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La vie avec une femme. [Itoe]

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MessageSujet: La vie avec une femme. [Itoe] Dim 6 Fév 2011 - 21:58

Il y a quelque temps de cela, Khyro avait pu lire le testament de son père. Peu de paragraphes le concernait réellement jusqu'à ce qu'il tombe sur celui qui bouleversa réellement sa vie. Il était noté que le brun devait se trouver une femme avant ses trente ans, sinon il devait se marier avec celle qui lui était promise. Il avait songé plusieurs jours à quelles étaient les solutions pour échapper à cela, mais il n'en trouva aucune à part la mort.

La mort signifiait bien plus qu'une échappée. On le prendrait pour un faible, un lâcheur. Il ne pourrait de toute façon pas laisser sa petite sœur seule en ce bas, c'était bien trop dangereux que pour qu'elle puisse y vivre sans lui. Et puis, il y avait son clan aussi, il n'y avait que pour eux qu'il se devait de mourir, pas pour un "simple' mariage.

Aujourd'hui, cela faisait presque trois mois qu'ils étaient ensembles, et tout allait pour le mieux, si l'on peut dire. Ils ne dormaient pas ensembles, n'avaient pas énormément de conversation, mais ils ne s'étaient pas encore bouffé, c'était donc le principal. La jeune femme, l'heureuse élue -ou pas- se nommait Itoe. Elle venait d'une riche famille japonaise et était... Plutôt plaisante, voire trop. C'était assez difficile pour Khyro de vivre sous le même toit qu'une jeune femme inaccessible, qui vous nargue en vous poussant à bout, et qui ne se laisse absolument pas approcher.

C'était comme jouer au chat et à la souris, sans arrêt. Pourtant, le froid qu'il y avait entre eux empêchait Khyro de savourer les quelques moments qu'ils passaient ensembles. Malgré son sale caractère, il n'osait pas réellement aborder la jeune femme, l'inviter au restaurant ou encore lui faire comprendre qu'il souhaitait mener leur mariage à bien... Disons qu'il y était obligé, puisque papa surveillait.

À vrai dire, il savait très peu de choses d'elle. En la regardant, il savait qu'elle possédait un soutient-gorge bien munit, ainsi qu'une paire de fesses rebondies. Son corps avait l'air plutôt svelte, presque appétissant... C'était presque tout ce qu'il savait d'elle, et ce n'était que dû à ses longues observations.

Oh oui! Il lui était déjà arrivé d'entrer dans la salle de bain par "fausse mégarde" et faire semblant de chercher quelques choses en vitesse, alors qu'il l'observait sous la douche. Il était malin, lorsqu'il s'agissait d'en apprendre plus sur le corps d'une femme. En ce qui concernait sa personne, il connaissait son prénom, de un. Ensuite, c'était sa femme... Et son âge... Disons une vingtaine d'année, pour ne pas se tromper. En gros, il ne savait rien d'elle.

Mais aujourd'hui, il avait décidé, tout en lisant quelques documents assit à son bureau, qu'il ne se laisserait pas marcher sur les pieds et qu'il rendrait cette vie à la maison tout de même agréable. S'il devait passer le restant de ses jours à ses côtés, il fallait tout de même qu'il ne se sente pas comme un étranger sous son propre toit.

L'heure fatale avait sonné, il était temps de rentrer. Il avait toujours cette petite boule au ventre, du fait qu'il ne rentrait pas réellement chez lui. Cette nouvelle vie l'excitait, car il honorait son père en s'étant marié, mais elle le rendait plutôt nerveux, d'un autre côté. Le but de tout ça, c'était de donner un successeur au clan Yamaguchi, et cela voulait donc dire qu'il allait... Devenir père. C'était bien trop pour qu'il puisse s'imaginer la situation, il ne se voyait absolument pas avec un gosse dans les bras... Et c'était certainement la raison de la présence de Itoe. C'était elle qui allait s'occuper de son fils... (Puisque oui, c'était prévu que ce soit un garçon, ca n'irait pas autrement... Car cela voudrait dire qu'ils devraient faire des gosses jusqu'à obtenir un garçon).

Il enfila sa veste et prit sa voiture, une simple audi... Enfin simple façon Khyro quoi. Le prix aussi avait été simple, avec quelques simples zéros, simplement en trop. Le yakuza disparu dans la pénombre du soir, le soleil n'allant pas tarder à totalement disparaître.

Odaiba, ce n'était pas la porte à côté, il roula donc une bonne vingtaine de minutes, en plus des embouteillages. Il gara sa voiture devant la maison, la grande grille de sécurité se fermant après son passage. Dehors, il y avait deux jeunes dobermans, dont il ne connaissait même pas les noms, et dedans, il y avait son chien, encore tout jeune. Ce n'est pas parce que ses pertes de poils risquait de déranger Itoe qu'il allait laisser Maddox à la résidence.

Il ouvrit la porte sans signaler son arrivée et pendit sa veste au porte-manteaux, se déchaussant à la suite. Le brun s'étira vivement, engourdit par sa journée de travail, passée assit derrière un bureau. Il pénétra dans le vaste salon, et découvrit Itoe assise dans le canapé, entrain de lire. Bien sûr, elle ne travaillait pas, et c'est lui qui devait subvenir à ses besoins, que croyez-vous... C'est le rôle de la femme d'un yakuza.

J'suis rentré.

Elle devait certainement s'en foutre, c'est pour quoi il s'en alla du salon directement, allant prendre une douche rapide. Il enfila des vêtements plutôt léger pour la soirée, ce qui se résumait à un bermuda en toile et un débardeur noir sans manche. Il fit quelques allés-retour entre la salle de bain et sa chambre, et descendit enfin à la cuisine pour se préparer à manger...

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MessageSujet: Re: La vie avec une femme. [Itoe] Mar 8 Fév 2011 - 20:09

    D'un point de vue purement Japonais, on pouvait dire que Itoe avait vraiment bien réussie sa vie. Par une grande force morale la jeune femme avait sût ouvrir son propre cabinet de psychiatre, puis ses 26 ans fraîchement acquis elle s'était mariée. Durant cette année elle tomberait certainement enceinte, donc l'on pouvait dire oui que Itoe avait vraiment bien réussit sa vie. D'un point de vue plus Européen on dirait que cela n'a aucune morale, qu'après 26 ans il n'est pas trop tard pour se marier, que l'on peut toujours avoir un enfant à 35 ans et surtout qu'un mariage arrangé n'est pas la voie de la réussite qu'il est bien mieux de se marier par amour. Certes, mais ici nous sommes à Tokyo.

    Cela faisait environ trois mois que Itoe était devenue Madame Ryusukai et de ce fait femme de Yakuza. Elle vivait à présent avec son mari dans une très grande villa située sur Odaiba. Enfin, Itoe et Khyro étaient censés vivre ensemble mais il fallait avouer que cela n'y ressemblait pas du tout puisque tantôt le mari ne rentrait pas, tantôt c'était la femme. Et lorsqu'ils étaient tout deux en même temps dans leur demeure ils ne ressemblaient pas à un couple puisqu'ils ne s'adressait la parole que pour des choses simples et brèves. Enfin, depuis quelques temps ils se parlaient un peu plus. D'ailleurs Itoe prenait un malin plaisir à titiller l'homme impulsif qu'était Khyro sans que ce dernier puisse y faire grand chose. Elle prenait aussi un malin plaisir à ne pas dormir avec lui et à ne pas lui laisser poser les mains sur elle. Ils vivaient donc comme deux étrangers en colocation.

    Itoe ne savait pas grand chose sur son mari. Elle avait juste pût remarquer qu'il ne faisait pas parti de ces hommes au sang froid et au charme de glace qui la faisait craquer. Non. Khyro lui faisait parti des "chauds", il faisait parti de ces hommes prêt à bondir à tout moment, le tempérament de son mari était tel le lait sur le feu (mais son charisme ne lui déplaisait pas pour autant). Elle avait donc pût constater que par ces caractéristiques là tout deux s'opposaient parfaitement, l'aventure en serait alors que plus amusante.

    Sous ses airs désinvoltes Itoe s'intéressait en réalité beaucoup à l'homme avec qui elle partageait désormais sa vie. Elle n'avait pas souhaité se donner à lui dés la première nuit ou quoi que ce soit dans le genre. Elle n'avait pas souhaité de lune de miel et n'avait pas souhaité montrer la moindre tendresse envers son mari. Tout ce qui l'intéressait c'était de l'observer et de s'en forger une image. Peu à peu elle avait compris que dans cette maison il ne se sentait pas chez lui, qu'il n'osait pas l'approcher, que parfois tout n'allait pas bien niveau affaires et que d'autres fois tout roulait à merveille. Elle s'était en effet abandonnée à de longues observations de sa personne remarquant par la même occasion que lui aussi l'observait.

    Ce jour-ci Itoe ne travaillait pas, elle avait donc passé la journée à s'occuper d'elle. Nous étions à présent en fin de journée, début de soirée. Madame sortait du bain, vêtue comme chaque soir d'un boxer en dentelle, d'une nuisette légère et joliment ornée, le tout protégé par un kimono en soie elle était installée dans le vaste sofa du vaste salon et lisait une œuvre romanesque. Le cheminée était en marche et les rideaux étaient fermés; Itoe s'attendait à être seule ce soir mais elle ne fût cependant pas surprise outre mesure lorsqu'elle entendit la porte s'ouvrir et se refermer. Finalement, elle ne serait pas seule.

    J'suis rentré.

    Bonsoir.

    Tel avait été leur échange. Vous l'aurez compris nous sommes bien loin du couple amoureux heureux chaque soir de se retrouver.
    Itoe n'avait pas adressé un regard à Khyro mais déjà satisfaite d'avoir de la compagnie pour le soir elle se leva et alla dans la cuisine afin de faire du thé.
    Tandis qu'elle attendait que l'eau boue, adossée au plan de travail, regardant par la fenêtre, l'homme de la maison vint interrompre ses pensées.

    Tu sais, ce n'est pas en t'habillant ainsi que tu va te sentir plus chez toi ici.

    Dit-elle en souriant aimablement.
    Vous connaissez, les sourires à la Japonaise ? Ces sourires doux qui vous rassurent, ces jolis sourires qui animent les visages candides des jeunes femmes Nippones. Ces sourires qui sont au premier abord comme une délicieuse dragée mais qui ne sont en fait que purs poisons hypocrites. Ha oui.. Alors, vous les connaissez ces sourires là ? Itoe faisait partie de ces jeunes femmes Nippones qui maniait l'art du sourire, et il était toutefois difficile de la détester. De toute évidence, dans le cas de son mariage se faire détester n'était pas son but, ce serait pourrir le restant de ses jours. Dans ce cas là, ce soir là, Itoe avait simplement envie de s'amuser.

    L'eau enfin prête, la jeune femme prépara le thé, jetant un furtif regard au Yakuza elle reprit.

    Désolée, je ne connais pas les repas contre les journées barbantes, d'ailleurs tu es bien courageux de venir ici malgré ça. Tu veux manger quoi ?

    Itoe avait beau être une femme studieuse avec un travail, elle avait aussi les qualités requises pour être une parfaite épouse, chose qu'il était parfois difficile d'imaginer mais chose vraie tout de même. Elle se proposait en effet à faire la cuisine.
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MessageSujet: Re: La vie avec une femme. [Itoe] Jeu 10 Fév 2011 - 16:56

Alors que Khyro cherchait dans les nombreuses -trop nombreuses- armoires ce qu'il allait se faire à manger, Itoe fit irruption dans la cuisine, vêtue d'une tenue certainement traditionnelle. C'était le genre de chose qui vous laisse perplexe, car vous commencez à vous imaginer ce qu'il y a en dessous, si c'était de simples sous-vêtements ou quelque chose de plus coquin... Il en conclu que comme elle n'avait personne à qui montrer ce qu'il y avait sous ce kimono, elle n'avait pas du faire trop d'effort pour se vêtir.

Cessant bien vite de l'observer, il se résuma à faire des nouilles instantanées, et alors qu'il ouvrait le paquet, Itoe s'adressa à lui. C'était plutôt étrange qu'elle l'accoste si naturellement, alors que d'habitude ils ne s'adressaient que deux-trois mots par jour. Plutôt irrité qu'elle lui parle si familièrement alors qu'il venait de passer une journée des plus barbantes, il ne lui répondit pas. Il ne pouvait plus s'habiller comme il le souhaitait?

- Tu sais, ce n'est pas en t'habillant ainsi que tu va te sentir plus chez toi ici.
Je dois mettre un kimono, moi aussi?

Dit-il en tournant le visage vers elle, alors qu'il vidait le sachet de nouilles dans l'eau qu'il avait mit à bouillir. Passant à côté d'elle il alla chercher un bol et une fourchette, car oui, il avait exigé d'avoir des fourchettes. Ayant très peu été habitué à manger avec des baguettes, il ne les utilisait que lors des grandes réceptions, pour paraître bien. Le brun avait toujours été très maladroit avec ces deux morceaux de bois, et ce n'est pas aujourd'hui, alors qu'il était marié, que cela allait changer.

Les nouilles finies, car cela ne prenait que quelques minutes pour qu'elle soit parfaite, il coupa la plaque et vint les vider dans son bol, posant la casserole vide dans le grand évier, beaucoup trop grand lui aussi. Dans cette maison, tout semblait deux fois plus gros que de normale, c'était plutôt surprenant pour les gens qui n'étaient pas habitués à un tel luxe.

Lorsqu'il reporta son attention sur elle, appuyé contre le meuble à engloutir ses nouilles, il remarqua qu'elle s'était fait un thé. Si ils avaient fait partie d'une pub, les gens se seraient dit "oh mais quel joli couple". Que du faux, même le sourire de Itoe l'était, et c'est ce qui agaçait le plus Khyro. Si elle avait été un homme, il l'aurait frappé pour ce manque cruel de respect, mais malheureusement, et ce jusqu'à preuve du contraire, c'était une jolie jeune femme horriblement agaçante qui arrivait à vous mettre hors de vous en relevant simplement les deux coins de ses lèvres pulpeuses.

Sa seule réaction fut de soupirer et de détourner le regard, ne pouvant la regarder une seconde de plus. Il se devait de garder son sang froid... Céder si vite devant une femme, psychologue qui plus est? Jamais, ce serait perdre la face. Alors qu'il avait presque finit son bol, elle reprit la parole... Qu'avait-elle à tant parler, cherchait-elle quelque chose de spécial? Itoe avait certainement une idée derrière la tête, il se devait de rester sur ses gardes.

- Désolée, je ne connais pas les repas contre les journées barbantes, d'ailleurs tu es bien courageux de venir ici malgré ça. Tu veux manger quoi ?

Journée barbante... C'est sûr que passer sa journée à se prélasser dans un jacuzzi en lisant, ou encore à regarder la télévision n'était pas barbant. Il fallait quand même bien qu'il gagne sa vie, sinon monsieur papa d'Itoe risquait de le prendre très mal... Bah oui, s'il avait casé sa fille, c'était aussi pour l'argent que ça allait lui rapporter, et pour créer une certaine réputation familiale... Le mariage avait certainement atterrit dans plusieurs articles de presse sans qu'ils ne soient au courant, et une faute de leur part serait impardonnable.

C'est bon j'ai fini...

Il quitta le meuble et revint vers l'évier, y posant son bol. Un petit sourire plutôt amusé vint étirer ses lèvres, tandis qu'il refit face à la jeune femme. Une idée venait de fleurir dans son esprit, c'est pourquoi il semblait plus souriant tout à coup.

Si tu te soucies tant de ma journée barbante, tu peux faire la vaisselle.

Dommage, il n'y avait que la casserole, le bol et la cuillère, mais c'était déjà ça. Il la regarda et haussa un sourcil, comme pour dire "quoi c'est pas encore fait?" avant de s'éloigner, retournant vers le salon. À présent seul -et certainement pour pas longtemps- il se munit de la télécommande et alluma cette dernière, prenant place dans le canapé dans lequel était assise Itoe quelques instants plus tôt. Il zappa plusieurs chaines avant de s'arrêter sur les infos, qui étaient déjà bien entamées.

S'installant à ses aises, il posa ses pieds sur la table basse, concentré sur ce que disait la journaliste. Il n'y avait rien de spécial, mais comme d'habitude, des problèmes politiques, des disparitions et des meurtres inexpliqués. La vie était banale sans l'être.

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MessageSujet: Re: La vie avec une femme. [Itoe] Lun 21 Fév 2011 - 0:37

    Les réponses de son mari étaient toujours si agréables, enrobées dans une délicatesse à faire fondre les cœurs les plus coriaces, dites avec un ton si délicat que la charmante jeune femme n'en pouvait que sourire.
    Satisfaite, Itoe-san constatait par les réactions de celui à qui son destin était lié qu'elle avait parfaitement réussit et la remarque désobligeante que celui-ci lui lâcha à la fin n'eut le don que de la faire rire tandis qu'elle se retrouva seule dans la cuisine. Le regard que la jeune femme avait reçut de la part du yakuza juste avant que celui-ci s'en aille eut d'ailleurs le don de l'amuser encore plus.
    A vrai dire, Khyro n'était pour elle encore qu'un grand enfant qui faisait des choses d'adultes. Un être mature dans ses actes et non dans son esprit. Aussi rien de ce qu'il pouvait dire ne l'affectait vraiment, et Itoe prenait tout avec un certain degré de distance qui rendait pour elle la partie d'autant plus agréable à jouer. Car oui, provoquer son mari été devenu un jeu, jeu dont elle devenait l'authentique maîtresse.
    Souriant comme une mère amusée par les enfantillages de sa progéniture, l'élégante jeune femme dégusta son thé. Puis une fois ceci terminé et se souvenant alors que son Yakuza de mari avait mangé elle entreprit alors de préparer un bon repas, classique mais très bon. Le repas préféré des Japonais, des enfants Japonais surtout: le riz au curry. Oignons, Carottes, Pomme de Terre, Miel, Porc..Cela lui prit un peu moins d'une heure et une odeur agréablement délicieuse embaumait à présent la cuisine.
    Lorsqu'elle eut finit, Itoe ne se servit pas, et ne servit pas non plus Khyro. Elle laissa la sauce dans sa marmite, le Riz dans son cuiseur et revint ensuite au salon.

    A vrai dire l'élégante psychiatre se doutait bien que son mari regretterait (sans le montrer) de ne s'être contenté que de vulgaires nouilles alors qu'il aurait pût profiter d'un vrai repas. Elle même trouvait cela puéril de sa part d'agir ainsi. Si il rentrait chez eux pour faire sa vie de son côté, cela était tout bonnement inutile et elle avait aussi vite fait de changer la serrure. Mais bon, là était son avis du jour car il fallait tout de même avouer que si ils ne dormaient pas ensemble c'était plus la faute de Madame que de Monsieur. M'enfin bref, ce soir là Itoe n'était vraiment pas dans une optique de distance et d'ignorance. Tout l'inverse.

    De retour au salon la elle retrouva Khyro qui était installé devant la télévision.

    - Incapable d'attendre que je fasse à manger, tout juste capable de se faire des nouilles mais pas la vaisselle qui va avec. Tu sais Khyro, je me fiche de ta journée alors pour ta vaisselle ne te fais pas d'illusions. Ni pour celle de ce soir d'ailleurs, je n'ai pas, enfin nous n'avons pas, une femme de ménage pour rien.

    Sur ces mots elle vint s'asseoir à l'autre bout du sofa et posa ses pieds sur ses cuisses.

    - Ce n'est pas parce que je ne couche pas avec toi que tu a le droit de me confondre avec elle.

    Elle caressa son bas ventre avec l'un de ses petits pieds élégants.

    - Ne soit donc pas si frustré..

    A ces mots, Itoe lâcha un certain sourire. Un sourire charmant, aimable, mais qui dans la situation actuelle était provocant. Cette femme avait un certain charme qui la rendait respectable et même un homme comme Khyro ne pouvait bafouer son honneur simplement car elle était puissante. De part ses études, son travail, son milieu social et son caractère. Aussi, elle pouvait agir de façon plus ou moins osé, cela nui lui portait pas préjudice, c'est en profitant de cet atout qu'elle se permit de descendre un peu son pied sur l'entrejambe de son mari avant de le faire glisser sur son autre pied. Et, d'ainsi se caresser un pied avec l'autre en un geste presque enfantin.

    - N'es-tu pas curieux Khyro ? Comment fais-tu pour ne pas me toucher..Ou bien comment fais-tu pour me supporter ? Dis le moi. Je veux savoir comment tu réussit à être si patient, à posséder un tel sang froid. Dis le moi.

    Bien sûr, ses paroles étaient empreintes d'une certaine ironie car il était bien connu que la patience et le sang froid ne faisaient guère partie du vocabulaire du Yakuza. Et si Itoe agissait ainsi c'était bien car elle voulait qu'il se passe enfin quelque chose. Car, finalement, le plus pénible était de vivre avec un étranger. Ils se calculaient pas, ils ne discutaient pas, ils ne se connaissaient pas. Et ceci devait changer, mais quitte à ce que cela change, autant que ce soit fait de façon..amusante.

    - Enfin, c'est sans doute pour cela que je m'ennuie.

    La jeune femme replia alors ses jambes vers elle même et reprit son livre afin de reprendre sa lecture comme si de rien n'était. Ou presque.


    * Excuse moi, c'est pas très bien écrit...*


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MessageSujet: Re: La vie avec une femme. [Itoe] Dim 6 Mar 2011 - 10:52

Le regard rivé sur la télévision, Khyro n'entendit pas la jeune femme arriver au salon. À vrai dire, il aurait préféré goûter aux mets de la jeune femme, et de cette manière se remplir correctement l'estomac... Mais sa fierté avait prit le dessus, et il avait ressentit le besoin de s'occuper de sa bouffe tout seul... C'était puéril, mais vous savez les hommes et leurs égos... Il en faut parfois peu pour qu'ils doivent prouver leurs valeurs, surtout auprès d'une femme. Il savait que s'il devait vivre avec elle, il devrait finalement accepter que chacun fasse sa part de boulot dans le couple, et qu'il devrait lui aussi prendre sur lui pour parvenir à construire quelque chose avec elle... C'est ce qu'il trouvait étrange dans ce que son père avait noté dans le testament... Quelle était donc l'utilité des mariages forcés, s'ils devaient tout deux faire semblant de s'apprécier? Bon, il allait certainement finir par ressentir quelque chose pour elle, que ce soit de l'amour ou de la haine... À savoir que tout deux étaient forts semblables, il n'y avait qu'une faible frontière pour les séparer... Et lorsque que vous étiez dans un, il était facile de tomber dans l'autre... C'est ce qui faisait tellement peur dans l'amour... Si vous sortez avec la personne que vous aimez, vous prenez le risque de la blesser au final, si cela tourne mal... Vous ne seriez donc plus qu'un "ex" comme on appelle communément cela, après une séparation. C'est ce qui était si spécial dans l'amour, il n'y avait pas de juste milieu, et comme tout le monde le sait, un ex est toujours un connard, vous ne serez jamais "le mec avec qui je suis sortie et avec qui j'ai rompu, mais on a gardé une bonne relation"... Jamais.

- Incapable d'attendre que je fasse à manger, tout juste capable de se faire des nouilles mais pas la vaisselle qui va avec. Tu sais Khyro, je me fiche de ta journée alors pour ta vaisselle ne te fais pas d'illusions. Ni pour celle de ce soir d'ailleurs, je n'ai pas, enfin nous n'avons pas, une femme de ménage pour rien.

Soit elle l'avait mal prit, soit elle jouait avec ses nerfs... Ou peut-être les deux, je crois. Elle semblait aimer taquiner Khyro, car elle savait parfaitement ce qui pouvait le mettre en rogne... D'un côté c'était amusant, qu'elle aime s'en prendre à lui de cette manière, ça prouvait qu'elle n'en avait pas totalement rien à foutre de lui, et qu'elle appréciait le faire réagir... Une sorte de torture qui la faisait jouir, en quelque sorte... Puisqu'ils ne couchaient pas ensembles, il fallait bien un moyen pour elle de satisfaire sa soif de jeu. Lâchant la télécommande pour la laisser retomber sur les draps soyeux posés sur le canapé, il releva le visage vers elle. Malgré qu'il commencait à s'énerver, il la trouvait toujours aussi jolie avec ses yeux sombres et son visage fin, ses cheveux retombant sur ses joues. S'il l'avait croisée en rue, il n'aurait peut-être pas posé les yeux sur elle, car elle faisait du genre de femmes simples qui se fondent sans problème dans le paysage... Mais son caractère et sa préstence rattrapaient certainement cela. Itoe était très intelligente, elle ne s'était pas contentée de l'argent de son père et avait fait de grandes études puisqu'elle était psychologue, et son caractère faisait d'elle une femme sûre et accomplie.

Bref, la réaction de Khyro fut tellement simple qu'elle aurait pu croire qu'il se foutait d'elle en ne faisant qu'hausser bêtement les épaules. Il n'allait pas avouer qu'il s'était lui-même fait à manger par pure fierté... Ce serait idiot de sa part, et surtout ce qu'il avait fait n'aurait alors servit à rien. Il savait que Itoe cuisinait très bien, vu la bonne odeur qui émanait de la cuisine et qui faisait en sorte que son estomac à moitié vide se torde dans tous les sens... Mais il fallait qu'il résiste à la tentation. Madame voulait le dessus? Hé bien il ne la laisserait pas faire, lui aussi pouvait être "vilain" et avoir une bonne répartie..Tellement que Madame Ryusukai en serait surprise! La jeune femme finit par s'installer sur le canapé, prenant ses aises en... posant ses pieds sur ses cuisses? Khyro tiqua légèrement de la joue comme s'il s'était retenu de dire quelque chose et il remonta son regard le long de ses jambes pour enfin en revenir à son visage... Si le grand chiot qu'il était avait eu des oreilles, elles se seraient certainement plaquées sur son crâne d'indignation.

- Ce n'est pas parce que je ne couche pas avec toi que tu a le droit de me confondre avec elle.


Si ca s'met, Khyro couchait avec la bonne sans qu'elle le sache... Bon elle était vieille et laide... Booon d'accord il ne couchait pas avec elle, il y avait bien plus divertissant dans leur grande maison... Quelque chose de divertissant qu'il ne pouvait même pas toucher d'ailleurs, c'était bien dommage... Forcément, s'ils ne dormaient pas ensembles, ils ne couchaient pas ensembles, c'était la suite logique des choses... Logique qu'il détestait d'ailleurs, car vivre ici l'empêchait de vadrouiller autant qu'il le voudrait, puisque lorsqu'il était avec elle, il ne pouvait pas inviter des gens pour coucher avec, forcément. Khyro se devait de rester sage, surtout à cause de papa Itoe qui veillait très bien sur sa fille... Soudain, quelque chose s'agita au bas de son ventre, et lorsqu'il baissa les yeux pour regarder -par réflexe, car il savait que c'était un de ses pieds-, il fronça les sourcils mais ne repoussa pas son pied... Cela ferait assez petit garçon non? Repousser une femme qui vous taquine... Ce pied glissa même sur son entre-jambe, ce qui le fit se crisper légèrement. Il ne savait pas s'il devait prendre cela juste pour un jeu ou pour une invitation à continuer, à vrai dire ça le frustrait assez de se retrouver dans cette position.

- N'es-tu pas curieux Khyro ? Comment fais-tu pour ne pas me toucher..Ou bien comment fais-tu pour me supporter ? Dis le moi. Je veux savoir comment tu réussit à être si patient, à posséder un tel sang froid. Dis le moi.

En réalité, il ne savait pas lui même comment il avait pu la supporter jusqu'ici, vu la provocation qu'elle s'amusait à dire, à jouer, à... faire tout simplement. Jusqu'ici elle n'avait que joué cette carte, elle en réservait certainement d'autres dans son jeu, ça ne l'étonnerait même pas qu'elle soit du type schizophrène ou autre chose dans le genre... Elle était tellement mystérieuse qu'il pourrait imaginer qu'elle cachait n'importe quoi. Et en ce qui concernait le fait d'être curieux... Il l'était, comme déjà dit il lui était arrivé de s'attarder dans la salle de bain lorsqu'elle prenait sa douche, en encore observer ses jambes lorsqu'elle était en jupe... Il s'étonnait lui-même d'être resté si sage, enfaite. Pour finir, elle reprit son livre pour reprendre sa lecture là ou elle s'était arrêté... Un vrai démon.

Il soupira.

- Je sais pas comment j'ai pu te supporter jusqu'ici, certainement qu'en compensation de ton horrible caractère, je peux me rincer les yeux?

Khyro la regarda et lui offrit un sourire innocent qui voulait en dire long malgré le fait qu'il soit... innocent. Hé oui, après tout il restait un mec, et il ne pouvait empêcher ses yeux de s'attarder sur elle de temps à autre, surtout qu'elle était du genre à faire des allés et retours en petite tenues, qui laissait imaginer au mâle des tas de choses, et qui nourrissaient certainement ses fantasmes... Elle devait certainement s'en amuser, car si elle n'avait eu aucune envie sexuelle envers lui, elle se serait couverte de la tête aux pieds pour qu'il ne puisse voir aucune parcelle de peau. En conclusion, elle avait envie de lui, il avait envie d'elle... Mais ils ne voulaient pas se l'avouer, là était le problème.

- Je sais que t'as envie de moi, et depuis le début...

Il posa deux doigts sur sa cheville pour les remonter le long de sa jambe et ensuite s'arrêter aux genoux. Le pire de tout c'est que sa peau était douce, en plus de sembler délicieuse. Ces simples caresses ne le laissait pas indifférent, car en plus de toucher, il pensait, il pensait ce qu'il pourrait faire avec elle, et le résultat que cela aurait au lit... Puis, ils devraient bien finir par coucher, puisqu'elle devait être la mère de son enfant... Se mettre à l'aise elle avait dit? Pas de problème. Khyro ôta son haut, dévoilant son torse raisonnablement musclé, et ses tatouages remontant jusque sur ses épaules. Il avait bien envie de sensualité aujourd'hui, et Itoe en était l'incarnation même, en plus de sembler sauvage... Il aimait bien cette facette d'elle.

- Je vais aller faire un tour dans le jacuzzi... Tu peux venir si tu veux, à moins que ta lecture soit plus intéressante que tes pulsions sexuelles.

Il quitta le canapé, y délaissant son haut et traversa la grande pièce, pour ensuite passer dans le deuxième salon qui lui était vitré, et surtout très ouvert au derrière de leur maison qui n'était enfaite rien d'autre qu'une grande terrasse donnant sur la mer. Le jacuzzi se situait là quelque part d'une la terrasse. S'en approchant, il termina de se dévêtir et y entra, attrapant la chaire de poule lorsque sa peau entra en contact avec l'eau presque bouillante... Khyro soupira et s'appuya contre le bord, posant sa nuque sur un appui prévu à cet effet... À présent, il ne faisait plus que penser à elle, et ce n'était pas si mal... Elle lui réservait certainement encore de nombreuses surprises qu'il risquait d'apprécier.


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MessageSujet: Re: La vie avec une femme. [Itoe] Sam 12 Mar 2011 - 19:34

    Il soupira enfin.

    Itoe avait faillit être déçue par le manque de réactivité de son conjoint. Celui-ci semblait las mais heureusement son soupir vint rehausser le tout.
    Mais là, ce fût la jeune femme qui réagit, en effet elle avait une mine légèrement surprise. Non pas par ce que venait de lui avouer son mari, cela elle s'en était déjà rendu compte à certaines occasions, mais plutôt de sa réaction plutôt calme et mesurée. Toutes les petites réactions qu'il avait eut jusque là avait satisfait pleinement l'appétit de la jolie psychiatre, notamment lorsque sa proie s'était crispée sous le contact de son pied indiscret. Mais là, sa réaction la laissait perplexe, et elle n'eut le temps que d'analyser brièvement l'état de son yakuza de mari que celui-ci poursuivit finalement.


    - Je sais que t'as envie de moi, et depuis le début...


    Elle se mit à rire. Si bien qu'elle cachait sa bouche avec son livre et posait une main sur son ventre. Là, il avait fait fort. Très fort.
    au moins, elle n'avait pas eut la malchance de tomber sur un époux aigri et sans répartie.
    Aussi, lorsqu'elle eut fini de rire, elle déposa son livre et observa Khyro. Comment pouvait-il lâcher des choses pareilles, comme ça, comme une fleur. Il arrivait à dire des choses sans même en avoir honte, peut-être était-ce de l'assurance suprême. Alors là, ça pour être suprême. Mais en même temps, il fallait qu'il n'avait pas tout à fait tort. "Depuis le début" était exagéré car au début Itoe n'avait aucuns désirs envers Khyro. Ni pour parler, ni pour le charrier ni pour coucher; mais il fallait avouer qu'au fil des jours elle avait apporté une attention toute particulière au mâle qui lui appartenait officiellement.

    Ce dernier, toujours aussi confiant était d'ailleurs en train d'ôter son t-shirt, de ce fait elle l'observa sans aucune retenue, détaillant les moindres parcelles de son torse : les muscles, le tatouage..


    - Tu ne manques pas de confiance. Tu ne te sens pas ridicule parfois ? "Depuis le début"... , elle eut un léger rire, certainement pas. Mais il est vrai, je l'admet, que..


    Itoe se redressa quelque peu et passa la main dans ses cheveux.

    - ..que ces derniers tu m'intéresse déjà un peu mieux.

    Fixant intensivement Khyro, Itoe le laissait caresser sa jambe à loisir, devinant dans ses yeux qu'il venait d'animer là son propre désir. Et ce qu'il dit ensuite était d'autant plus explicites, rien de caché. Oui, Itoe avait remarqué que le "subtile" n'était pas un art que son époux maitrisait vraiment, elle lui apprendrait... Un jour.
    Ou pourquoi pas ce soir.

    Se levant quelques minutes après, la jeune femme sortit elle aussi du salon afin de rejoindre la terrasse au jacuzzi. Là, elle y trouva l'impertinent Yakuza, posé comme un pacha dans l'eau, tête en arrière et yeux fermés. A quoi pensait-il comme ça ?
    Qu'importe.

    Sans prévenir de son arrivée, lui laissant la deviner car même si elle savait se déplacer de façon féline et discrète, cela ne faisait pas d'Itoe un chat pour autant, elle se glissa dans l'eau du bain aux bulles.
    Sans ôter son kimono de soie, sans dévoiler le caraco noir, le soutien gorge ou le boxer en dentelles qu'elle portait, elle s'approcha de Khyro.

    - J'espère que tu ne me fera pas regretter ma lecture.

    Sur ces paroles, debout devant lui, Itoe ouvrit son kimono qu'elle laissa choir dans l'eau. Fixant toujours le jeune yakuza, sans le toucher ou quoi que ce soit, elle eut un sourire en coin et ajouta.

    - Je me demande si tu en es capable ..
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MessageSujet: Re: La vie avec une femme. [Itoe] Sam 2 Avr 2011 - 9:16

À vrai dire, même s'il n'était pas si innocent que ça, Khyro ne s'attendait pas à ce que la jeune femme l'ait réellement suivit... Peut-être se faisait-il trop de films, trop de jugements sur elle au point de la croire prévisible, et cette fois, il avait prévu qu'elle ne le suivrait pas et que pour enfoncer le bouchon plus loin encore, elle resterait dans le canapé à lire son bouquin. Pendant ce temps, et ce après s'être installé, le yakuza laissait sa peau déjà bien brune dorer au soleil alors qu'il avait les yeux clos, laissant la légère brise fraiche venir chatouiller ses cheveux et son visage pour soulager quiconque de cette douche brûlure et chaleur qu'offrait cette fin de journée. Il faisait sombre, mais le ciel n'en était pas pour autant moins magnifique. Tel le loup, Khyro ne se sentait totalement dans son élément qu'une fois la nuit tombée. La nuit, c'était son univers... Les bagarres, les bouffes, les sorties, les baises, tout se passaient la nuit... La journée ne servait qu'au travail et aux efforts... Et en fin de journée, enfin le réconfort.

On pourrait croire que, du haut de ses vingt-trois ans, Khyro était resté un enfant qui n'aimait que boire et faire la fête... Pourtant, ce n'était que des préjugés, et une façade qu'il s'amusait à entretenir car, dans le monde de la mafia, il était connu comme quelqu'un de précis, bosseur, fonceur, perfectionniste et connaisseur... Il n'y avait pas de réel temps pour l'amusement, car, travail et jeu ne pouvaient se trouver dans la même phrase. C'est pourquoi, une fois la nuit tomber, tout ce qui concernait le travail s'évaporait... Mais, il faut garder en tête que ce nouveau Oyabun était tout à fait au courant de ses nouvelles responsabilités, et contraintes. Il n'avait pas été nommé chef de clan bêtement. Au départ, il n'était qu'un gosse recueillit comme beaucoup d'autres dans le clan yamaguchi... Mais c'est le travail et son acharnement qui lui avait permit de se démarquer, et donc d'atteindre le statut d'Oyabun à la mort de son père. Khyro avait du mérite d'en être arrivé là, il n'avait jamais été un fils pourris gâté à qui on avait refilé la tâche de chef de clan sans réfléchir...Et bien souvent, c'est ce sur quoi les gens se trompaient en jugeant bien trop vite. Certains ne voyaient Khyro que comme un grand gosse sans sang froid, qui n'avait aucun talent pour diriger des personnes... Mais loin de là, il avait tout les critères requis et demandé, mais comme on dit, la maturé vient avec l'expérience.

La plus grosse de ses responsabilités avait été le mariage imposé, sans hésitation. Pourtant, comme un adulte responsable et un digne hériter, il avait accepté cette nouvelle chose. Certes, il avait été réticent un instant, mais il avait courbé les épaules et le cou, sa fierté mise de côté, pour accepter qu'une jeune femme prenne part dans sa vie. Ca avait été vraiment dur pour lui, comme un coup en plein dans la gueule lorsqu'il avait lu les quelques lignes au sujet de Itoe... Mais, prouvant sa maturité, il s'était marié juste après... Bon, il n'allait pas se plaindre, on ne lui avait pas mit en tant que femme la première passante qu'on avait pu trouver. C'était une jeune femme très cultivée, peut-être même trop, riche, civilisée, jolie, bien montée... Rhm, enfin, avec un joli corps. Si ca avait été une pauvre idiote sans esprit, il se serait certainement très vite lassé, et aura rompu le contrat, quitte à ensuite devoir supporter des rumeurs, et une mauvaise réputation.

Bref.

Les remous de l'eau firent remonter le liquide un peu plus haut sur le torse du jeune homme, qui en fut plutôt surprit. Ouvrant d'abord un œil, il aperçut une silhouette angélique juste devant lui, et, se redressant un peu pour se rasseoir dignement, il finit par ouvrir les deux yeux, pour découvrir Itoe. L'eau avait déjà fait en sorte que le tissu de son kimono se joigne à sa douce peau pour ne former plus qu'un, provoquant déjà un lourd désir chez le mâle. Ses yeux noisette prirent un air plutôt étonné, qui finit par s'adoucir pour devenir agréablement surprit. Il ne s'attendait pas du tout à ce genre de chose, et voilà que ce dont il avait pu rêver se réaliser doucement là, devant lui, dans son jacuzzi. Il suivit les mains de la jeune femme du regard, qui remontèrent jusque sur ses frêles épaules pour en retirer le fin tissu qui, tel un bout de soie, échoua dans l'eau, en épousant la surface.

- J'espère que tu ne me fera pas regretter ma lecture. [...] Je me demande si tu en es capable.

S'il en était capable? Je crois qu'il n'avait été autant capable de faire quelque chose dans sa vie. Le tissu de soie, après s'être en allé avait dévoilé une chose que les femmes nommaient communément caraco, lui appelait bêtement cela un truc sexy. Bah, il n'était pas doué en vocabulaire de lingerie, je suppose que savoir les enlever suffisait. Son regard savourant ce qui lui était offert si généreusement, Khyro se redressa à nouveau, semblant un peu idiot à rester planter là devant elle... En réalité, il pensait à un piège... La femme qu'il voyait le détester jour après jour, était à présent presque nu là devant lui... Déglutissant, il finit par relever la tête vers son visage... Oh oui, cela avait du nourrir sa fierté que l'homme se perde à contempler son corps un long moment, semblant se régaler.

- Laisse moi te le prouver alors...

Posant ses larges mains sur le bord du jacuzzi, il y prit appui et sortit de l'eau, y provoquant de vifs remous qui cessèrent un moment après. Se présentant alors devant elle, déjà bien mouillé, il se rapprocha pour que son torse vienne épouser le léger tissu qu'elle portait. Ce simple contact provoqua un violent frisson au bas de son échine, qui remonta le long de son large dos musclé, et, n'hésitant plus une seconde, il remonta le long des bras de la jeune femme en parcourant sa peau d'un doigt, semblant encore trop peu osé pour y poser ses mains. Bientôt, ses caresses arrivèrent jusqu'à ses épaules dont il caressa les clavicules si frêles, qui auraient pu craquer sous ses doigts s'il n'avait serait-ce qu'un peu forcé.

Relevant les yeux vers la jeune femme, il lui offrit un sourire plus que ravissant, mais surtout un peu plus naturel et sincère que ceux qu'il avait pu lui montrer avant. Une certaine tension semblait s'être estompée entre eux... Comme si elle venait d'être soulagée. La tension sexuelle? Peut-être bien, car avoir envie l'un de l'autre et se repousser juste par fierté, ça n'aurait pu qu'agrandir cette tension au fil des jours, et maintenant qu'elle était prête à être "exploitée"... Tout semblait aller mieux. Ses doigts vinrent alors s'installer dans la nuque de la jeune femme pour s'en saisir doucement, la rapprochant de cette façon de lui. Avançant alors très légèrement le visage, il vint effleurer ses lèvres des siennes, sans s'aventurer plus loin. Ce simple contact lui avait procuré une étonante vague de frissons, comme s'il avait attendu cela bien trop longtemps.

Sa main libre glissa alors le long du flanc gauche de la jeune femme, ses doigts semblant glisser sans fin sur le léger tissu qui séparait sa peau de la sienne. Bien entendu, tout ces petits artifices ne laissaient absolument pas l'homme de marbre. Ce léger vêtement n'avait fait qu'attiser ses sens et son attention, ainsi que son désir. Il n'avait qu'une envie, le lui ôter, certes, mais cela mettait parfaitement son corps en valeur. Contrairement à de nombreuses coréennes, voire japonaises qui se révélaient sans exotisme, ou encore tout à fait banales, Itoe avait le don de réveiller chez lui une sorte de côté bestial, un côté qui lui était encore inconnu... Comme quoi, le jeune homme ne se connaissait lui-même pas beaucoup. Enfin, il faut avouer que ce n'était pas avec des filles d'un soir et quelques garçons perdus qu'il aurait pu apprendre à réellement se connaître, mais cette fois, c'était différent, lui-même le ressentait. Itoe n'était pas comme toutes celles qu'il avait pu toucher. Itoe était particulière oui... À l'inverse, des hommes comme lui, elle devait en avoir croisé des tas... Peut-être pas des yakuzas avec un putain de sale caractère, mais des bruns coriace et têtu, il y en avait à tout les coins de rue... Que lui trouvait-elle donc?

La main qui se trouvait dans sa nuque ne tarda pas à s'en déloger, glissant sur son épaule, agrippant au passage la légère bretelle pour la faire glisser, dévoilant une infime partie du début de sa poitrine. Un de ses doigts glissa en direction du sein qui était à présent légèrement dévoilé, ayant quitté sa précédente intimité. Relevant les yeux vers elle, il fit glisser ses cinq doigts sur l'objet de sa convoitise, la ramenant alors brusquement contre lui, comme pour éveiller l'atmosphère trop calme qui s'était installée. Il pouvait sentir le sein de la jeune femme durcir sous sa paume, au fur et à mesure où le contact se faisait plus intime, plus serré. Il était plutôt, voire très, satisfait de sentir que le corps de sa femme réagisse déjà à ses caresses, si infimes soient-elles... Là il ne dévoilait que très peu de ce qu'il savait faire, mais ça n'était que le début...

- Et toi, tu en es capable?

♠♦♦♠


    Catch me if you can!

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MessageSujet: Re: La vie avec une femme. [Itoe] Mer 13 Avr 2011 - 20:51

    La réaction qu'eut Khyro attisa plus encore le curieux désir qu'éprouvait Itoe. Et l'étrange tension palpable à cet instant était délicieuse à savourer. Le toucher du Yakuza sur le corps amoureux de la jeune femme était plus puissant que les mots et tendis que le temps semblait s'être arrêté Itoe observait attentivement les réactions de son mari. Celui-ci ayant été premièrement apparemment subjugué et secondement séduit puisqu'il parcourait ses bras, épaules et ses clavicules de façon délicate mais à la fois puissante en un sens..comme dit précédemment.

    Il sourit alors, ce qui déconcerta un instant la belle épouse qui ne bougeait pas, laissant simplement faire. Toutefois, ce sourire avait été agréable, il y avait quelque chose de beaucoup plus humain, de plus chaleureux contrairement à tout leurs sourires cyniques qu'ils avaient pût s'envoyer. Et ce sourire convainc Itoe de son choix; elle ferma les yeux. Sentant l'effleurement de leurs lèvres et désirant un instant, pour la première fois, goûter à la saveur de celles de Khyro, Itoe n'en fit toutefois rien se contentant de frissonner sans forcément le vouloir.

    La Nippone ne rouvrit les yeux que lorsque l'un de ses seins fût découvert et toujours aussi attentive envers les faits et gestes de son mari elle eut un léger sourire sonore lorsque ce dernier la colla un peu plus à lui encore.


    - Et toi, tu en es capable?

    - Pourquoi me retournes-tu le défi que je te lance ? Te sentirais-tu..

    Ses yeux détaillèrent langoureusement le torse du yakuza avant de revenir provoquer ceux de ce dernier.

    - ...Te sentirais-tu incapable d'être plus intéressant qu'un livre Khyro ?

    Sur ces mots Itoe esquissa un sourire espiègle et caressa le torse de son mari du bout des doigts puis toujours avec cette même langueur calculée qui s'était installée entre eux elle vint déposer un brûlant baiser dans son cou. Puis un autre, et encore un autre et elle passa finalement ses bras autour de ce même cou, se reculant alors tout en mordillant la peau hâlée du Yakuza.
    Son bas dos rencontra alors la paroi du jacuzzi et là la jeune femme se laissa glisser dans l'eau tandis qu'elle déposait des baisers un peu partout : sur la mâchoire, le lobe, le cou, l'épaule, la gorge.. de façon toujours aussi sensuelle ce qui paressait d'ailleurs tout à fait naturel. Pour clore cette mise en bouche Itoe mordit légèrement la lèvre inférieure de Khyro avant de s'appuyer totalement contre la paroi du bain et de poser son pied sur l'entrejambe de l'intrépide, lui souriant l'air presque enfantin.

    - Assez de bavardages.



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