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A la découverte de l'autre. [ PV ]

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MessageSujet: A la découverte de l'autre. [ PV ] Lun 6 Déc 2010 - 21:43

"De la vue naissent mille désirs ; c'est dans l'œil, dit-on, que la gloutonnerie a son principe."

Abu Shakour


    Et dans les yeux d'Allen et Isuzu, naissaient-ils aussi mille désirs ? Aviez-vous déjà vu pareil connexion ? En général, les personnes trouvent cela.. "gênant", "embarrassant", "mal élevé", "provocateur" ou même que ça fait "affamé" de se fixer ainsi dans les yeux. Mais ce n'était rien de tout cela. Ou peut-être était-ce tout à la fois.
    Pourquoi ce grand blond continuait de la fixer ainsi ? Et pourquoi Isuzu n'avait pas sût détourner son regard ?
    Il y avait une véritable attraction qui attirait la jeune femme dans l'océan des yeux d'Allen, elle se souvint de ce soir là. Elle avait déjà réussit à oublier l'effet que cela faisait que de se perdre dans ses yeux, mais cette fois-ci, c'était dans les deux sens. La Japonaise ne se contentait pas de se laisser consumer par regard du Nordique, elle le consumait aussi, rien que des yeux.
    Ah, il s'en passe des choses dans l'œil. Et comme dit la citation, c'est dans l'œil que la gloutonnerie a son principe, de la vue que naissent mille désirs. Allen était l'objet du désir et de la gloutonnerie d'Isuzu.


    La jeune femme eut deux, voire trois émotions en même temps lorsque le musicien lâcha quelque chose d'étrange.

    "J'espère ne pas tomber amoureux d'un tel regard, je n'y survivrais pas."

    Peut-être son visage prit une légère teinte rose. Sûrement que ses yeux avait une lueur surprise et il était certain que ses lèvres affichaient un sourire mal à l'aise..peut être même..
    Bref.

    Elle rajusta une de ses mèches de cheveux en arrière avant de reprendre un sourire plus posé. Elle ne paressait plus du tout déconcertée, et d'un ton presque banal elle répondit.

    " A ce point ? ça te fais si peur ?"

    Elle bu une gorgée de son vin. Ah, elle en avait gouté de différents vins, celui-ci n'était pas mauvais. Il n'était pas réellement comparable à ceux que l'on pouvait retrouver à la Résidence puisque le vin n'est pas une spécialité Japonaise, mais il était toutefois agréable de se sentir vivre. Aller dans un bar, commander un vin et constater qu'il n'est pas si bon.

    A la question d'Allen, Isuzu répondit juste qu'elle avait un jour de libre, alors elle avait voulut sortir avec deux copines, qu'importe le lieu, mais le lieu était adroitement bien tombé. A sa seconde question en revanche, son premier réflexe fût de tourner la plaque afin que la gravure ne soit plus lisible. Voyant qu'il ne rajoutait rien, elle se dit alors que son silence était peut être pesant.

    "Certain pensent que c'est de la lâcheté."

    Elle hésita un instant avant de reprendre.

    "Ils n'appellent pas ça travailler. Je ne sais pas si je dois appeler ça travailler non plus à vrai dire. Mais ce n'est pas de la fainéantise, de la maladresse peut-être, je ne sais plus. Mais je suis.."contente" que tu ne néglige pas le fait que ce ne soit pas une partie de plaisir."


    Sur ces derniers mots, légèrement mal à l'aise aussi, elle finit son verre d'une traite. C'était sa façon à elle de clore le sujet et de passer à autre chose. Geste que le musicien avait peut-être saisit puisqu'il lui proposa d'aller ailleurs avec lui si cela l'intéressait. Proposition que la belle prit avec plaisir. Isuzu voulait vraiment faire plus ample connaissance avec Allen. Elle faisait abstraction de la façon dont ils s'étaient rencontrés pour la première fois. Ça l'avait jusque là tracassée, et ce soir elle l'oubliait. Elle ne savait pas vraiment où elle voulait en venir avec lui, elle n'arrivait pas à saisir non plus là où lui voulait en venir avec elle. Il avait un côté très.. chaleureux et à la fois très distant. C'était une sorte de barrière qui s'imposait à eux sans même qu'il le remarque. De plus, Isuzu n'était pas non plus le genre de femme à courir après un homme. Les coups de cœurs c'était rare..mais ça pouvait arriver ça. Mais pas de là à courir après, ni à coller ou quoi que ce soit. La séduction ce n'est pas ça, et la niaise qui fait la faible non plus, ce n'est pas de la séduction.

    La jeune femme accepta alors avec plaisir l'offre de son interlocuteur. Elle lui proposa de le rejoindre dehors le temps qu'elle récupère sa veste. Une fois ceci fait, elle le rejoignit comme promis, là ils appelèrent un taxi et Isuzu réclama Odaiba.

    Qu'importe l'heure, qu'importe la saison, la Japonaise aimait la plage. Ses moments favoris étaient la nuit, cela tombait bien..Seulement en hiver il ferait froid. Mais ce n'était pas un problème, il n'y avait pas de barrière pour la plage.
    Elle était peut-être artificielle, ce n'était pas le décor tropical des cartes postales d'Okinawa, mais c'était déjà ça. C'était un morceau de liberté qu'elle pouvait tâter du bout tu doigt. Cela devait faire peur à beaucoup d'hommes une femme prostituée. Entre nous, qui voudrait se caser avec une femme qui couche avec d'autre pour de l'argent ? La possessivité rendrait fou celui qui s'y engagerait. Et pour une raison ainsi, le simple souhait d'être aimée, Isuzu pouvais de moins en moins supporter sa condition. Là, elle pensa alors qu'il lui manquait encore à rembourser avant de pouvoir faire une croix sur la Résidence.

    Par toute ces pensées, elle n'avait pas beaucoup parlé, mais une fois sur la plage, elle poussa un soupire et s'étira.

    "La plage, ça te va ?"

    Il y avait du vent et il était loin de faire chaud. Isuzu était habituée au froid, sa ville natale se trouvait dans l'Hokkaido. Allen lui venait d'Angleterre, elle supposa alors qu'il devait être habitué aussi. Elle lui proposa alors de s'approcher un peu plus sur la plage. Seulement qui dit plage dit sable, difficile de marcher en talons dans ses cas là, elle ôta alors ses chaussures et avança, emmitouflée. Elle se tourna vers le grand blond, le fixant dans les yeux, souriant de façon peut être moins en mode "séduction", mais plus sincère et toujours aussi jolie. Les quelques lumières permettaient à la jeune femme d'admirer celui qui l'intriguait depuis quelques jours, celui qui était loin de la laisser indifférente. Ses yeux, sa voix, ses cheveux.. trois éléments paraissant anodins, et qui pourtant la fascinait tant. Autant dire qu'à chaque fois qu'il avait pris la parole, elle s'était sentie drôle, que chaque regard qu'il avait pût posé sur elle, elle s'était sentie visitée, et que chaque mouvements de ses cheveux lui rappelait cette fin d'après midi.

    "Tu serais capable de te baigner par ce temps toi ?"

♠♦♦♠



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Dernière édition par Horide Isuzu le Mar 21 Déc 2010 - 1:29, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: A la découverte de l'autre. [ PV ] Ven 10 Déc 2010 - 18:44



Peur ?
Quelle bonne question.
Question à laquelle l'homme n'avait pas trouvé de réponse sur l'instant. Il avait donc simplement écouté la jeune femme, et fut d'ailleurs ravi lorsqu'elle accepta sa demande. L'homme prit donc son précieux violoncelle avec lui, saluant une dernière fois le patron du bar qui lui proposa un manteau, puis ils partirent dans un taxi à la sortie.

Ce n'est qu'une fois dans le véhicule, que l'homme se mit à songer.

Peur ?
Non. Allen ne ressentait pas de la peur face à l'amour. Ou plutôt, il ne savait pas vraiment s'il fallait considérer cela comme de la peur, car il s'agissait là d'une chose bien plus sournoise. Le musicien n'avait pas le temps de s'occuper de ce genre de choses, tout simplement. C'était malheureux à dire, mais sa vie professionnelle primait sur sa vie, les loisirs courts étaient donc plus préférables. Il passait de son travail aux loisirs plus fugaces tels que jouer dans des casinos, aller dans des bars, sortir avec des filles, aller dans la Résidence Yamaguchi...
Non en fait, c'était peut être juste que tomber amoureux, avoir une famille...

Cela ne lui était jamais sérieusement venu à l'idée.
Bien qu'adorable et sympathique, Allen ne pouvait s'empêcher de penser égoïstement : et actuellement, être amoureux ne servait pas ses intérêts. Il devrait sans doute succéder à son père, et bien qu'il avait actuellement du temps à perdre en fin de semaine, ce ne serait bientôt plus le cas. Alors entretenir des relations sérieuses... non, il n'y avait jamais réellement songé. Les personnes qui lui étaient les plus proches restaient ses collègues de travail, lorsqu'ils enregistraient, ou qu'ils partaient livrer quelques concerts, mais il n'y avait pas grand monde au final.

Et puis... avec une femme de joie ?

Son regard venait de s'être reporté sur Isuzu. Lorsqu'il vit qu'elle le regardait aussi, il sourit bêtement par automatisme, tout en écoutant la musique qui passait dans le taxi. C'était une musique plutôt douce en fait, même très agréable. Celle-ci finit par rendre Allen intéressé, qui prit soin d'écouter avec plus d'attention. Ses yeux se perdirent vers la fenêtre ensuite, comme s'ils cherchaient à s'évader dans le ciel étoilé.
Les paroles de la chanson se trouvaient être en anglais, et le musicien britannique en comprenait donc parfaitement les dires. Une chanson de douleur ? Regrets ? Non, pas tout à fait.

"Please don't bother to find her
She's not there..."


Une chanson d'amour ? C'était donc ça...
Un faible sourire s'étira sur son visage durant l'espace d'un instant.

"Quelle magnifique musique." lâcha-t-il alors d'un ton posé, le regard toujours perdu.

Et ils arrivèrent plus vite que prévu. L'anglais descendit accompagné de la belle asiatique, et ils s'avancèrent alors dans la plage.

"La plage, ça te va ?

- Oui, bien sûr."

Il ne faisait pas très chaud, mais c'était pour Allen supportable. Celui-ci espéra qu'il en était de même pour la demoiselle qui l'accompagnait. Il la regarda mieux alors : elle ne semblait pas avoir très froid. Le musicien se mit à observer les environs, le calme qui régnait dans les lieux. Le sable avait gardé les empreintes de tous ceux qui étaient passés durant la journée. L'homme trouva ce genre d'endroit si magique, car même les choses les plus éphémères y gardaient leurs traces. Pas indéfiniment tout de même, mais cela était ainsi amusant de voir qu'un homme, accompagné d'un enfant avaient marché ici, et un chien avait ensuite piétiné ces premières empreintes. Allen aurait souhaité innocemment ne pas abîmer ces marques là. Il ne savait pas vraiment pourquoi en réalité, et c'était le même genre d'intérêt que ceux que portaient les enfants curieux à des choses aussi futiles.
Puis il releva la tête vers Isuzu. Certaines choses étaient si éphémères, se disait-il. La vie paraissait aller trop vite pour lui, tout était trop bref, tout finissait par mourir, par s'éteindre. Le blond regardait le sourire, le regard pétillant de la belle, il regardait ce visage qui le faisait tant hésiter. Tant qu'il espérait sincèrement ne pas en tomber amoureux.
Après quelques instants dans le silence, elle finit par l'interpeller de sa voix pleine de malice, et d'innocence à la fois :

"Tu serais capable de te baigner par ce temps toi ?"

Allen ne pu s'empêcher de sourire face à cette interrogation. Il répondit alors, en tout simplicité :

"Pourquoi pas, si tu le désires.
Après être une déesse, tu es aussi une sirène ?"


Sur ces mots, ce dernier ne tarda pas à poser délicatement son violoncelle et enlever son manteau. L'homme retira alors ses chaussures, ainsi que ses chaussettes, et retroussa les manches de sa chemise, son pantalon. Il défit de la même façon sa cravate, son gilet, laissant le tout ainsi choir sur le sol. Il ne restait plus que sa chemise pour se couvrir le torse, mais il n'avait pourtant pas froid.
Et bien que frais, sentir le sable sous ses pieds n'était pas si désagréable, au contraire même. L'air balançait doucement ses cheveux qu'il essayait par instants de remettre derrière son oreille, et Allen se sentait... serein. Cela faisait un moment qu'il n'avait pas eut droit à une véritable promenade libre comme celle ci, dans de tels lieux qui plus est. Il était là, et seul avec Isuzu Horide, la créature asiatique à la beauté captivante.
Ce dernier entreprit alors de s'avancer vers les vagues avec une lenteur assurée, ses pieds nus découvrant la masse aqueuse et salée. Il observait avec calme l'eau immerger ses chevilles, les mains dans les poches.

"Je suis né dans le Yorkshire, au Nord-Est de l'Angleterre. Il y avait la mer là bas, mais elle n'était pas très accueillante : froide, dangereuse, bordée de rochers, et les tempêtes n'étaient pas rares. J'y suis tombé d'un bateau étant petit, et j'ai faillit m'y noyer. Depuis, je ne sais pas nager et j'ai toujours détesté les profondeurs."

Puis le regard suivant le mouvement des vagues, fuyant soudainement ses pieds, il revint finalement vers Isuzu avec le sourire.

"Mais la mer d'ici n'a rien avoir. Elle est douce, calme et a quelque chose de sensuel, attractif... peut être aussi à cause des belles sirènes japonaises qui s'y trouvent."

Il ne regardait plus que Isuzu, mais changea pourtant de sujet de conversation ensuite.

"Étant petit je voulais être astronaute, puis pompier, et enfin enseignant. J'ai fini musicien. Je crois que c'est ce qui me correspond le plus. Je ne sais pas ce que ça aurait donné si j'avais vraiment fini astronaute ou pompier, physiquement il m'aurait fallu beaucoup d'entraînement. Quant à enseignant... je n'aurais pas su obtenir la patience qu'ont ces personnes là je crois."

Allen eut un bref rire, avant de reporter une nouvelle fois ses yeux clairs vers l'étendue de l'eau en face de lui. Les vagues étaient douces, basses et régulières. Leur bruit ne semblait plus aux oreilles du musicien si inquiétant pour une fois, et d'ailleurs il ne s'en souciait plus.

L'homme hésita, et fini par s'avancer avec prudence un peu plus dans l'eau, tout en rejoignant la japonaise. Ils commencèrent à marcher le long de la plage quelques instants, sans pour autant s'éloigner trop de leurs affaires.
Il lui demanda alors :

"Parles moi de toi."
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MessageSujet: Re: A la découverte de l'autre. [ PV ] Mar 14 Déc 2010 - 21:45

    La chanson précédemment entendue dans la voiture, puis l'aspect poétique de la mère sous la lune imposait une ambiance premièrement lourde, mais cette dernière fût peu à peu dissipée lorsque le taxi s'éloigna, laissant les deux jeunes gens seuls.
    La plénitude du lieu rendait Isuzu quasi insensible au froid de l'hiver. Enfin, c'était un froid toutefois moins rude en cette soirée que d'ordinaire.

    A la réponse du musicien, la jeune femme sourit légèrement.


    "Tu sais, je ne suis ni une déesse, ni une sirène. Toutefois, merci du compliment."


    Elle ne savait pas vraiment comment prendre cette appellation. Comme celle d'un client qui idéalisait une résidente ? Ou comme un compliment d'un homme séducteur. En faite, c'était certainement qu'elle n'avait pas à prendre ceci de telle ou telle façon. Seulement..c'était le genre de chose qui la rendait perplexe, car alors ou discerner le faux du vrai ? Comment faire la différence entre là-bas et ici ? Isuzu décida de ne même pas y accorder tant d'importance que cela, et observa le blond ôter le surplus de vêtements. Elle fût satisfaite de sa bonne volonté à ce défi que d'autre aurait directement renié. En fait, elle était même ravie de le voir faire avec autant d'aise et de spontanéité. Et puis, c'était un petit temps où elle pouvait l'observer à son insu.Lorsqu'il eut terminé, elle lui offrit un sourire radieux et sympathique et dit qu'en effet, elle devrait faire de même.

    Isuzu ôta alors à son tour ce qui pouvait la déranger. Ce fût premièrement son manteau et son écharpe, elle fût parcouru d'un frisson de tout son long. C'est vrai qu'il faisait moins froid que d'autre soir..mais ce n'était toujours pas équivalent à l'été. C'était toutefois largement supportable, bien qu'elle se soit habituée aux températures plus chaleureuses de Tokyo. Ses pieds s'étaient habitués à la fraîcheur du sable, maintenant les jambes de la demoiselle allaient être mises à l'épreuve puisqu'il était tout à fait hors de question de se baigner avec son pantalon en cuir; elle l'ôta, il rejoignit son manteau.

    La chair de poule s'installa immédiatement sur la peau blanche de la belle, et s'intensifia sûrement lorsque celle-ci mi les pieds à l'eau. On dit que l'eau fraîche est bonne pour la circulation, mais si l'on reste trop longtemps, nos jambes tombent peut-être ? La Japonaise se mit à rire en pensant ceci, et pénétra un peu plus dans l'eau, jusqu'aux genoux. La voix basse de celui qui l'accompagnait se fit de nouveau entendre, fixant un instant l'horizon légèrement perceptible, elle se retourna vers celui-ci. L'air tout d'abord surprise. Puis agréablement surprise, elle sourit.

    " Ça devait être une expérience terrifiante. Personnellement je n'aime pas l'idée de manquer d'air et de me débattre dans un flou artistique.. Mais la mer d'ici est gentille. Et encore mieux à Okinawa. J'y étais allée enfant, il y fait très chaud. "



    Elle se mit à rire lorsqu'il lui évoqua ces souhaits d'enfants, un rire à double sens. Amusé par la petite histoire et à la fois satisfait d'en savoir un peu plus.


    "Mmmh.. n'est-ce pas.. C'est mignon."

    A vrai dire elle avait du mal à imaginer Allen pompier, astronaute ou même pire enseignant. Une fois connu musicien, il était logique qu'il soit musicien. Alors elle n'avait pas trop d'avis à donner. Elle sortit un pied de l'eau et le regarda, sûrement celui-ci était plus rose qu'à l'habitude.
    Ils marchèrent un peu.

    "Parles moi de toi."

    A ces mots, Isuzu esquissa un doux sourire et vint prendre les mains dites expertes du musicien. Reculant un peu plus dans l'eau, elle voulait le familiariser un peu avec sa mer japonaise. Pas l'amener nager ou quoi, juste faire un peu plus connaissance.

    Le froid l'importait peu bien que des sous vêtements de dentelle et une chemise n'étaient pas suffisant pour l'en protéger. La dites sirène, tourna la tête en lâchant les mains de l'homme puis le regarda à nouveau et sourit. Ensuite, elle fit quelque pas dans l'eau.


    " Moi je n'ai pas eut de souhaits particuliers. Sûrement que je voulais être princesse, ou peut-être Geisha. L'innocence de l'enfance tu vois. Enfin, Geisha de nos jours ce n'est plus du tout comme avant, c'est surtout à Kyoto par exemple, pour aller avec le décor quoi. Mais ces femmes sont si magnifiques..gracieuses. Du moins enfants c'était sûrement les deux seules vocations qui m'interessait un peu. Ou bien je voulais être maman."

    Elle se mit à rire.

    "L'innocence de l'enfance, cette idée m'est très vite sortie de la tête. Au collège je ne voulais rien faire, et au lycée je voulais faire quelque chose de "cool" .."

    Elle garda pour elle un commentaire du genre "je me suis bien manquée..", et poussa un soupir à la place.

    "Après je ferais quelque chose de cool. Comme tenir une boutique par exemple, pourquoi pas fleuriste ?"

    Elle se retourna face à lui, son sourire s'effaçant peu à peu.
    La jeune femme entreprit premièrement de s'arrêter là, mais continua finalement.

    "On me disait souvent "Tu devrais te lancer dans le mannequinat", et je répondais en souriant "Ah, vraiment?" J'ai jamais apporté grande importance à mon futur avant aujourd'hui."

    Sur ces paroles, elle avait avancé jusqu'au bas ventre. Ce chemin n'avait pas été sans difficultés puisqu'on avait pût la voir se tortiller à plusieurs reprises lorsqu'elle dût affronter la fraîcheur de l'eau dans des endroits sensibles comme le bas ventre. La Nippone revint alors près de son compagnon, l'attrapant par la chemise, regardant son torse d'un air absent.

    "Et toi, qu'est-ce que tu fais ici ?"


    Levant les yeux vers lui, Isuzu le fixa longuement, sans lâcher sa chemise. Esquissant un sourire en coin, elle glissa ses mains dans son cou, se mettant un peu sur la pointe des pieds. S'approchant de lui, n'importe qui aurait mis sa main à couper pour dire "un baiser !", et n'importe qui se serait trouvé avec une main en moins puisque la jeune femme se contenta de lui demander si il avait vu les lumières de Noël, puis s'était un peu détachée, désignant le restant de la ville d'un signe de tête. Tokyo est belle la nuit.

♠♦♦♠



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Horide Isuzu

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MessageSujet: Re: A la découverte de l'autre. [ PV ] Ven 17 Déc 2010 - 21:35

Allen écoutait avec attention. Il écoutait toujours la jeune femme avec une pareille considération, une pareille curiosité. Sa voix sonnait comme une mélodie agréable, dont le musicien pouvait en reformuler les notes, et la composition de sa voix lui plaisait toujours autant. Elle suggérait un caractère doux, mais mûr, réfléchi. Il trouva que cette voix lui seyait parfaitement bien, et l'homme appréciait toujours l'entendre.
Sans doute était-il en quelque sorte un oiseau libre et charmeur, et les oiseaux avaient toujours été des êtres sensibles aux sons.

L'anglais se laissa mener plus loin vers l'eau. Il n'avait pas peur. Il avait confiance. L'oiseau qu'il était ne savait pas nager. Mais il savait voler : il pouvait aller où il voulait, il semblait totalement libre, bien que de grandes responsabilités le guettait, il saurait toujours déployer ses ailes, montrer la beauté de son plumage, et prouver qu'aucun être ne pouvait le capturer.
C'était un oiseau à la belle parure, l'allure pourtant peu puissante, mais le regard profond. Plumes douces et yeux clairs, simple dévoreur d'insectes ou grand oiseau de proie ?

Et la jeune femme reprit la parole.

"...Ou bien je voulais être maman.

- Il n'y a de plus beau rêve que celui de vouloir donner la vie." lui répondit-il en souriant, ses lèvres se relâchant promptement ensuite lorsque son interlocutrice poursuivit.

L'homme écoutait en silence les dires de la japonaise. Il réalisa à quel point son parcours avait dû être dur, trop dur pour quelqu'un comme lui qui n'avait jamais connu l'angoisse de l'incertitude de son futur, la souffrance engagée par le manque de moyens, d'argent, de force. Il lui sembla que Isuzu était comme une fleur, ou un fruit sucré, prisonnière par ses propres racines, ses propres décisions, elle ne pouvait voler comme l'Oiseau le faisait.
L'Oiseau était arrivé sur une des branches de l'arbre qu'était la Résidence Yamaguchi en battant des ailes avec vivacité. Il s'était posé avec confiance et en avait alors observé les multiples fruits. Parmi ceux qu'il avait trouvé à cet instant, son choix c'était porté sur Horide Isuzu. Simple hasard ? Peu probable.
Quelque chose dans le regard de la résidente lui plaisait. C'était une chose indescriptible, et qui avait pourtant frappé Allen lorsqu'il l'avait rencontré, et qui même à présent, le fascinait toujours.

Pourtant il ne devait pas se lier avec la jeune flemme, fleur ou objet de tentation, il ne devrait pas mais... l'Oiseau n'était que trop curieux, trop gourmand.

"Et toi, qu'est-ce que tu fais ici ?"

C'est avec franchise qu'il répondit alors :

"Je suis venu m'amuser.
Mais je suis également venu pour le travail, et une fois la tournée de représentations sur scène finie, je rentrerais dans mon pays."


Il eut un temps d'arrêt. Ses yeux s'étaient rivés vers autre chose, et ne sachant pas quoi ajouter, il se contenta de revenir sur Isuzu. A ce même instant il l'observa attraper sa chemise et se glisser vers lui.
C'est à ce moment là qu'il prêta plus attention à la tenue dans laquelle elle se trouvait. Ça n'aurait été qu'un mensonge d'affirmer que ce genre de choses ne lui faisait rien. Ses yeux azur parcoururent calmement les cuisses de la belle, puis remontèrent à ses clavicules, son cou, et enfin son visage.
L'envie d'en profiter se faisant soudainement très forte, il finit par se retenir, et de toute façon n'eut pas le temps de faire quoique ce soit : la jeune femme regardant par dessus l'épaule d'Allen, lui désigna le reste de la ville. Il ne sut tout d'abord quoi dire, puis se tournant un peu mieux vers les lumières de Tokyo, un sourire se dessina sur son visage.

"Oui, c'est magnifique. Noël est vraiment une période magique de l'année."

Lorsque son regard revint sur Isuzu, il se fit plus désireux. Voyant la demoiselle toujours aussi proche de lui, le musicien saisit celle-ci par la taille. Il finit par rapprocher son visage du cou de la jeune femme, la chevelure blonde d'Allen retombant sur ses épaules, pour en embrasser lentement la peau si douce.

"Tu m'attires..." exprima-t-il alors d'une voix plus silencieuse, voire murmurante.

Ressentant la peau, l'odeur de celle-ci, il ne sut contrôler un deuxième baiser plus précipité, plus impulsif, mais qui témoignait clairement de son envie. Il n'arrivait à résister à l'invitation -inconsciente peut être- de la belle, à l'invitation implicite du corps de cette dernière, de ses formes, de son odeur, de son visage...
Puis il se retira, regardant dans les yeux la japonaise, l'image de cette dernière paraissant s'inonder dans l'océan enneigé du regard d'Allen.

"Il est vrai que tu aurait fait une très belle mannequin. Mais je te vois mieux au milieu de fleurs."

Il entreprit alors de porter Isuzu dans ses bras, la sortant de l'eau par la même occasion.

"On devrait y aller, on va finir par vraiment attraper froid."

Le sable envahit rapidement ses pieds mouillés, et revenant vers leurs affaires, il déposa la japonaise ensuite. L'un de ses premiers réflexes fut d'attraper son manteau pour en sortir son téléphone portable. Il constata de l'heure tardive, mais malgré cela, l'anglais ne se sentait pas fatigué. Néanmoins, ils ne pouvaient pas rester tous deux ici indéfiniment.
Tout en commençant à s'arranger, remettre son gilet, ainsi que sa cravate un peu n'importe comment, puis ses chaussures, le musicien n'arriva à se faire à l'idée de quitter ici la jeune femme.
Il se tourna alors vers elle, le manteau dans les mains.

"Tu accepterais de venir chez moi ?"

Et l'Oiseau semblait résolu.
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MessageSujet: Re: A la découverte de l'autre. [ PV ] Dim 19 Déc 2010 - 1:02

    Isuzu était sensible à l'écoute de son partenaire. Et la compagnie de ce dernier était particulièrement agréable, notamment du fait que c'était un personnage souriant. Il répondait à ce que lui disait la jeune femme, et lorsque celui-ci avait répondu à sa question, la Japonaise fût à la fois amusée et ..déçue ? Alors ce blond était peut-être comme une boîte de chocolats ? On en goûtait, on appréciait fortement, on y devenait accroc, on devenait obsédé par ces chocolats, on les consommait tous puis une fois la boîte vide on la jette il n'y en a plus. C'était à peu prés le cas ? Allen était une boîte, une boîte qu'Isuzu avait sûrement reçut comme petit cadeau d'on ne sait quel dieu, mais qui ne resterait pas perpétuellement. Où avez-vous vu qu'une boîte de chocolats ne s'épuisait jamais .. Là c'était pareil. Lorsque l'Anglais aurait terminé sa tournée, il partirait. La boîte serait vide. Mais bon, après tout, si la jeune femme pensait ainsi à présent c'était peut être parce qu'elle avait encore le sentiment de ne pas avoir mangé assez de son chocolat ? Mais après tout, peut-être qu'avant même que la boîte soit vide la Résidente se lasserait de ce chocolat. Comme dit, il était plutôt rare de voir Isuzu s'attacher à quelqu'un. Pourquoi donc cela arriverait-il maintenant ?
    ...
    Et pourquoi pas ?



    Observant quelques instants les lumières de Tokyo, la dite sirène sourit lorsque l'étranger employa le mot "magique" pour définir Noël. En Angleterre... ils sont Catholiques ? Protestants ? Anglicans ? Orthodoxes ? Bouddhistes ? A cette dernière hypothèse elle ria légèrement. La majorité ne devait pas être Bouddhiste, mais chez les autres.. Il devait bien y avoir un "Jésus" non ?
    Les pays blancs fêtes généralement Noël en famille il parait. Il parait même qu'ils font de grands repas ou des fêtes..des trucs du genre..

    " Ici Noël ça ne se fait pas en famille. Je crois que dans ton pays oui ? Nous nous le fêtons en amis si on est célibataire, sinon Noël est la fête des amoureux. Il y a très peu de Chrétiens faut dire."

    Isuzu regardait encore au loin lorsqu'elle sentit les yeux du blond se poser de nouveau sur elle, détournant alors son regard de la ville, la jeune femme sombra une nouvelle fois dans le regard perçant.. d'envie de l'homme. Et lorsqu'elle sentit ses mains sur sa taille, son premier reflex fût de se rapprocher. Puis il pencha sa tête dans son cou, et ses cheveux suivirent le mouvement, frôlant les épaules de la belle. Ce léger contact lui remémora leur étreinte passée, aussi elle frissonna lorsque le prénommé Allen déposa un baiser dans son cou. Cela été dût au froid ? Il était fort probable que ce fût surtout dût au contact des lèvres de l'Occidental dans l'un des endroits les plus sensibles de la jeune femme. Son deuxième baiser se fît plus expressif, la Japonaise avait très bien saisit le message, et d'un sourire en coin elle avait simplement répondu :

    "Je sais."

    Riant légèrement lorsqu'il l'a pris dans ses bras, Isuzu approuva qu'il était sûrement plus prudent de rentrer, tout en se demandant :

    "Pourquoi des fleurs ?"

    Elle avait passé les bras autour du cou du musicien, balançant légèrement les jambes, jambes d'ailleurs agressées par le froid.Une fois reposée à terre, Suzu se rendit compte qu'elle ne pourrait pas r'enfiler son pantalon de cuir moulant avec les jambes trempées et à présent "sablées". Mettant son manteau et son écharpe, sacrifiant ses jambes au reste, ce fût avec étonnement qu'elle se tourna vers celui qui l'invitait à présent chez lui.

    Cela la rendait mal à l'aise.
    Elle était quasiment persuadée de ce qui se passerait chez lui, et elle ne savait pas pour qu'elle raison il l'invitait.

    Parfois il faut savoir être raisonnable. Parfois il faut se contenter que d'un seul chocolat.
    Sur cette pensée elle attrapa son bas et ses chaussures.
    Si cette boîte n'était finalement pas un si bon cadeau, elle pouvait perdre de son salaire à se laisser tenter par la gourmandise. Après tout ? Qui paierait pour une pomme qu'il a déjà croqué ? Passer du bon temps ? merci. Elle savait faire, et avec d'autres que des clients.
    Au jour d'aujourd'hui, son salaire était sa future liberté. De plus, elle ne voulait pas laisser croire à n'importe quel homme qu'il était si simple de la ramener dans son lit. Lui souriant légèrement, Isuzu s'adressa alors au blond, s'inclinant un peu.


    "Non merci. Je suis désolée, je ne peux accepter ton offre. Merci pour cette soirée."

    Sur ces mots, elle lui tourna dos et commença à quitter la plage.
    Seulement, quelques mètres plus tard elle se retourna et observa de nouveau la boîte. Boîte qui avait été le fruit de son obsession et qu'elle venait de reposer par une fierté drôle. L'on dit parfois qu'il faut s'asseoir sur sa fierté. Il parait aussi que ceux qui savent la baisser de façon récurrente peuvent même s'amuser. Elle observait la boîte, elle observait l'homme.

    "De la vue naissent mille désirs ; c'est dans l'œil, dit-on, que la gloutonnerie a son principe."

    S'en voulant à elle même de s'avouer vaincue, s'avouer vaincue face à un désir qu'elle ne pouvait réprimer, la jolie jeune femme retourna sur ses pas de façon plus rapide et déterminée. Ce serait l'exception, l'exception qui confirme la règle.. Une fois arrivée aux abords d'Allen, elle passa de nouveau ses bras autour de son cou, posant son menton dans son cou, le regardant.

    "... Si. Emmène moi chez toi."

    Sur ses mots qu'elle avait soufflé dans son cou avec détermination et sensualité, ils prirent ensuite la bonne direction, quittant la plage.

♠♦♦♠



Meow <3


Horide Isuzu

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MessageSujet: Re: A la découverte de l'autre. [ PV ] Lun 20 Déc 2010 - 19:40

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