui lui demanda une certaine rigueur pour qu'elle puisse se permettre de pleurer sans que cela ne s'entende ou ne se voit. La belle s'essuyait silencieusement les yeux tout en observant la scène.. quoiqu'elle détourna la tête à plusieurs reprises, horrifiée par la vue du sang.
    Pour la première fois depuis le début du film la Résidente jeta un furtif regard en direction de Ryue, à vrai dire elle pensait que c'était la fin du film et sa poitrine s'oppressait sous l'ambiance de la musique, la pitié pour le prêtre et le dégoût d'assister à une fin de film pareil.
    Mais au fur et à mesure on pouvait comprendre que ce n'était pas la fin, raison pour laquelle Isuzu se permit de fermer les yeux devinant parfaitement que le héros se coupait la main puis la lèvre.

    Tae-Ju revint à la vie.

    Et cette scène perdit alors tout pathétique aux yeux de la jolie métisse qui souriait à présent.
    Qu'est-ce que ce film leur réservait à présent ?

    La jeune femme en Vampire ?
    Isuzu l'adora.
    Elle avait un côté "femme enfant" qu'elle affectionna particulièrement et trouva premièrement qu'elle n'avait pas tort. Ils étaient à présent tout deux des vampires, alors autant qu'ils s'assument.

    La jeune femme affectionna particulièrement aussi la "franchise" du film. Lorsque la jeune Vampire plaqua son petit ami et que celui-ci l'attrapa de façon à ce qu'elle se mange littéralement un mur puis qu'il la lâche .. c'était une scène des moins charmantes et certainement pas gratifiante. C'était pour cela qu'elle aima particulièrement cette scène, ce n'était pas une cascade joliment faite comme dans d'autres films trop peu naturels.

    Le meilleur vint ensuite.

    La révélation

    Coupables ! Maintenant les amis le savaient grâce à une torride petite partie de devinette avec la mère. Aussi, Tae-Ju allait encore faire des siennes. Et bien que Isuzu eut un "Haaa" de dégoût accompagné d'un violent sursaut crispé d'horreur lorsque la jeune femme brisa la nuque d'un des amis, elle adora ce qui suivit. Une première pour la belle qui avait en général horreur des films sombres et sanglants. Cette scène était pour elle des plus palpitantes et le jeu de l'actrice était pour elle à son apogée.

    La tentative de viol fût pour elle une véritable horreur, mais la jeune femme y donna un sens qu'elle comprit lorsque Tae-Ju comprit que le prêtre souhaita qu'ils meurent.
    Cet instant fit d'ailleurs naître certaines émotions en elle qui la perturba légèrement. Elle était d'un côté légèrement amusée par les multiples tentatives de l'héroïne pour s'en sortir, mais à la fois triste et prise de pitié par le désespoir dont celle-ci faisait preuve. Et lorsque plus aucune solution se présenta à elle et qu'elle vint mettre les chaussures de son amoureux prés de celui-ci, Isuzu ne réussit pas à retenir ses larmes, celles-ci coulant lentement sur son visage figé dans une expression profondément triste.

    Le soleil se levait sur les deux amants, Tae-Ju pleurait désespérément.

    Son cœur se serra, et cette scène l'absorba à tel point qu'elle ne bougeait pas, ne cherchant même pas à essuyer ses larmes.

    Le soleil se levait et ils mourraient ... à petit feu.









    *Bon...j'espère que ça te va x3*

♠♦♦♠



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MessageSujet: Re: La vie est un cinéma, le cinéma un art de vivre. [Ryue] Mer 27 Juil 2011 - 16:27

Nombreux étaient les habitants de Tokyo à se déplacer via les transports en commun, Ryue ne mangeait pas de ce pain là. La conduite était un de ses petits plaisirs, aussi il ne rechignait jamais à prendre sa voiture, d’autant que son rôle le poussait à se rendre dans les différents quartiers de Tokyo et hors de la capitale. D’ordinaire, il aimait la conduite vive, respectant peu les limitations de vitesse, après tout cela ne servait à rien d’avoir une berline puissante si c’était pour rouler au pas. La conduite était donc un plaisir, mais seulement accompagnée de musique, il ne vivait pas dans le monde du silence comme certains. Il allumait et branchait son Ipod, lançait sa playlist et dévorait ensuite l’asphalte avec gourmandise, c’était ainsi qu’il précédait. Mais aujourd’hui, c’était un peu différent , il avait de la compagnie dans l’habitacle et pas n’importe quelle compagnie, mais celle d’une charmante et joli jeune femme, aussi il fallait la préserver. Ryue opta donc pour une conduite douce et souple, oh il n’allait pas spécialement lentement, il ne fallait pas non plus pousser le bouchon trop loin, ce n’était pas un gentleman mais il avait le mérite de faire quelques efforts.
Ils arrivèrent ainsi au cinéma rapidement, mais sûrement au gré d’une musique similaire à celle qu’ils avaient pu écouter dans la Box, Britney Spears en moins.

Il gara la voiture dans une rue en retrait, non loin du cinéma. N’y voyez aucune mauvaise intention de sa part, il connaissait parfaitement le coin, après tout il venait toutes les semaines pour visionner un film dans les salles nocturnes. C’était un de ses petits plaisirs, même si il ne souhaitait pas spécialement qu’on le prenne pour un cinéphile, pas qu’il en avait honte, mais il avait tout de même un certain standing à tenir !

Il arrêta donc la voiture dans l’allée, coupant le moteur avant de débrancher et ranger l’Ipod. Il admira la belle asiatique quand celle-ci quitta le véhicule, elle était tout simplement magnifique, même vêtue d’un simple short salopette. Trêve de contemplation, il quitta lui aussi l’habitacle pour la mener jusqu’au cinéma d’une démarche rapide, c’est qu’ils étaient tout de même pressés, la séance n’allait pas les attendre.

Bien que simple « résident » en cette journée, Ryue ne poussa pas le vice jusqu’à laisser la belle payer. D’autant qu’il ne lui suffisait que d’user de sa carte adhérant, un geste du poignet et le tour était joué. Il gratifia la jeune femme d’un sourire charmeur comme pour se faire pardonner de payer à sa place, même si il ne pensait pas le moins du monde devoir se faire pardonner pour quoi que ce soit.

Arrêt obligatoire au stand gourmand, une bonne projection selon Ryue ne se faisait jamais sans un petit quelque chose sous la dent, pas n’importe quoi d’ailleurs, mais des popcorns. Il s’arrêta devant la vitrine, prenant tout le temps qu’il leur restait pour choisir des popcorns sucrés et parfaitement « caramélisés », parce que la texture carton n’était pas envisageable.
A cela, monsieur rajouta une grande boisson, un Fanta avec la paille qui allait avec bien entendu.

Ca allait faire pas mal de calorie en une seule fin d’après midi, mais bon, c’était impensable que de voir un film, n’importe quel film sans des popcorns, tout du moins c’était la conception qu’il avait de la chose. Les mains chargés, ils se dirigèrent tous deux dans la salle, prenant place en bons spectateurs sans trop de bruits.
La salle était déjà plongée dans le noir, mais le film n’était pas encore commencé, tout juste les publicités.

Il s’installa confortablement, prenant ses aises, boisson posée à un endroit prévu à cet effet, popcorns sur les cuisses, paré pour un bon film. C’était limite si la jeune femme était là, Ryue était plongé dans son petit monde et il ne remarqua pas que la belle asiatique c’était placée de façon à pouvoir esquiver toutes les tentatives qu’il n’avait pas en tête. C’est que le cinéma c’est sérieux !

Il consenti tout de même à répondre à la question de Suzu, il faut avouer qu’ils avaient encore quelques minutes devant eux avant le début du film, et c’est le plus simplement du monde qu’il lui répondait.

Oh. J’ai découvert ce film dans une revue sur le septième, il y avait un article sur la sélection du festival de Cannes et deux trois lignes en particulier sur ce livre. Même si d’ordinaire je ne suis pas histoire de vampire, comme j’apprécie les films du réalisateur et l’acteur principal, je me suis laissé tenté.

Oui, cinéphile il l’était complètement. D’ailleurs, il était abonné à la revue en question et c’était toujours le plus simplement du monde qu’il enchaînait sur sa lancée, il avait une tendance à devenir intarissable quand on lui parlait cinéma.

Le festival de Cannes c’est en quelque sorte comme les Oscars mais à la mode française, le côté sophistiqué en plus. D’ailleurs, le film tire comme fond une œuvre française.

Finit les bandes annonces, le film allait débuter ce qui le coupait sur sa lancée, mais il était bien plus important de voir le film, plutôt que d’en parler. Il sourit à sa compagne d’un jour, avant de tourner la tête et le regard vers le grand écran. Il avait vraiment hâte de voir le film. Si il avait eu le temps, il lui aurait certainement parlé des autres films du réalisateur, Chan-Wook Park, surtout de la trilogie sur la vengeance. Il avait tout simplement adoré Old boy, Grand prix du festival de Cannes notamment, tout comme il avait apprécié 3 extrêmes et Lady vengeances. Et ça c’était sans mentionné les acteurs.

Enfin, il ne connaissait pas encore Kim Ok-vin, mais de ce qu’il avait pu lire, elle allait très certainement devenir une star montante avec ce film, quand à Song Kang-Ho, son rôle dans le Bon, la brute et le cinglé était tout simplement excellent.
C’était limite si il ne tremblait pas d’excitation.

Il en profita pour manger quelques popcorns, s’enfonçant un plus profondément dans son siège. Le film commençait lentement, très lentement, mise en contexte du personnage principal. Song Kang-Ho dans le rôle du prêtre était tout en retenu. Comme si il était en dehors du monde, à croire que le rôle était taillé sur mesure pour l’acteur.
Tout s’enchevêtrait à merveille, bien qu’étrangement, de toute façon il ne fallait pas s’attendre à autre chose venant de ce réalisateur.

Kim Ok-vin dans le rôle de Tae-Ju apparu, composition parfaite d’une jeune femme oppressée et rabaissée par un cadre familial très acerbe. A défaut d’avoir un fils capable, la mère dirigeait la maison d’une main de fer, mais succombait à toutes les attentions pour son fils, un peu comme dans le livre.

Il s’enfonça un peu plus dans son fauteuil, récupérant sa boisson pour en boire quelques gorgées discrètement. Il détestait que l’on fasse du bruit au cinéma, aussi, il en faisait le moins possible, pour ne pas dire, pas du tout.

Le film était un mélange des genres très réussis, capable de mêler humour, romantisme, sexe et sang avec une originalité déconcertante qui tenait du brio. Le film ne le laissait pas de marbre, loin de là, même si il gardait un visage plutôt neutre durant la projection, seul ses yeux grands ouverts, avides de la moindre scènes montraient le plaisir qu’il prenait.

Tout lui plaisait, le seul point un rien sombre était peut être la facilité déconcertante vers laquelle le prêtre plongeait dans le mal et comment il en allait jusqu’à tuer son propre ami. Mais ce n’était là qu’un point négligeable, car pour le reste le film était extrêmement réussit. Comme se moment, ou il la soulevait dans la rue pour lui donner ses chaussures, chaussures que l’on revoyait à la fin du film en une tragédie magistrale.

L’amour qui liait les deux êtres semblait si forte et la fin si tragique, qu’il leur pardonnait la malveillance qui les habitait, la voir lutter pour survivre avant de se résoudre et de se décider à le rejoindre pour mourir avec lui, c’était tout simplement troublant. Il n’alla pas jusqu’à laisser couler quelques larmes comme la belle résidente, mais l’émotion était là, bien palpable.

Le film était terminé, terminé sur la vision de cette chaussure qui tombait sur le sol et des quelques cendres qui voletaient dans la chute. La salle était plongée dans le noir avant que quelques luminaires ne viennent prodiguer quelques lueurs.
Il tourna la tête vers la métisse, quelques larmes roulaient sur ses joues. Le film l’avait marqué, c’était compréhensible.

Il leva lentement la main pour venir du pouce essuyer l’une de ses larmes. Il ne savait pas pourquoi il avait fait un tel geste, il aurait certainement du la laisser reprendre seule ses esprits, d’ordinaire, les femmes n’aimaient pas qu’on les voit pleurer, sûrement à cause du maquillage qui devait couler.
Enfin, ce qui était fait, était fait et il mis fin à son geste en une dernière et tendre caresse, continuant de la mirer avec attention et de lui demander en quelques faibles mots ..

Est-ce que ça va aller Suzu ?
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MessageSujet: Re: La vie est un cinéma, le cinéma un art de vivre. [Ryue] Sam 30 Juil 2011 - 0:40

    Cela lui semblait être une mort enviable : mourir avec l'être aimé. Il y avait plusieurs morts qui semblaient agréables à Isuzu. Le fait de mourir avec l'être aimé, celui de mourir pour protéger l'être aimé, mourir dans les bras de l'être aimé et.. mourir de froid. C'était ses options selon elle les plus enviables. Isuzu était quasi certaine qu'un jour elle aurait une crise mortelle. Ce n'était pas vérifié mais c'était comme si elle s'en était persuadé depuis sa plus tendre enfance, aussi elle imaginait déjà la scène atroce et intense qui se déroulerait : elle s'effondrerait au sol, prise d'une crise peu avantageuse. L'homme qu'elle aimerait serait terrifié et appellerait les secours, il la suivrait jusqu'à l'hôpital, pleurerait, lui caresserait les cheveux.. Et elle n'ouvrirait plus jamais les yeux.
    Le fait de laisser un homme déchiré derrière elle n'avait rien de glorieux, mais se remémorer cette scène lui donnait une certaine importance. C'était un moyen d'avoir l'impression que quelqu'un puisse tenir à elle. Car mis à part ses camarades de la Résidence, qui aujourd'hui pleurerait sa mort si la belle étoile venait à s'éteindre ?
    Certainement personne. Et parfois, lorsque Isuzu pensait à la mort, cela lui donnait envie d'avoir un amoureux. Au moins elle pouvait être sûre qu'un personne s'inquièterait pour elle de façon incommensurable si elle avait une crise d'épilepsie. Même une "quotidienne".
    Aussi, à cet instant, Isuzu envia Tae-Ju qui avait peut-être eut des derniers instants chaotique ainsi qu'une mort douloureuse.. Mais un amour puissant. Dévastateur certes, mais la Résidente souhaitait à ce moment là être privée de toute raison.

    Alors que le générique de fin commençait, la jeune femme fixait toujours l'écran, et elle n'eut le temps de rien faire lorsqu'elle sentit un contact sur son visage.
    On lui essuyait ses larmes, et, comme tétanisée, Isuzu tourna doucement la tête vers l'auteur de ce geste. C'était Ryue. Il l'avait fait en toute délicatesse, et son visage n'affichait rien de bien hautain.
    Mais cela ne rassura pas pour autant la belle métisse qui était presque effrayée qu'elle n'ai pas pût essuyer ses yeux avant qu'il ne la voit.
    C'était un pur inconnu et il l'avait vu pleurer.
    Ce n'était certes pas pour une raison très personnelle : il y avait le film. Mais c'était déjà beaucoup trop. Quelques mots prononcés par l'homme la réveillèrent de sa somnolence d'effroi.

    Est-ce que ça va aller Suzu ?

    A peine les avaient-ils prononcés que la jeune femme se recula vivement et se leva sèchement. Debout et détournant la tête en regardant l'écran et s'essuya elle même les yeux en prenant soin de ne pas saboter son maquillage bien que ce ne soit pas à l'instant son principal soucis.
    Prenant un mouchoir la demoiselle sécha totalement ses joues avant de se rasseoir et de regarder son compagnon, d'un air décidé, presque autoritaire.
    Quelque chose l'interpellait.

    - "Suzu" ?

    Elle eut un léger "tic" d'incompréhension avant de reprendre.

    - C'est quoi ce surnom, tu ne me connais pas, évites de prendre tes aises. C'est pas simplement parce que tu as payé pour coucher avec moi que tu peux te le permettre...

    La jeune femme eut une légère moue enfantine, comme une petite fille qui allait fondre en larmes.

    - Et puis.. je vais très bien merci. Je ne pleurais pas.

    Sur ces mots absurdes Isuzu détourna la tête à nouveau, ne suivant pas pour autant la foule qui quittait la salle. Non, elle ne se levait pas, comme si quelque chose la retenait assise.
    Elle tourna à nouveau la tête vers l'homme. Elle lui sourit un petit peu, passant une main dans sa longue chevelure.

    - Merci pour le film. J'en suis littéralement amoureuse.

    Soupirant, la belle laissa son dos re-goûter au dossier du siège.
    Peut-être que dans quelques instants on viendrait les mettre à la porte car il était hors de question qu'ils puissent assister à une seconde séance gratuitement, bien que cette idée folle lui traversa l'esprit, Isuzu lâcha enfin, comme plus reposée. La panique d'avoir été vue les larmes aux yeux étant un peu dissipée.

    - Je ne pleurs devant personne. Aujourd'hui ça a été une grave erreur mais.. j'envie leur mort. J'envie Tae-Ju.


    *C'est un peu court, mais je pense t'avoir donné matière à répondre. Tu m'enverras un sms pour me dire... mh ? Miow.*

♠♦♦♠



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MessageSujet: Re: La vie est un cinéma, le cinéma un art de vivre. [Ryue] Dim 31 Juil 2011 - 16:29

La réaction de la jeune femme ne s’était pas faite attendre, d’ailleurs ce n’était pas du tout le genre de réaction à laquelle il s’était attendu. La métisse s’était redressée si prestement et sèchement qu’un instant, il avait pensé qu’elle allait lui coller une gifle, mais non la priorité semblait ses yeux, qu’elle essuya elle même avant de se réinstaller dans son fauteuil. Il ne comprenait pas vraiment les femmes, d’ailleurs il ne cherchait pas à les comprendre et là, avec Isuzu il avait vraiment du mal à suivre. Elle l’invectivait presque dans un magasin alors qu’il n’avait rien fait, tout s’arrangeait, elle se montrait même particulièrement charmante avant d’en arriver à l’instant présent. Il valait peut être mieux qu’il laisse couler. En tout cas, la prochaine fois il ferait plus attention avant d’approcher la belle, car le regard qu’elle lui lançait lui faisait presque penser à celui de Monsieur Fujimori, ce qui n’était pas spécialement un compliment, mais plutôt quelque chose qui pouvait vous glacer le sang. D'un autre côté, cela lui prouvait que la jeune asiatique n’était pas n’importe qui, elle possédait un caractère bien trempé, sous les dehors dociles dont elle s’affublait à la Résidence, mais là était son devoir, elle ne se laissait pas marcher sur les pieds à l’extérieur, quitte à en écraser quelques uns au passage.

Elle tiqua en prononçant son surnom « Suzu », ses yeux semblèrent même se plisser, il était bon pour subir une réplique acerbe, du genre qui vous remet en place. Autant dire que la réplique ne se fit pas attendre car la seconde suivant elle lui lançait. « C'est quoi ce surnom, tu ne me connais pas, évites de prendre tes aises. C'est pas simplement parce que tu as payé pour coucher avec moi que tu peux te le permettre... »
Ambiance.

C’était le genre de phrase qui pouvait jeter un froid sur toute la soirée, dire qu’il avait tenté de se montrer charmant avec elle, tout du moins il ne pensait pas à mal. Et là, il se faisait presque rabrouer comme un enfant, il haussa un sourcil, se mordant l’intérieur de la joue pour éviter de répondre à son tour. Il avait l’habitude de se genre d’explosion, généralement il y avait le droit plusieurs fois par semaine avec son père.
La règle d’or à lors de ses moments là était de garder les lèvres clouées et de laisser l’orage passer, en quelque sorte faire l’autruche.

La jeune femme était sur le point de craquer et de fondre en larmes, autant dire que ce n’était pas du tout ce qu’il s’était imaginé en l’emmenant au cinéma. Elle était forte et fragile à la fois, il avait presque l’envie de lui coller une gifle pour la remettre en place autant que de la serrer dans les bras.
Non, il avait bien plus envie de la serrer dans ses bras, mais vu sa réaction d’il y a quelques secondes, l’idée n’était pas prête de se concrétiser.

« Et puis.. je vais très bien merci. Je ne pleurais pas. » La belle métisse commençait à se détendre, la tension se dissipait en même temps que les secondes passaient. Autours d’eux, les clients s’en allaient, elle les regarda quelques secondes avant de tourner la tête de son côté pour lui sourire tout en passant une main dans sa chevelure. Elle était vraiment le jour et la nuit, ça en était déstabilisant.
Ne lui demandez pas pourquoi, mais ça la rendait encore plus attirante à ses yeux.

« Merci pour le film. J'en suis littéralement amoureuse. » Il la détaillait longuement dans la semi-pénombre de la salle de cinéma. Il avait tout de même réussis quelque chose aujourd’hui, l’emmener voir un film qu’elle avait adoré et qui l’avait marqué. C’était une victoire, d’autant plus grande que le film n’avait pas connu les battages publicitaires tonitruants de certains autres films, le sujet lui même était plus sombre et compliqué.
Si elle aimait ce genre de film, cela augurait du meilleur pour la suite, si suite il y avait.

Elle soupira avant de laisser s’échapper une courte phrase, qui en disait bien assez sur la jeune femme qui était à ses côtés.. « Je ne pleurs devant personne. Aujourd'hui ça a été une grave erreur mais.. j'envie leur mort. J'envie Tae-Ju » Ce n’était pas l’envie qui lui manquait de la prendre dans ses bras, mais c’était une femme forte qui semblait vouloir se protéger du monde qui l’entourait d’une barrière.
Il pouvait aisément le comprendre, le travail qu’elle faisait n’aidait pas à s’ouvrir à un inconnu, d’autant plus un ancien client …

Ryue se tourna tout de même vers la belle asiatique, se rapprochant un peu d’elle, seulement maintenu à distance par l’accoudoir, son genoux effleurant presque celui de la jeune femme. Lui plus que quiconque comprenait cette difficulté à montrer ses faiblesses, s’ouvrir aux autres c’était se mettre en danger. Mais en cet instant, il trouvait cela touchant et ne pensait à rien d’autre, si ce n’était elle.
Il lui fallait répondre, c’était difficile de trouver les mots, car une épée de damocles pendait au dessus de sa tête, si il se trompait elle partait, peut être même si il disait les bons mots.

Il laissa entendre un soupire, l’homme était un rien anxieux, plus anxieux que quand il recevait des PDG lors d’entretiens à la compagnie, ça en était presque cocasse. Un peu de courage Ryue.
Je ne suis pas ici en tant que client et c’est pour cela que je t’ai nommé ainsi. C’est venu tout seul, sûrement parce que nous avons passé une après midi agréables ensembles. C’était sûrement déplacé, mais ce n’était pas prémédité et ça ne voulait pas dire que je .. Enfin, je suis simplement Ryue en cet instant, je suis même selon notre jeu le résident. Alors ne m’en veux pas d’accord ?

Il passa une main dans sa chevelure, détournant quelques secondes les yeux avant de les reporter sur la jeune femme. L’homme tenta un léger sourire, comme pour se donner un peu de force avant de continuer sa diatribe.

C’est … c’est vrai que nous ne nous connaissons pas encore vraiment … mais tu n’as pas a avoir honte de pleurer, si c’est ce que t’inspire le film, laisses toi aller. Je sais ce que c’est de devoir être fort et paraître fort tout le temps, dans ce domaine je te comprend.
Sache que je ne te jugerai pas et que même si notre première rencontre était loin d’être idéale, que moi même je suis loin d’être l’homme idéal, tu peux te laisser aller en ma compagnie.
Qui sait, tu arriveras peut être à me faire confiance un jour ?

Fujimori Ryue

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MessageSujet: Re: La vie est un cinéma, le cinéma un art de vivre. [Ryue] Lun 1 Aoû 2011 - 0:36

    La jeune femme sentit que Ryue allait réagir, mais elle ne le regarda que lorsqu'il eut commencé à parler. Vraiment.
    Ce n'était pas des banalités comme ils en avaient échangés tout au long de la journée, c'était quelque chose de plus construit et de bien plus personnel encore. Isuzu avait haussé un sourcil, dans ses paroles il semblait se justifier mais dans ses airs l'homme était plus.. il semblait y mettre un peu plus de lui même. Cela ne paressait pas n'être qu'une stratégie sociale pour calmer la Résidente. Ce qu'il disait la calma un peu mais pas tout à fait car même si il avait.. ou plutôt ils avaient, passés une journée agréable et même si l'homme était venu selon lui en mettant son statu de client dans sa poche.. la société Japonaise ne permettait pas ce genre d'ouverture rapide. Aussi elle eut un léger doute. S'était-il sentit supérieur malgré tout et essayait-il de la baratiner à présent.. ou bien se sentait-il vraiment vraiment bien avec elle, au point d'en oublier les codes de sa propre éducation ?

    La belle ne répondit pas, réfléchissant un peu quand son compagnon reprit à nouveau. Il avait même tenter un sourire qui resta un rien timide et à cet instant, Isuzu eut l'impression d'avoir à faire à un autre homme. Il n'avait plus grand chose de détestable, et ce que venait à lui reprocher la jolie métisse n'était plus que par pure paranoïa et peut-être même parfois par mauvaise foie non préméditée.
    Et par ces deux facteurs la jeune femme trouva plusieurs choses à redire sur le petit discours de bonne volonté de Ryue. Mais elle n'en fit rien car elle s'aperçut que cela n'avait aucun sens, ni même plus aucun mérite. Trouver encore la petite bête dans ce qu'il disait serait vicieux, sa cause ne serait même plus du tout juste puisque le jeune homme démontrait par tout les moyens qu'il était aussi autre chose qu'un homme avec des désirs à assouvir sous l'instant et de façon égoïste.

    Il disait savoir ce que cela devait être de passer pour plus fort que l'on ne l'est vraiment. Et cela ne l'étonna pas, Isuzu savait pertinemment que travailler dans une société Japonaise n'était pas une chose aisée. C'était un travail qui demandait une rigueur hors norme et qui faisait peser sur chaque salariés (du plus gradé à la simple femme de ménage) une pression majestueuse. Elle douta bien évidemment qu'il puisse comprendre en quoi montrer ses faiblesses était fatal pour elle puisque bon nombres de jeunes femmes de son âges se laissaient aller à une certaine "kawaii-attitude" qui les rendaient trop "attachiantes" et fragiles. Une attitude qui faisait craquer bon nombres de mecs complexés par leur sentiment d'infériorité face aux femmes trop fortes. La société Japonaise n'était pas encore très ouverte aux femmes fortes et indépendantes, aussi, par un quelconque esprit pervers de contradiction Isuzu se demanda si Ryue ne souhaitait pas lui même se sentir important à côté d'elle. Sentir qu'il pouvait malgré tout la soutenir, comme toutes les autres attachiantes.
    ...
    Mais si c'était le cas, cela signifierait toutefois qu'il était fort bon comédien. Et savoir débiter de telles choses de façon si .. spontanée et naturelle alors que l'on n'en penserait pas la moitié définirait un être bien cruel et immonde. Prêt à tout pour posséder ce qu'il le souhaite comme il le souhaite.
    La belle observa les traits de son compagnon.
    Il n'était pas ainsi.
    Elle en était presque totalement convaincue, toutefois elle ne comprenait pas pourquoi il tenait tant à ce qu'elle soit à l'aise avec lui.

    - Je ne comprends pas pourquoi je devrais un jour te faire confiance. Pourquoi t'attardes-tu sur moi ? Tu es venu à la Résidence.. je suppose alors que tu n'es pas du style à être sérieux avec les filles. Alors pourquoi souhaiterais-tu que je te fasse confiance ? Que je m'ouvre à toi ? Pour économiser ?

    Elle poussa un soupir, la mine peu réjouie.

    - Je doit te paraître sacrément rabat-joie à parler ainsi. Peut-être même que tu penses que j'exagère, mais j'ai déjà eut une certaine relation avec un homme qui était à la base un client. Et ça n'a pas été spécialement une réussite. Je n'ai pas envie de recommencer le même schéma..

    Sur ces mots Isuzu adressa un doux sourire à Ryue. Un sourire certes doux mais désolé.
    Les lumières se rallumèrent et la belle leva la tête. La salle était totalement vide à présent, et l'écran tout à fait blanc. Il n'était plus qu'eux deux.
    Elle eut un léger moment d'hésitation avant de le regarder à nouveau, se positionnant un peu plus face à lui, comme il l'avait fait précédemment.

    - Toutefois merci de me dire ceci. Dans la mesure où tu es sincère.. c'est gentil.

    Un léger sourire sonore et la belle se repositionna dans le fauteuil comme si quelque chose allait passer à l'écran. Puis elle s'affala un peu, ou plus exactement elle glissa vers le bas se retrouvant la tête plus basse sur le siège qu'elle ne devrait l'être.

    - On reste ?

    Dit-elle ensuite, avec une légère moue.

♠♦♦♠



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MessageSujet: Re: La vie est un cinéma, le cinéma un art de vivre. [Ryue] Lun 1 Aoû 2011 - 22:43

Pourquoi devait elle lui faire confiance? C’était une bonne question, une question dont il ne connaissait pas lui même la réponse. On ne pouvait pas le qualifier d’homme bon ou bien, il faisait partie de la caste des prédateurs de ceux qui ont l’habitude d’écraser les autres de leur autorité, il n’avait aucune compassion pour ses subalternes, si ils faisaient leur travail correctement tout allait bien, dans le cas contraire il n’avait pas d’état d’âme. C’était le milieu qui voulait ça, mais pouvait on se cacher derrière le milieu ? Il était certainement un monstre comme son père, c’était ambivalent, il le haïssait, un jour après que l’une de ses sœurs ai tenté de se suicider, il l’avait rejoint et s’était attaqué à lui, à coups de poing. Son père avait bien entendu réussis à prendre le dessus et il s’était retrouvé à l’hôpital pendant trois semaines , heureusement que des ouvriers avaient eu le courage de maintenir son père. Oh oui il le haïssait, mais en même il lui portait un certain amour, de ceux que l’on porte à la figure parentale. Il finirait certainement comme son père. Auquel cas pourquoi lui demander de lui faire confiance, il l’a détruirait certainement … Avec les filles, on ne pouvait pas non plus dire que c’était un homme bien, il n’avait rien du prince charmant, il était capable de se montrer tout simplement exécrable, il prenait ce qu’il voulait et terminé. Il devrait peut être lui conseiller de l’éviter, ce serait certainement mieux pour elle. Mais en même temps, il appréciait sa compagnie, dans le sens noble du terme, pas la plante en pot que l’on aimait sortir parce qu’elle était belle et qu’on voulait la montrer aux autres. Non, ils avaient fais les boutiques ensembles, mangés quelques gâteaux, puis un cinéma, il y avait quelque chose entre eux, ça collait plutôt bien.
Ce qui était une nouveauté, d’habitude il n’était pas du genre à faire la conversation et encore moins à faire des efforts, tu me fais chier, je t’envoies chier. Simple et direct, pas de prise de tête.

Alors qu’avec elle, il ne comptait plus les efforts, enfin ce n’était pas non plus insurmontable, il n’allait pas commencer à s’en plaindre, mais on ne pouvait pas dire qu’elle prenait spécialement des gants, si elle ne lui plaisait pas autant, il serait partit plus tôt.
De toute façon, il savait où la trouver, où elle travaillait. Il avait d’ailleurs un rendez vous de prévu avec elle, il aurait donc pu rentrer, attendre quelques jours, puis revenir et faire d’elle tout ce qu’il voulait, et dans le cadre strict de la résidence, elle aurait du accepter un sourire factice aux lèvres. Tu m’étonnes qu’elle n’avait pas confiance dans les hommes, ils pouvaient faire ce qu’ils voulaient d’elle, dans les limites de l’acceptable.

Enfin, plus ça avançait et plus il se disait que si il était à sa place, il ne se ferait pas confiance. Ce qui assombrissait un rien le tableau et allait rendre la tache plus ardue, ce qu’elle était déjà d’ailleurs. Il allait devoir s’armer de beaucoup de patiente vu comme c’était lancé, elle risquait de le rembarrer à plusieurs reprises.
Il poussa un léger soupire avant de repenser aux dernières paroles de Suzu.
Au moins, si il ne pouvait prononcer à haute voix son petit nom, il pouvait toujours se le murmurer dans la tête sans qu’elle ne puisse rien y redire.

Pour économiser, l’idée était tellement saugrenue qu’il poussa la relancer d’un « Ah oui et j’économiserai combien ? », avant de se calmer derechef. C’était un truc à ce qu’elle ne le prenne pas mal, très mal, si mal qu’elle pourrait avoir l’envie de lui envoyer une claque, voir de lui faire son regard terrible.
Regard qu’il voyait déjà bien assez souvent comme cela au boulot de la part de son père, pour avoir envie de le retrouver dans ses yeux d’ordinaires si jolis.

Il se calma, un rien contraint, souriant à la jeune femme qui le remerciait tout de même de sa déclaration, si on pouvait appeler ça ainsi. Au moins, elle notait ses efforts, ce qui n’était pas négligeable. Elle commença à se laisser glisser sur le fauteuil, descendant assez sa tête pour qu’elle soit plus basse que le haut du dossier. Elle lui lança un « On reste ? », du genre on se fait une deuxième séance.
L’idée n’était pas mauvaise, mais en tournant la tête, Ryue remarqua une hôtesse du Cinéma qui venait d’entrer dans la salle, l’idée semblait compromise.

D’un signe du menton il désigna l’emplacement de l’hôtesse, avant de commencer à se redresser lentement. Se permettant même de tendre la main à Isuzu pour l’aider à se relever, il ne doutait pas qu’elle puisse se redresser toute seule, il avait pu contempler sa souplesse lors de la soirée à la Résidence, mais bon, il était peut être un rien gentleman sur les bords.
D’ailleurs, il ne se formaliserait, si elle en venait à refuser son offre.

Il lui sourit plus franchement, récupérant son verre de Fanta qui était encore à moitié plein, avant de quitter la salle nocturne. En passant, il adressa un signe de tête à l’hôtesse, avant de continuer son chemin. Guidant la jeune femme à l’entrée du ciné avant d’aller s’installer aussi simplement que le monde, à même les marches. Il n’avait pas envie de rentrer tout de suite, il n’avait pas du tout envie de mettre fin à cette soirée. D’ailleurs il le lui fit la remarque.

Que dirais tu de t’asseoir un peu ici, je n’ai pas envie de rentrer tout de suite …
Il la regarda, lui adressant le sourire le plus charmeur qu’il avait en magasin, avant de lui montrer son fanta, un peu plus malicieux. Il n’avait définitivement pas envie de la laisser partir tout de suite.

J’offre même la boisson … Tu sais Isuzu. J’ai conscience que je ne suis pas le genre d’homme auquel on peut avoir envie d’accorder sa confiance, je n’en ai pas le profil et pour être honnête, je ne suis pas certain qu’a ta place je me donnerai une chance. Mais, je suis sincère, alors c’est à toi de décidé.

Tourné vers elle, il ne la quittait pas des yeux, guettant la moindre réaction qu’elle pouvait avoir à ses mots. Il se doutait que c’était tangent, elle pouvait parfaitement décider de lui laisser une chance ou alors choisir que non et le laisser là. Il lui en voudrait certainement un peu pour la deuxième solution, il ruminerait certainement, mais au final elle avait ses raisons. Enfin … il tenta de faire passer le tout avec une dernière phrase, le tout agrémenté d’un sourire plus taquin.

Je t’inviterai bien à voir Le bon, la brute et le cinglé chez moi, le prêtre de Thirst joue dedans, mais à mon avis tu risques de me rembarrer derechef.
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MessageSujet: Re: La vie est un cinéma, le cinéma un art de vivre. [Ryue] Mer 3 Aoû 2011 - 21:29

    Si il était aussi simple de pouvoir visionner deux ou plusieurs séances d'un film gratuitement ainsi, cela se saurait. En effet, à peine la jeune femme commençait à se réjouir intérieurement à l'idée de revoir ce film une seconde fois que Ryue lui désigna la présence d'une hôtesse du cinéma qui allait incessamment sous peu leur demander de quitter les lieux. Choses que les deux asiatiques firent avant même qu'on ai à le leur dire, ne pas se faire remarquer était toujours préférable lorsque l'on avait le choix.

    Ils quittèrent donc la salle tandis que le jeune homme semblait toujours dans son optique de "bons sentiments" vu le sourire qu'il lui desservit.
    Isuzu se demandait alors si la conversation se terminait réellement là ou bien si Ryue allait poursuivre la partie. Avait-il simplement tenté sa chance comme cela au passage ou était-il animé d'une quelconque volonté de persévérer ?

    Le jeune homme lui proposa de s'asseoir, la Résidente en déduit alors qu'il voulait certainement poursuivre, et elle s'assit simplement sans demander son reste, seulement attentive à ce qu'il allait révéler. L'attente ne se faisait pas lourde pour autant, et ce fût avec un sourire chaleureux que Isuzu accepta la boisson. Pour elle, le pire était passé. Ryue s'était presque fait pardonner son comportement de goujat de la précédente fois et Isuzu avait réussit à se soulager ne serait-ce qu'un peu en dévoilant une partie de ce qui lui pesait sur le cœur. Aussi elle était bien plus légère lorsqu'elle contemplait le Japonais d'un air curieux. Qu'allait-il dire ?

    La suite ne se fit pas attendre plus que de raison. Et lorsque la belle écouta ce qu'il avait à dire, elle avait arrêté de boire, paille néanmoins toujours en bouche.
    Ce n'était pas un discours banal du type "Fais moi confiance, on dirait pas mais je suis un homme bien". C'était un homme qui avouait être très loin de la perfection, un homme qui avouait n'être peut-être pas une très bonne confrontation pour les femmes et qui revendiquait cependant la sincérité de ses dires. C'était quelque chose d'assez original et inattendu. Cela perturba un peu la Résidente qui n'avait pas eut à faire à de déclaration depuis un bon moment maintenant. Je ne parle pas de déclarations spécialement amoureuse mais de toutes sortes. Déclaration de fidélité, de sincérité, d'amitié, d'affection..
    Même Allen n'avait jamais rien déclaré.
    Du moins pas en phrases ou mots.
    Tout ce qu'il avait déclaré s'était révélé dans certains de ses gestes et certains de ses regards. Rien en phrase, ce qui était un fait plutôt soulageant car au moins il n'avait pas pût mentir.

    A quoi pouvait-on voir que la demoiselle était perturbée ? A ses brefs clignements des yeux, son regard qui bifurquait dans une autre direction, l'arrêt soudain de sa dégustation de fanta.
    Si bien que Isuzu n'avait pas vraiment compris ou plutôt entendu la dernière phrase qu'il avait dite. Mais l'air enjôleur que portait Ryue laissa comprendre à la jeune femme que ça n'était pas très important. Une histoire de film à aller voir , quelque chose comme ça.

    Isuzu rendit son gobelet à son compagnon tout en le remerciant, puis elle se leva et arrangea quelques-unes de ses mèches rebelles.

    - Je... Je ne sais pas. .. C'est gentil de me parler ainsi. Mais pour ce soir je vais rentrer plutôt. Excuses moi et merci pour le cinéma Ryue. Passes une bonne soirée.

    A ces mots elle fit une légère courbette d'un signe de tête avant de récupérer ses sacs et de sortir.
    C'était la fin de leur après midi.

♠♦♦♠



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MessageSujet: Re: La vie est un cinéma, le cinéma un art de vivre. [Ryue] Sam 6 Aoû 2011 - 10:29


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MessageSujet: Re: La vie est un cinéma, le cinéma un art de vivre. [Ryue]

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